Réaction aux prises de position de la FFQ sur la prostitution

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Réaction aux prises de position de la FFQ sur la prostitution

Montréal, le 30 octobre 2018-  C’est avec consternation que nous avions reçu, au printemps dernier, les propositions émanant du Conseil d’administration de la FFQ concernant « les femmes et l’industrie du sexe ». Même avec les amendements durement gagnés lors de l’Assemblée générale extraordinaire, nous considérons que les résolutions adoptées légitiment la prostitution, les proxénètes et une industrie qui s’abreuvent aux inégalités vécues par les femmes, particulièrement les plus marginalisées.

Les proxénètes et autres propriétaires de commerces du sexe utilisent le « choix » et le « consentement » des femmes à être dans l’industrie comme outil pour les amener dans la prostitution et les y maintenir. Si la prostitution était réellement un choix comme un autre, il serait aussi facile d’en sortir que d’y entrer. Ce n’est pas le cas. Les femmes que nous accompagnons quotidiennement dans des démarches de recherche de logement, d’aide alimentaire et autres démarches juridiques et de santé voient une multitude d’obstacles se dresser devant elles quand elles tentent de quitter l’industrie. Nous ne mettrons jamais en doute la parole de celles qui considèrent avoir choisi la prostitution. Mais la centaine de femmes qui fréquentent la CLES pour y recevoir des services ou du soutien dans leur processus de sortie décrivent la prostitution comme un choix devant l’absence d’autres choix, comme la conséquence d’une vie marquée par les abus, l’inceste, la précarité financière, le manque d’alternatives, l’exclusion et le racisme. Résumer cette question au simple choix individuel est un déni des rapports de pouvoir et des contraintes qui mènent les femmes vers cette industrie.

La FFQ semble d’ailleurs n’avoir aucune opinion sur l’industrie du sexe elle-même, sur l’achat d’actes sexuels ni sur un supposé «droit des hommes» à pouvoir avoir facilement accès à des services sexuels. Pour nous, c’est la grande question fédératrice sur laquelle un regroupement comme la FFQ devrait travailler.

Avec cette prise de position, nous craignons que le conseil d’administration de la FFQ entre maintenant dans une campagne pour défaire le modèle nordique actuel, qui permet de vendre ses propres services mais qui vise à réduire la demande en pénalisant l’achat et la vente des services d’autrui. Les exemples de décriminalisation totale, telle que l’ont adopté l’Allemagne, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande, sont suffisants pour nous décourager de suivre cette voie, qui a non seulement augmenté la traite, détériorer les « conditions de travail » des femmes dans les bordels légaux, mais fait exploser la demande et le nombre de lieux de prostitution.

À titre de concertation, la CLES entamera cette semaine un processus par lequel elle réévaluera, en collaboration avec ses 50 groupes membres et plus de 200 membres individuelles, son implication dans un organisme qui vient directement mettre en péril la capacité de construire collectivement un monde sans système prostitutionnel.

La CLES est un organisme sans but lucratif qui offre, depuis 2005, des services aux femmes qui ont un vécu en lien avec l’industrie du sexe dans une perspective féministe. L’équipe de la CLES est composée de sept travailleuses, dont une majorité d’intervenantes. De nombreuses survivantes de la prostitution occupent une fonction au sein de la CLES, que ce soit comme paire-aidante, membre du Comité de coordination ou travailleuse.

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Les comités de la CLES

La meilleure façon de s’impliquer comme bénévole à la CLES, c’est de joindre un comité!

Les voici!

Comité Action

Le comité d’action et de réflexion de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) permet de consolider la parole des femmes abolitionnistes, de mobiliser d’autres femmes et de passer à l’action.

Organise des actions de riposte et de vigilance;
Se donne un espace de discussion sur le féminisme abolitionniste et sur comment la prostitution et la pornographie affectent nos vies et la vie des femmes en général;
Crée des outils de sensibilisation.

Comité Krash ton cash

Mettre sur pied un comité qui trouvera différentes façons d’amasser des dons (levée de fonds ou activités) pour financer le fonds de solidarité.

Brainstorme autour d’idées d’autofinancement
Organise des levée de fonds
Mobilise les membres à participer à la levée de fonds
Comité Hérésie

Traduire de façon artistique, la position abolitionniste des femmes et des membres

Brainstorme avec les femmes, membres et travailleuses, d’une activité de sensibilisation
Organise ou anime ou participe aux activités artistiques
Comité magazine

Réunir autour de la table des femmes, membres et travailleuses autour d’un projet commun d’un magazine

Construit un modèle de magazine : de quoi sera-t’il composé ? de textes de fonds, d’humour, de jeux, de politique, de poèmes ?
Trouve les rédactrices d’articles
Donne des formations en rédaction
Organise des activités de rédaction et apporte de l’aide aux femmes
Comité documents administratifs (comité ponctuel)

Au cours des années, plusieurs sujets et politiques qui demandent réflexion ont été mis sur la glace faute de temps pour le réaliser. Ce comité sera donc chargé de la mise à jour des différents documents

Comité CabaretJusqu’à maintenant nous avons réalisé un cabaret et une soirée micro ouvert. Nous voulons répéter l’expérience.

Établit un mode de fonctionnement entre les membres
Se donne une structure pour le spectacle
Organisation d’un cabaret

Autres tâches pour lesquelles nous avons besoin de bénévoles

Répondre au téléphone
Accompagnement des femmes
Garder des enfants
Représenter la CLES lors d’événements
Paniers de noël
Mise à jour de la carte sur les lieux d’exploitation sexuelle : une petite équipe de bénévoles pourraient en être responsable
Distribution de notre matériel promotionnel dans divers lieux : une petite équipe de bénévoles pourraient s’assurer de l’inventaire et cibler des lieux de distribution.
Entrée de données pour une application mobile
Siéger sur le comité de coordination

Soirée publique du 5 octobre 2018

Comme chaque année, la CLES tient une grande conférence publique gratuite sur le thème de la prostitution. Le 5 octobre prochain, nous aurons l’honneur d’accueillir TROIS invitées internationales qui discuteront autour du thème Sortir de la prostitution : socialement, politiquement et juridiquement

  • Rosen Hicher, survivante française qui a marché près de 800 km, en France, sur les lieux où on l’a prostituée. Une femme colorée et passionnante.
  • Julie Bindel, journaliste et autrice, dont le plus récent livre, The pimping of prostitution, est le résultat d’une enquête menée dans des lieux de prostitution de plus de 40 pays et villes.
  • Taina Bien-Aimée, avocate et directrice de la Coalition Against Trafficking in Women (CATW)
Quand : le vendredi 5 octobre, 19h à 21h
Où : À la Grande Bibliothèque (BAnq), 475, de Maisonneuve Est, Montréal
Coût : gratuit
  • Présentation spéciale de Rose Dufour, fondatrice de La Maison de Marthe à Québec, autour de son plus récent livre Sortir de la prostitution,
  • Soirée animée par Maguy Métellus
  • PARTAGEZ L’ÉVÉNEMENT! C’est une occasion en or d’entendre ces conférencières!

Communiqué : et si les partis en campagne parlaient d’exploitation sexuelle?


Communiqué pour diffusion immédiate

La CLES exhorte les partis à faire connaître leurs engagements en matière d’exploitation sexuelle

Montréal, le vendredi 14 septembre 2018 – L’hiver dernier, la diffusion de la série Fugueuse a permis à une grande partie de la population de découvrir le visage moderne et réel de l’exploitation sexuelle telle qu’elle s’observe au Québec. Plusieurs femmes et hommes politiques ont réagi lors de la diffusion de l’émission. Maintenant en campagne, les partis doivent sortir de leur mutisme et formuler des engagements précis pour contrer l’exploitation sexuelle. La CLES, organisme communautaire qui offre des services aux femmes ayant un vécu dans l’industrie du sexe, s’invite dans la campagne via plusieurs actions.

  • Mise en ligne d’un micro-site web, www.choixdesociété.org, affichant les demandes de la CLES auprès des partis, de l’information sur l’exploitation sexuelle et les lois en vigueur ainsi qu’une section « paroles de survivantes »
  • Diffusion d’un « Manifeste des Fanny », un texte rédigé par des survivantes dans lequel elles énoncent leurs revendications politiques
  • Publication d’une déclaration contre l’exploitation sexuelle que la population pourra partager
  • Invitation aux partis à faire connaître leur position sur la résolution du Parti Libéral du Canada de légaliser la prostitution

Grâce à la série Fugueuse, les Québécoises et Québécois ont découvert la facilité avec laquelle les proxénètes opèrent, la difficulté pour les femmes de quitter l’industrie et, par la bande, l’absence de financement récurrent des organismes qui offrent du soutien aux femmes dans leur parcours de sortie. La population québécoise a maintenant le droit de savoir ce que leur futur gouvernement compte faire sur ces enjeux. Un autre choix de société pour les femmes est possible.

La CLES est un organisme sans but lucratif qui offre, depuis 2005, des services aux femmes qui ont un vécu en lien avec l’industrie du sexe dans une perspective féministe. L’équipe de la CLES est composée de sept travailleuses, dont une majorité d’intervenantes. Plus de 50 groupes et 150 personnes sont membres de la CLES. De nombreuses survivantes de la prostitution occupent une fonction au sein de la CLES, que ce soit comme paire-aidante, membre du Comité de coordination ou travailleuse.

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Contact médias :
Martine B. Côté
CLES : 514-750-4535

Une étude majeure sur les conséquences de la prostitution

La face cachée de la prostitution : une étude des conséquences de la prostitution sur le développement et le bien-être des filles et des femmes

C’est une recherche majeure réalisée par une équipe de sept chercheures de plusieurs universités québécoises qui a été dévoilée cette semaine. On y lit des témoignages éclairants sur les conséquences de la prostitution et sur la difficulté de quitter le milieu. Un des constats de l’étude : « la prostitution ne peut plus être considérée que comme un libre-choix individuel. Les conditions sociales dans lesquelles évoluent les femmes en situation de prostitution et les violences auxquelles ces femmes sont exposées doivent également faire partie de l’équation. »

À lire!

Communiqué : Un trop Grand Prix 2018

 

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 Une campagne sur les réseaux sociaux pour prévenir le recrutement des jeunes filles dans l’industrie du sexe

Montréal, le 8 mai 2018 – Le comité « Un trop Grand Prix » – formé de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), du Y des femmes de Montréal, de la Maison d’Haïti, du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), de Prévention jeunesse Laval et de Prévention jeunesse Longueuil – lance aujourd’hui une campagne de memes sur les médias sociaux afin de sensibiliser les jeunes femmes de 15 à 18 ans au recrutement dans l’industrie du sexe en amont du Grand Prix de Formule 1 de Montréal.

« On le sait que la prostitution et le recrutement dans l’industrie du sexe sont des enjeux qui touchent les jeunes. On l’a vu notamment avec l’écho qu’a eu l’émission Fugueuse – tant auprès des jeunes que de leurs parents – et on le constate malheureusement dans nos organismes » explique Éliane Legault-Roy, porte-parole du comité. Les membres, qui travaillent toutes au quotidien en prévention et en intervention auprès des femmes et des filles victimes ou à risque d’être victimes d’exploitation sexuelle, ont donc choisi de s’adresser à celles-ci directement, d’une façon originale qui, elles l’espèrent, résonnera davantage auprès d’elles que les campagnes plus traditionnelles.

La campagne se déploie à compter d’aujourd’hui et jusqu’à la fin du Grand Prix, sur les plateformes Facebook, Instagram et Snapchat sous le nom @untropgrandprix. Ces comptes, qui diffuseront un contenu plus « humoristique » renvoient tous à un site web, www.untropgrandprix.com, contenant les coordonnées d’organismes pouvant venir en aide aux jeunes femmes qui sont déjà dans l’industrie, ressentent de la pression de leurs pairs ou qui s’inquiètent d’une amiE. On souhaitait rappeler que l’industrie du sexe, ce n’est pas « de l’argent facile » ou un « job comme un autre » et que ce n’est surtout pas de l’amour, le tout sur un ton plus léger et propre au partage sur les réseaux sociaux fréquentés par les jeunes. Mais l’objectif, c’est aussi que les jeunes femmes sachent que des ressources sont là pour les informer et les soutenir » souligne Mme Legault-Roy.

Instagram : @untropgrandprix

Facebook : @untropgrandprix

Snapchat : @untropgrandprix

 

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Pour plus d’information :

Éliane Legault-Roy

Consultante et porte-parole

Cell. : 514-692-4762

eliane@beteferoce.com

Abolo : vrai ou faux

On écrit beaucoup de choses sur la CLES et sur les féministes abolitionnistes.

L’heure d’un VRAI ou FAUX a sonné!

1-Les abolos sont contre les femmes prostituées : FAUX

Nous, les féministes abolitionnistes, nous sommes solidaires de TOUTES les femmes. Nous demandons d’ailleurs la décriminalisation complète des femmes dans l’industrie (allô, Trudeau!). Nous voulons que le gouvernement fasse les prochains pas vers le modèle nordique (c’est parce qu’il y a des clients qu’il y a des proxénètes!)

2- La CLES offre des services d’accompagnement : VRAI

En fait, c’est ce que nous faisons 365 jours par année depuis 10 ans, mais pendant le Grand Prix de Formule 1, on fait un peu de surtemps pour sensibiliser la population à la réalité des femmes dans l’industrie et à celles qui ont choisi de la quitter. Nous offrons des services d’aide de toutes sortes (aide au logement, aide juridique, etc.), de soutien et d’accompagnement aux femmes qui SONT dans l’industrie, qui tentent d’en sortir ou qui en sont sorties.

3- La CLES est un groupuscule de femmes prohibitionnistes, moralistes et anti-sexe : a-t-on vraiment besoin de répondre?

La CLES est formée de plus de 50 groupes et 200 individues, dont plusieurs ont un vécu en lien avec la prostitution. Nous sommes une organisation féministe qui, entre autres, lutte pour un monde sans prostitution. Pour nous, la prostitution s’inscrit dans un continuum de violence des hommes envers les femmes, elle est capitaliste, colonialiste et raciste.

4- Les abolitionnistes sont sectaires : FAUX

Les femmes n’ont pas à se dire «abolo» en venant chercher des services à la CLES. On n’est pas là pour sauver les femmes ni les tirer contre leur gré de la prostitution. Nous sommes solidaires de TOUTES les femmes et les aidons dans leurs démarches, quelles que soient ces démarches.

 

 

 

5- On pourrait continuer, mais on est trop occupées à essayer de trouver des fonds pour aider les femmes dans leur recherche de logement, dans leur retour aux études, dans leurs tentatives de se défaire de l’emprise d’un proxénète, etc. etc. etc.

Le Parti Libéral du Canada se dirige-t-il vers la légalisation de la prostitution?

 

Communiqué – Pour diffusion immédiate

La CLES s’inquiète des intentions du Parti Libéral du Canada

Montréal, le lundi 23 avril 2018 – La CLES tient à faire connaître ses vives inquiétudes après l’adoption d’une résolution du Parti Libéral du Canada visant à décriminaliser la prostitution. Adoptée sans aucune discussion et classée dans les 15 priorités des membres, cette résolution a de quoi inquiéter les survivantes de la prostitution et les femmes qui tentent d’en sortir.

Depuis 2014, le Canada reconnaît, via la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation que la prostitution n’est pas un crime sans victime, qu’elle est un frein à l’atteinte à l’égalité entre les femmes et les hommes, qu’elle est fondamentalement violente et que les femmes doivent être soutenues dans leurs démarches de sortie.  Depuis cette loi, les femmes qui vendent des actes sexuels ne sont plus criminalisées; ce sont l’achat et la vente des services sexuels d’autrui qui le sont, dans un but de réduire la force de l’industrie du sexe et des proxénètes. Appelé « modèle nordique », ce modèle est implanté en Suède depuis 1999 et dans plusieurs autres pays, dont la France.

Après de longues années à travailler au quotidien à soutenir les femmes souffrant d’être ou d’avoir été prostituées, la CLES s’était réjoui du changement de paradigme apporté par la nouvelle loi. Nous sommes outrées devant la possibilité que le gouvernement de Justin Trudeau, avant même une esquisse de bilan en vue des cinq ans de cette loi, fasse marche arrière, démantèle le modèle nordique en voie d’implantation et cède aux pressions du lobby de l’industrie du sexe pour pouvoir faire le commerce des femmes en toute impunité. Sans consulter les survivantes de la prostitution ni les organismes qui documentent les effets de la banalisation voire de la légalisation de la prostitution, bref, sans données probantes, le Parti Libéral du Canada s’engage sur la voie de la légalisation. Ainsi, il tend la main à une petite partie des personnes impliquées dans la prostitution mais fait la sourde oreille à une vaste majorité de survivantes, qui revendiquent un monde sans exploitation sexuelle.

Nous implorons le Premier Ministre Trudeau de couper l’herbe sous le pied de l’industrie du sexe en quête de légitimité et de plutôt signer le décret du projet de loi C452 sur la traite des personnes, pourtant adopté depuis 2013, et appuyé par une motion unanime de l’Assemblée nationale du Québec.

 

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Contact médias :

Martine B. Côté

CLES : 514-750-4535

 

 

 

Mythes et réalités sur la prostitution

Il peut parfois sembler difficile de prendre position en faveur de l’abolition de la prostitution. D’abord, il s’agit d’un sujet complexe mais aussi fort émotif et les médias nous confondent parfois encore plus en rapportant en vrac une information qu’eux même ne semblent trop comprendre.

Ce que nous savons de …

Afin de faciliter la compréhension de trois des principaux axes de la lutte abolitionniste actuelle, voici trois documents qui serviront à mieux comprendre les enjeux auxquels nous faisons face, à affuter vos arguments et à mieux exprimer votre point de vue à vos proches, à vos collègues, aux éluEs que vous rencontrez ou lorsque vous prenez part à des débats sur le sujet.

Ce que nous savons de l’abolitionnisme

Ce que nous savons du modèle nordique

Ce que nous savons du jugement Bedford sur la prostitution au Canada

Arguments et contre-arguments

– 10 mythes sur la prostitution, la traite et le Modèle nordique.

http://www.mouvementdunid.org/Nos-30-arguments-en-faveur-de-l-abolition-de-la-prostitution

Nous vous conseillons également, si vous lisez l’anglais de visiter l’excellent site du groupe suédois Kvinnofronten qui présente 49 des arguments que nous servent le plus couramment les pro-travail du sexe ainsi qu les contre-arguments que nous pouvons leur répondre. Très utile! Vous trouverez la version française de ces arguments sur le site de Sisyphe.

 

Les arguments de la Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution

Au nom de l’égalité: Arguments en faveur de l’adoption du modèle nordique au Canada

 

 

 

Fugueuse : quand la réalité dépasse la fiction … Il y a des ressources !

Montréal, le 9 mars 2018 – Dans le contexte où la série Fugueuse suscite beaucoup d’émotions parmi ses téléspectateurs, les membres de la Coalition québécoise contre la traite des personnes (CQCTP) souhaitent rappeler que de nombreuses ressources existent au Québec afin de prévenir et contrer l’exploitation sexuelle des femmes et des filles.

Depuis janvier, un million et demi de personnes suivent la série Fugueuse. Les situations présentées dans cette fiction suscitent beaucoup de curiosité et de peur au sujet de l’exploitation sexuelle de jeunes femmes par des proxénètes. Il est intéressant qu’une telle émission populaire engendre des discussions dans les familles et les écoles et permettent enfin d’aborder de telles problématiques, généralement taboues. Il est important que l’opinion publique se saisisse de ces questions pour demander clairement et fortement des réponses politiques et financières durables qui soient à la hauteur des besoins. En effet, plusieurs organismes, depuis le début de la série, font face à une augmentation importante de demandes d’aide.

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Communiqué: L’expérience des femmes victimes de violence dans le système de justice pénale, un parcours difficile

Montréal, le 6 mars 2018 — Le rapport Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution rendu public aujourd’hui est le fruit d’une recherche financée en 2016 par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels dans le cadre du Programme de subvention pour favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels.

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Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution

Fruit d’une recherche financée en 2016 par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels dans le cadre du Programme de subvention pour favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels, le rapport de recherche Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution porte sur les lacunes du système de justice pénale en matière de violence envers les femmes. Il s’appuie sur les témoignages de 52 femmes victimes de violence conjugale, d’agressions sexuelles ou d’exploitation sexuelle, vivant dans 10 des 17 régions administratives du Québec ayant généreusement partagé leur parcours dans le système judiciaire

Ce projet de recherche a été réalisé en partenariat avec quatre regroupements féministes québécois luttant contre la violence à l’égard des femmes (Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle) soutenus par le Service aux collectivités de l’Université du Québec à Montréal (SAC-UQAM), ainsi par des chercheur.e.s de différentes universités (Rachel Chagnon et Myriam Dubé, UQAM ; Marie-Marthe Cousineau, Université de Montréal ; Simon Lapierre et Elizabeth Sheehy, Université d’Ottawa).

Consultez le rapport de recherche sur le site du SAC-UQAM

 

Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF), #etmaintenant ? Des groupes promettent de talonner la classe politique !

Montréal, le 4 mars 2018 – À la veille de la journée internationale des droits des femmes, dans le contexte actuel des dénonciations d’agressions et en année électorale, plusieurs groupes annoncent la formation de la Coalition féministe contre la violence envers les femmes. « Notre objectif est de talonner le gouvernement et les partis politiques pour leur rappeler leurs obligations et responsabilités envers TOUTES les femmes violentées ! » indique Viviane Michel de Femmes autochtones du Québec.

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S’outiller pour mieux comprendre

Guide destiné aux proches des victimes d’exploitation sexuelle

La CLES offre du soutien aux proches des victimes d’exploitation sexuelle depuis maintenant quelques années. Au fil des rencontre de groupe de soutien avec les proches, la nécessité de produire un outil spécifique, s’adressant tant aux proches qu’aux intervenantEs a émergé. C’est ainsi qu’est né le guide “S’outiller pour mieux comprendre”.

Disponible en téléchargement ci-bas, il est également disponible en version papier, sur demande.

S’outiller pour mieux comprendre

Guide d’information destiné aux proches des victimes d’exploitation sexuelle

Campagne de paniers de Noël

Faites une différence à Noël : solidarité et justice pour elles

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Depuis maintenant quelques années, la CLES organise, dans le temps des fêtes, une collecte de fonds afin de constituer des paniers de Noël pour des femmes qui fréquentent l'organisme et leurs familles.

La pauvreté étant un fil conducteur dans la vie des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution, le temps des fêtes peut être très difficile financièrement pour de nombreuses femmes. Vos dons mettent un peu de chaleur dans leurs vie, en cette saison qui est trop souvent synonyme de froid et d'isolement.

Aidez-nous à offrir des paniers de Noël aux femmes et de petits cadeaux à leurs enfants.

Faites votre don en ligne.
Choisissez le montant ou inscrivez un montant personnalisé et payez par Paypal

Ou

Faites un chèque
À l'ordre de la "Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle"
en indiquant que c'est pour: "Noël" et postez le à l'adresse:
C.P. Marquette #37331
Montréal, Québec,
H2E 3B5

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Informations personnelles

Total du don : 5.00$

Comme chaque année, la CLES tient une grande conférence publique gratuite sur le thème de la prostitution. Le 5 octobre 2018, nous aurons l’honneur d’accueillir TROIS invitées internationales qui discuteront autour du thème Sortir de la prostitution : socialement, politiquement et juridiquement

  • Rosen Hicher, survivante française qui a marché près de 800 km, en France, sur les lieux où on l’a prostituée. Une femme colorée et passionnante.
  • Julie Bindel, journaliste et autrice, dont le plus récent livre, The pimping of prostitution, est le résultat d’une enquête menée dans des lieux de prostitution de plus de 40 pays et villes.
  • Taina Bien-Aimée, avocate et directrice de la Coalition Against Trafficking in Women (CATW)
Quand : le vendredi 5 octobre 2018, 19h à 21h
Où : À la Grande Bibliothèque (BAnq), 475, de Maisonneuve Est, Montréal
Coût : gratuit
  • Présentation spéciale de Rose Dufour, fondatrice de La Maison de Marthe à Québec, autour de son plus récent livre Sortir de la prostitution,
  • Soirée animée par Maguy Métellus
  • PARTAGEZ L’ÉVÉNEMENT! C’est une occasion en or d’entendre ces conférencières!

 

 

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Soirées publiques passées

 

Encore cette année, la CLES vous invite à sa grande soirée publique sur la question de la prostitution. Le thème : les jeunes féministes et la position abolitionniste. Comment les jeunes féministes s’approprient-elles cet enjeu? Comment renouveler le projet d’un monde sans exploitation sexuelle?

Venez entendre:
Jennie-Laure Sully – Mouvement contre le viol et l’inceste et activiste dans divers milieux militants du Québec

Rose Sullivan – fondatrice du CAFES, groupe de survivantes engagées pour l’abolition de la prostitution et le soutien aux femmes

Cherry Smikey– fondatrice de Indigenous Women Against the Sex Industryet doctorante à l’Université Concordia

Pierrette Pape – fondatrice de Youth 4 Abolition, réseau abolitionnistes européen

Virginie Mikaelian, étudiante à la maitrise en communication, UQÀM

La soirée est GRATUITE et ouverte à toutes et tous. Invitez vos amiEs, collègues et familles!

Salle accessible aux personnes à mobilité réduite. Une traduction simultanée sera offerte

Rendez-vous le jeudi 5 octobre, dès 19 h, à la Grande Bibliothèque (BANQ), 475, boul. de Maisonneuve Est, Montréal

Événement gratuit

Plus de détails sur la page de notre événement

 

Soirée publique 2016 : http://www.lacles.org/racisme-colonialisme-et-prostitution-savoir-et-agir 

Soirée publique 2015 : http://www.lacles.org/soiree-publique-sortir-de-la-prostitution-enjeux-et-defis

Soirée publique 2014 : http://www.lacles.org/conference-abolir-la-prostitution-un-choix-de-societe

 

Communiqué : Vers un nombre record d’arrestations de proxénètes

Montréal, le jeudi 27 juillet – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)  salue la hausse d’arrestations de présumés proxénètes, rapportée par le Journal de Montréal du 27 juillet 2017,  mais rappelle que les corps policiers doivent mettre autant d’efforts dans l’arrestation des clients.  Tant qu’il y aura des clients, des proxénètes, et toute une industrie derrière eux, voudront tirer profit de ce lucratif commerce.

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Prends ta plume et libère ta parole!

As-tu déjà eu envie d’écrire pour partager ton opinion dans la section « Courrier des lecteurs » des médias ? Aimerais-tu mieux connaître les techniques de rédaction et de diffusion ? As-tu envie de te retrouver avec des femmes qui fréquentent la CLES pour échanger et mettre en pratique ce qu’on aura appris ?

ALORS INSCRIS-TOI ! Appelle au 514 750-4535 si possible, mais n’hésite pas à te présenter à l’atelier même si tu n’as pas pu t’inscrire d’avance.

QUAND : 28 juillet 2017, 13 h

OÙ : au bureau de la CLES

TU N’AS PAS BESOIN D’AVOIR D’EXPÉRIENCE EN ÉCRITURE 🙂

Tu apprendras à mettre en mots tes idées et tes opinions afin de participer aux débats publics, via les sections « courrier des lecteurs » des différents médias. L’atelier permet de prendre conscience de la possibilité d’écrire aux journaux, à titre de citoyenne, et d’y être publiées. Qu’est-ce qu’un bon texte d’opinion? Comment augmenter ses chances de publication? Comment les journaux choisissent les courriers des lecteurs qu’ils publient? Comment travailler son style pour mieux transmettre ses opinions? Tous ces aspects seront abordés, et plus encore!
Cet atelier sera animé par une travailleuse de la CLES qui est aussi une ancienne journaliste et qui a donné de nombreuses formations à une majorité de personne qui n’avait aucune expérience en rédaction. Deux autres travailleuses de la CLES seront de la partie afin qu’on partage toutes ensemble nos expériences.

Communiqué : réaction au bilan Grand Prix- SPVM et GRC

Montréal,  le 14 juin 2017 – En réaction au bilan du SPVM et de la GRC en lien avec l’exploitation sexuelle entourant le tenue du Grand Prix du Canada (http://bit.ly/2s2pkuv), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) se réjouit que les corps policiers fassent leur travail et applique la loi. Elle est quand même en vigueur depuis 2014… et jusqu’à maintenant, très peu d’arrestations de clients et de proxénètes ont été effectuées. Évidemment, nous souhaitons que le travail des policiers visent tous les clients et les proxénètes, pas seulement ceux qui cherchent des mineures. La prostitution s’inscrit dans un continuum de violence, que les femmes aient 16 ou 19 ans!

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Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles

Alerte à la prostitution juvénile

«Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles», campagne de sensibilisation ciblant l'exploitation sexuelle lors d’événements sportifs. Entrevue avec Martine Côté de la CLES – Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle.

Posted by RDI Matin on Wednesday, May 31, 2017

 

Communiqué : Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles

Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles, une campagne de sensibilisation à l’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix de Formule 1 du Canada

 Montréal, le 30 mai 2017 – En vue du Grand Prix du Canada, Le Y des femmes de Montréal, le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) se sont associés dans une campagne de sensibilisation à l’exploitation sexuelle entourant cet événement. Sous le thème Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles, les organisations concertées souhaitent sensibiliser la population au recrutement de femmes et de filles qui s’intensifie lors des festivités de la Formule 1. www.untropgrandprix.com

Le Grand Prix de Formule 1 est tristement reconnu pour son objectivation du corps des femmes. Le lien entre culture automobile et femmes-objets semble aller de soi pour beaucoup trop de gens. Cette année, nous sommes doublement inquiètes, car Montréal accueille non seulement la F1 mais un deuxième événement de course automobile, le Championnat FIA de formule E, à la fin juillet.

Hausse du recrutement

De nombreuses femmes qui fréquentent nos organismes témoignent de l’intensification du recrutement de femmes afin de répondre à cette hausse de la «demande» pour des services sexuels pendant la fin de semaine du Grand Prix. Que ce soit aux stations de métro, près des écoles, des centres commerciaux ou sur les réseaux sociaux, des proxénètes proposent aux femmes d’être escortes ou hôtesses; de faire un coup d’argent rapide et de vivre une fin de semaine de luxe et de glamour en jouant les «girlfriend experience». Mais au final, c’est d’exploitation sexuelle dont il est question.

Prévention

Des centaines d’affiches et de tracts ont été distribués dans les centres jeunesse, les maisons de jeunes, les cliniques de santé sexuelle, des cafés et plusieurs autres lieux fréquentés par les jeunes. Grâce à la collaboration des Programmes Prévention jeunesse de Laval et de Longueuil, la campagne Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles a aussi pu se déployer en dehors de Montréal.

Pendant le Grand Prix de Formule 1, Montréal devient plus que jamais une plaque tournante de l’exploitation et de la traite, une ville où on peut acheter des services sexuels en un claquement de doigts. Une simple recherche internet permet de réserver des forfaits incluant des accès gratuits à des bars de danseuses, des fêtes privées avec présence de «mannequins», etc. Cette année, nous redoutons une hausse du tourisme sexuel puisque l’événement s’inscrit dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Montréal, déjà marqué par une présence touristique plus importante. Nous souhaitons vivement que les hôteliers, les bars et les restaurants ne soient pas complices de ce tourisme sexuel et qu’ils participent à l’étude commandée par la Ville de Montréal au Conseil des Montréalaises le 19 mai dernier. Nous saluons ce projet triennal qui a pour but de documenter la traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix du Canada. (https://mairedemontreal.ca/le-conseil-des-montrealaises-etudiera-la-question-de-la-traite-des-femmes-et-des-filles-durant-le-gp)

 

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Informations

Martine B. Côté

Responsable des communications

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)

Tél. 514-750-4535

martine.b.cote@lacles.org

 

 

Julie Rainville

Le Y des femmes de Montréal

Chargée des communications et des relations avec les médias

Tél. : 514-866-9941, poste 207

jrainville@ydesfemmesmtl.org

 

Communiqué : Une bonne nouvelle pour les femmes victimes de traite

Montréal, le vendredi 19 mai 2017– La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) accueille favorablement la démarche du maire Denis Coderre d’accepter enfin d’étudier la question de la traite durant le Grand Prix de Formule 1 de Montréal. Les femmes qui fréquentent la CLES, qu’elles soient encore dans l’industrie, qu’elles tentent de la quitter ou qu’elles en soient sorties nous le disent depuis des années : le recrutement de jeunes femmes s’intensifie toujours à quelques semaines de cet événement. Des proxénètes proposent aux femmes d’être escorte ou hôtesse; de faire un coup d’argent rapide et de vivre une fin de semaine de luxe et de “glamour” en jouant les «girlfriend experience». Mais au final, c’est de prostitution dont il est question.

Les femmes qui fréquentent notre organisme nous informent que pour répondre à cette hausse de la «demande» lors du Grand Prix, des femmes venues d’Ontario et des Etats-Unis sont amenées à Montréal pendant cette fin de semaine.
Pendant le Grand Prix, Montréal devient plus que jamais une plaque tournante de l’exploitation et de la traite, une ville où on peut payer pour des services sexuels en un claquement de doigt et un lieu connu internationalement pour son tourisme sexuel. Une simple recherche internet permet de réserver des forfaits incluant des accès gratuits à des bars de danseuses, des fêtes privées avec présence de «mannequins», etc. Une recherche sur kijiji permet rapidement de trouver des dizaines d’annonces douteuses comme celle-ci : http://www.kijiji.ca/v-emploi-etudiant-temps-partiel/ville-de-montreal/recherche-barmaid-grand-prix/1264098738?enableSearchNavigationFlag=true

Depuis plusieurs années, la CLES dénonce la banalisation de l’exploitation sexuelle qui a cours durant le Grand Prix et le tourisme sexuel qui lui est inhérent. Nous suivrons de près les démarches du Conseil des Montréalaises et accueillons avec soulagement la promesse de madame Cathy Wong de consulter la CLES pour d’éventuels témoignages de femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution. Nous saluons également la décision du premier ministre Trudeau de mettre à profit l’expertise de la GRC, qui connait bien le phénomène de la traite des personnes à des fins de prostitution.

La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est un organisme féministe québécois créé en 2005, qui regroupe plusieurs groupes alliés comme le Collectif d’aide aux femmes exploitées sexuellement (CAFES), la Maison de Marthe, la Maison d’Haïti, le Regroupement québécois des Centres d’action et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), le Y des femmes de Montréal (YWCA), le Comité contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), le Bureau de la communauté haïtienne de Montréal (BCHM), la Fédération des enseignantes et enseignants de cegeps (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ou encore SOS Violence conjugale. Notre mission se décline en trois grands volets : le soutien direct auprès des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution (aide juridique, groupes de soutien, etc.), la sensibilisation, la formation et la recherche et l’action politique.

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Source et informations : Martine B. Côté

Responsable des communications

 

Autodéfense féministe!

Cours d’autodéfense féministe!

Formation de deux jours donnée les jeudi 14 et 21 juin 2018 de 9h30 à 16h30,

offert par le Centre de prévention des agressions de Montréal

dans les locaux de la CLES.

 Ce cours est accessible à toutes mais la priorité est offerte aux femmes ayant un vécu en lien avec l’industrie du sexe

Au programme :

  • La riposte lors de harcèlements ou d’agressions qu’elles soient physiques, verbales, psychologiques ou sexuelles
  • La lutte contre les discriminations dont sont victimes les femmes
  • La pratique de techniques physiques et verbales simples et efficaces par le biais de discussions, de mises en situations et de jeux de rôle
  • Apprendre à se protéger et à mettre ses limites dans une ambiance coopérative et chaleureuse avec d’autres femmes
  • L’affirmation de soi au quotidien, le développement d’un sentiment de liberté, de pouvoir et de confiance

Les deux cours sont gratuits. Le repas du dîner sera servi et les frais de transport peuvent être remboursés au besoin.

Inscrivez-vous auprès de Natalie : natalie.basmadjian@lacles.org ou au (514)750-4535.

À bientôt!

Groupe ouvert : l’obsession de la minceur, 20 mai 2017

Les groupes ouverts sont une occasion de venir t’exprimer en toute confidentialité auprès d’autres femmes ayant un vécu en lien avec l’industrie du sexe.

Le 20 mai, parlons d’obsession de la minceur ou d’oppression de la grosseur. L’obsession de la minceur n’est pas nécessairement synonyme de troubles alimentaires comme la boulimie, l’anorexie et l’hyperphagie (même si elle peut y mener) mais elle est souvent reliée à une faible estime de soi, à des régimes draconiens, à des entraînements excessifs, etc. Combien de fois on se dit : «Lorsque je serai plus mince, je serai mieux dans ma peau». Comme si être maigre ou mince était synonyme de bonheur et de réussite. En bout de ligne, les industries de l’amaigrissement font des milliards de dollars sur notre dos et on est toujours aussi mal dans notre peau!

Qu’en est-il pour toi? Est-ce que tu te mets au régime continuellement? Te pèses-tu souvent? Comment te sens-tu dans ton corps?
Rendez-vous le 20 mai, de 11 h 30 à 14 h 30

Inscription : natalie.basmadjian@lacles.org ou 514-750-4535

Plus d’info ici

AGA annuelle de la CLES

Chères membres,
Voici le moment de VOTRE assemblée générale annuelle. C’est avec plaisir que la CLES vous convie à cette rencontre qui nous offre l’occasion de faire le bilan de l’année qui vient de s’écouler et de tracer les perspectives pour celle en cours. Cette assemblée est un moment important d’exercice démocratique durant lequel nous célébrerons nos succès, partagerons les défis auxquels nous avons dû faire face et discuterons de notre plan d’action pour l’année 2018-2019.

Quand? Vendredi 8 juin 2018, de 16h30 à 19h30

Où?  À l’UQAM, 201, av. du Président-Kennedy, Montréal H2X 3Y7 Salle PK-1150 . Tout près de la station Place des arts. Accès pour personnes à mobilité réduite

Lunch sur place

Veuillez noter que les 3 postes de membres associatives de même qu’un poste de membre individuelle sont en élection pour le Comité de coordination politique. Les personnes désireuses de soumettre leur candidature (incluant les femmes du comité qui désirent poursuivre leur mandat), pourront le faire en nous acheminant la fiche de mise en candidature, ci jointe, dûment complétée. La mise en candidature pourra aussi se faire pendant la première portion de l’assemblée générale.

De manière à vous accueillir de façon optimale, nous vous demandons de remplir le formulaire d’inscription et de nous le réacheminer avec une contribution volontaire de 15$ comme frais de participation (essentiellement pour couvrir les frais liés au repas servi sur place) avant le vendredi 25 mai 2018. Nous ne voulons cependant pas que cette contribution soit un frein à votre participation. Par ailleurs, si vous désirez aussi nous joindre votre contribution annuelle volontaire en tant que membre, soyez avisées que le montant suggéré est de 5$ pour les membres individuelles et de 25$ pour les membres associatives. Ces montants nous aident à couvrir les frais en lien avec les services que nous offrons aux femmes. Le chèque doit être libellé au nom de CLES et envoyé à CP 37331, succursale Marquette, Montréal, Québec, H2E 3B5.  Pour toute question relative à l’assemblée générale, veuillez communiquer avec Marie Drouin à l’adresse courriel suivante : marie.drouin@lacles.org

Fiche de mise en candidatureF- aga 2018 Formulaire_Inscription_AGA 2018 ordredujour2018.doc

En espérant vous y voir nombreuses et motivées!

P.S. Pour le confort des militantes de la CLES allergiques aux parfums et produits parfumés,  votre précieuse collaboration est essentielle le 8 juin.

 

Communiqué : Création d’une escouade mixte pour lutter contre le proxénétisme : enfin!

Montréal, le vendredi 21 avril 2017 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) souligne la mise sur pied, enfin, de moyens concrets pour lutter contre l’exploitation sexuelle, plus de deux ans après l’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation.

Cette loi a été adoptée après des années de lutte de la part de groupes de survivantes, de groupes d’intervention de première ligne et de féministes abolitionnistes de tous horizons qui souhaitaient voir l’État combattre activement l’exploitation sexuelle des femmes et des filles.

Jusqu’à maintenant, on a vu très peu d’interventions ciblant les clients et celles qu’on a vues ciblaient uniquement les clients de prostitution mineures alors que tous les clients, que la personne prostituée ait 16, 18 ou 30 ans, posent un geste criminel en achetant les services sexuels d’autrui. En confirmant son intention de cibler les personnes qui consomment ces services sexuels, le gouvernement fait enfin un pas vers la diminution de la demande, donc vers moins de recrutement et moins de personnes en situation de prostitution.

La CLES implore cependant les corps policiers de consulter, en amont et pendant tout le processus, les organismes qui accompagnent les femmes dans leurs démarches de sortie de la prostitution. Seul un travail concerté permettra aux femmes de bénéficier des démarches policières pour contrer l’exploitation et la traite. Aussi, nous espérons que le gouvernement dans son intention de réduire « les avantages financiers liés à l’exploitation sexuelle d’autrui par la récupération maximale des bénéfices issus de cette activité illégale », permettra que ces sommes retournent aux femmes, sur le dos desquelles elles ont été gagnées. Des hommes ont brisé des vies de femmes pour s’enrichir : l’argent doit être versé aux organismes, sous-financés, qui soutiennent les femmes et les accompagnent dans leur sortie de ce milieu. Quand elles réussissent en sortir, c’est dans un état de pauvreté et souvent, d’endettement, très sévère.

La CLES se réjouit du fait que l’équipe d’enquêteurs spécialisés se déploiera sur une grande partie du territoire Québécois, mais espère vivement qu’il y ait collaboration avec les provinces : les femmes dans la prostitution sont presque toujours déplacées d’un lieu à un autre pour les vulnérabiliser et pour que leurs proches perdent leur trace.

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 Contact médias

Martine B. Côté

martine.b.cote@lacles.org

Téléphone : 514-750-4535

Communiqué allié : La communauté mondiale rejette la banalisation de la violence dans le film Cinquante nuances plus sombres

Les campagnes #50DollarsPas50Nuances et #50NuancesAgression en appellent au soutien des organismes de défense des droits des femmes

London (Ontario), 1er février 2017 – London Abused Women’s Centre (Canada), Collective Shout (Australie), Culture Reframed (États-Unis) et National Center on Sexual Exploitation (NCOSE) (États-Unis) collaborent pour la deuxième fois en vue de rejeter la banalisation de la violence et l’exploitation des femmes dépeintes dans le film Cinquante nuances plus sombres (Fifty Shades Darker). De nombreux groupes de par le monde dénoncent la trilogie Cinquante nuances avant la sortie du film Cinquante nuances plus sombres, le 10 février 2017.

La page Facebook de la campagne, souligne comment la série Cinquante nuances (fondée sur les livres d’E.L. James), banalise, voire magnifie, la violence sexuelle et familiale. La page de la campagne propose aussi plusieurs mesures que le public peut prendre, comme les mèmes des médias sociaux ou un don de 50 dollars – ou n’importe quel autre montant –, au profit des organismes de défense des droits de la femme, comme les refuges ou les centres d’aide, et l’utilisation du mot-clic #50DollarsPas50Nuances en vue de promouvoir la campagne de don.

London Abused Women Centre, Shout Collective, Culture Reframed et National Center on Sexual Exploitation ont publié un communiqué de presse commun déclarant : « Les filles qui naissent aujourd’hui en Amérique du Nord courent 50 pour cent de risque d’être maltraitées physiquement ou sexuellement. Elles naissent dans la culture de la pornographie qui ne tient pas compte du consentement. Dans la vraie vie, les hommes utilisent les mêmes tactiques que Christian Grey, héros de la trilogie Cinquante nuances, pour exercer et affirmer leur emprise sur les femmes dans leur vie. Cela inclut l’isolement, les menaces, les agressions physiques et sexuelles. CELA n’est pas du divertissement. CELA n’est pas émoustillant. CELA porte un préjudice grave aux femmes et peut, dans le pire des cas, aboutir à un meurtre. »

En 2015, lorsque le premier film de cette trilogie est sorti, la campagne s’est propagée rapidement. Cette fois aussi, les organismes partenaires invitent le public à soutenir les survivantes de la violence masculine et à contribuer à informer le public sur les réalités des relations du type Cinquante nuances.


Pour organiser une entrevue avec :

National Center on Sexual Exploitation – veuillez communiquer avec Haley Halverson au 202 393-7245 ou à haley@ncose.com
Culture Reframed – veuillez communiquer avec la Dre Gail Dines au 617 733-6915 ou à gdines@culturereframed.org
Collective Shout – veuillez communiquer avec Caitlin Roper au 0418 437 420 ou à caitlin@collectiveshout.org
London Abused Women’s Centre – veuillez communiquer avec Jennifer Dunn au 519 432-2204 ou à jen@lawc.on.ca, ou avec Megan Walker au 519 432-2204 ou à mwalker@lawc.on.ca

Témoignages de Ruchira, Shanie, Rosen et les autres

Mumbai. 29 janvier 2017

L’Inde. New Delhi. Avec ses effluves, son humidité et sa richesse côtoyant la pauvreté, on pourrait dire qu’elle est une ville des extrêmes. Last girl first, est le titre de la 2e Conférence internationale sur l’exploitation sexuelle. Se tenait à 18h la soirée d’ouverture, avec la présentation de plusieurs femmes de par le monde qui ont un vécu en lien avec la prostitution. Elles ont toutes, à leur façon, été les dernières filles peu importe d’où elles viennent, et c’est à elles, et particulièrement aux filles de l’Inde, qu’on a voulu rendre hommage.

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Racisme, colonialisme et prostitution: savoir et agir

Le 5 octobre 2016 se tenait la grande soirée publique Racisme, colonialisme et prostitution: savoir et agir organisée par la CLES. Nous avons eu la chance d’y entendre Fay Blaney, militante et organisatrice communautaire du Aboriginal Women’s Organizing Network de Vancouver, Chantal Wabanonik, une survivante et militante autochtone de Val d’Or, Jean Enriquez, directrice exécutive de la Coalition Against Trafficking Women Asie-Pacifique (Philippines), Sarah Mah, membre de la Asian Women Coalition Ending Prostitution (Canada) et Vednita Carter, survivante, auteure et directrice exécutive de Breaking Free (États-Unis).

Pour celles qui n’avaient pas la chance d’être parmi nous ce soir là, vous pouvez maintenant visionner les vidéos!

Sous-titres français à venir.

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Communiqué : La Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation, deux ans plus tard, qu’en-est-il?

Montréal, le mardi 6 décembre 2016 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) souligne en ce 6 décembre, journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, les deux ans d’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation.

Cette loi a été adoptée après des années de lutte et de dur labeur de la part de groupes de survivantes, de groupes d’intervention de première ligne et de féministes abolitionnistes de tous horizons qui souhaitaient voir l’État combattre activement l’exploitation sexuelle des femmes et des filles et non le voir l’encadrer ou pire, la légaliser.

Alors que la nouvelle loi met l’accent sur l’approche dite nordique, pour laquelle trois éléments sont essentiels – la prévention, la criminalisation de l’achat d’actes sexuels et le soutien à la sortie de la prostitution -, aucun de ces éléments n’a été vraiment pris en charge par les gouvernements. Différentes initiatives ont vu le jour – le projet CREATE à Winnipeg, les « John Schools » en Ontario et en Alberta, de nombreuses opérations visant les clients de la prostitution dans les provinces maritimes – mais le Québec, lui, est à la traine. En effet, La Presse soulignait récemment que seulement 56 clients ont été accusés d’achat de services sexuels entre décembre 2014 et le mois d’aout dernier. Pourtant, les salons de massages érotiques, les bars de danseuses et les agences d’escortes continuent d’opérer au vu et au su de toutes et tous…

Une Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles a été dévoilée le 28 octobre dernier par le gouvernement du Québec et, bien qu’elle promette de nouvelles mesures afin de lutter contre l’exploitation sexuelle, elle ne donne pas d’outils pérennes pour soutenir les femmes dans la prostitution. De fait, aucun organisme travaillant sur cette question n’a reçu de financement récurrent. La CLES fonctionne toujours par projets avec les aléas et l’insécurité que cela comporte. Une des mesures prometteuses, la mesure 20, laisse présager l’intention de mettre en place une aide financière d’urgence pour les femmes souhaitant sortir de la prostitution, mais ne donne aucun horizon pour son application, alors qu’il y a urgence. Les femmes fréquentant la CLES sont nombreuses à ne même pas connaître la loi et à être confrontées à divers obstacles lorsqu’elles tentent de quitter l’industrie du sexe. L’adoption récente d’une loi appauvrissant les femmes telle que la loi 70 nous inquiète profondément.

« Oui, la loi a un fort pouvoir normatif mais encore faut-il qu’elle soit connue, tout comme la nouvelle Stratégie doit prendre en compte l’ensemble des éléments du modèle nordique et offrir plus aux femmes » explique Diane Matte, fondatrice de la CLES. En ce sens, la CLES réclame un financement récurrent; la mise en place de la mesure 20 dès que possible; l’application de la loi sur la prostitution ainsi qu’une campagne de sensibilisation nationale sur l’impact de l’exploitation sexuelle sur la société, l’existence de la loi ainsi que les ressources qui viennent en aide aux victimes. Deux ans après l’entrée en vigueur de la loi, il serait plus que temps.

Communiqué: La CLES souligne – enfin! – la sortie de la Stratégie gouvernementale en matière de violence sexuelle

Montréal, le vendredi 28 octobre 2016 – Après des mois et des années d’attente, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est heureuse de souligner la sortie de la Stratégie gouvernementale en matière de violence sexuelle. La CLES se réjouit en effet de la sortie de la première stratégie gouvernementale qui vise expressément la lutte contre l’exploitation sexuelle.

Cette nouvelle stratégie reconnait l’importance du travail réalisé par les groupes féministes qui luttent depuis si longtemps contre la violence des hommes envers les femmes. Elle reconnait plus particulièrement le travail de la CLES, en affirmant, à la mesure 54, son appui aux Espaces VIES, lieu de veille stratégique et de concertation sur les questions de la prévention de l’exploitation sexuelle et l’accompagnement à la sortie de la prostitution mis sur pied par la CLES et lancé le 6 octobre dernier.

La CLES se réjouit également des mesures qui promettent – enfin – d’appliquer la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation. Cette loi, adoptée en décembre 2014 mais encore peu ou prou appliquée au Québec, est un outil incontournable de la lutte contre l’exploitation sexuelle car elle criminalise ceux par et pour qui elle existe, c’est à dire ceux qui achètent des actes sexuels et ceux qui les vendent ou en font la promotion, les proxénètes.

La stratégie reconnait – à l’instar du droit canadien et des politiques provinciales en matière d’égalité – que l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes (pornographie et prostitution) est une atteinte au droit à l’égalité des femmes. À ce titre, elle vient renforcer l’urgence d’appliquer la loi canadienne, mais aussi d’investir dans la prévention de l’entrée dans la prostitution et l’accompagnement des femmes dans leur sortie de la prostitution. La marchandisation du corps et de la sexualité des femmes est au cœur d’une culture du viol dénoncée fortement depuis quelques mois. Il s’agit là d’une atteinte à l’intégrité et à l’égalité de toutes les femmes.

Nous déplorons cependant le manque de mesures claires pour offrir des moyens concrets de soutien financier (la pauvreté étant au cœur de ce qui amène et maintient les femmes dans la prostitution), de programmes de pré employabilité et de retour aux études. Finalement, si les 26 nouveaux millions annoncés par le Gouvernement du Québec sont une bonne nouvelle pour les femmes et les filles victimes de violence sexuelle, il apparait important de rappeler que, malgré la reconnaissance du travail crucial accompli par la CLES, le Gouvernement du Québec refuse encore et toujours de soutenir la mission de l’organisme en lui accordant un soutien financier récurrent.

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Pour plus d’information:

Éliane Legault-Roy
Responsable des communications
CLES: 514-750-4535
Cell. médias: 514-692-4762
eliane.legault-roy@lacles.org

Communiqué: Le RQCALACS et la CLES tannées d’attendre la Stratégie gouvernementale

Montréal, le jeudi 13 octobre 2016 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et le Regroupement des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) dénoncent l’indifférence du gouvernement de Philippe Couillard face aux victimes d’agression et d’exploitation sexuelle.

Nous attendons, depuis plus de trois ans, la Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles. À l’heure actuelle, nous ne parlons plus de la lenteur du gouvernement, mais plutôt de son indifférence. Combien de femmes et de filles devront être victimes de violence sexuelle pour que le gouvernement fasse de cette Stratégie une réelle priorité?

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L’accès à la justice pour les femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution

L’exploitation sexuelle a des conséquences indéniables sur les femmes et les enfants, qu’on pense aux préjudices physiques, émotionnels et systémiques. Mais qu’en est-il de l’accès à la justice pour les femmes qui ont un vécu en lien avec la prostitution? Bon nombre de ces femmes ont eu des démêlés avec la justice lorsqu’elles étaient dans le milieu de la prostitution et une fois sorties, il arrive trop souvent qu’elles doivent encore se battre, cette fois pour obtenir justice… Il n’est donc pas étonnant, que leur rapport à la justice soit quelque peu mitigé.

Pour mieux comprendre les enjeux entourant l’accès des femmes à la justice, la CLES a organisé en juin 2016 un panel composé de femmes qui, à différents niveaux, ont dû composer avec le système judiciaire. Les interventions des trois panélistes, Rose Sullivan, Chantal Wabanonik et Rachel Chagnon ont été filmées. Écoutez les ici!

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Communiqué : Un automne pour lutter contre les violences sexuelles

Montréal, le mercredi 7 septembre 2016 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), le Regroupement des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et leurs alliées dénoncent la lenteur du gouvernement de Philippe Couillard à produire la Stratégie gouvernementale en matière de violence sexuelle promise pour le printemps 2016.

Il y a plus de trois ans, le gouvernement entreprenait de rédiger un plan d’action en matière d’exploitation sexuelle. Il y a plus de trois ans, le 2e plan d’action en matière d’agression sexuelle venait également à échéance. Au cours de la dernière année, le gouvernement a annoncé que ces deux plans d’action devenaient une seule et même Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles et que celle-ci sortirait au printemps 2016. Pourtant, et malgré #AgressionNonDénoncée, malgré le changement législatif en matière de prostitution, malgré le courage des femmes autochtones de Val d’or et la crise des fugues dans les Centre jeunesses, nous attendons toujours…

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Vidéo promotionnelle de la campagne “Je soutiens le Fonds de solidarité”

bandeau Indiegogo

Le Fonds de solidarité, c’est à l’année!

Vous vous en doutez, la pauvreté est un obstacle majeur à la sortie de la prostitution et aucun soutien financier direct pour aider les femmes n’existe. C’est pourquoi nous avons mis sur pied le Fonds de solidarité. Ce Fonds ne reçoit aucun financement gouvernemental et re pose entièrement sur vos dons!

En donnant au Fonds de solidarité, vous soutenez concrètement les femmes dans leur sortie de la prostitution. Les sommes amassées permettent de défrayer des frais d’inscription au secondaire, au cégep ou à l’université, de fournir des ordinateurs ou du matériel scolaire, de payer le déménagement d’une femme vers un lieu plus sûr, offrir des passes de métro, d’offrir à des femmes et à leurs enfants des moments de répit (camps de jour et activités parascolaires), de défrayer des coûts de psychothérapie, des lunettes, etc. Aucun argent ne va à l’organisme. Merci du fond du cœur! Les dons se font via notre compte PayPal, info@lacles.org

Pour en savoir davantage sur notre Fonds, visitez la page de notre site qui lui est consacrée!

Vous pouvez également soutenir la CLES et les femmes qui la fréquentent tout au long de l’année, via Paypal, par chèque ou par virement bancaires. Pour en savoir plus visitez la section Soutenir la CLES financièrement de notre site.

Voyez ou revoyez la vidéo promotionnelle de notre campagne!

Merci de votre soutien!

Communiqué: les femmes et les filles victimes de violences sexuelles attendent toujours

Montréal le 22 juin 2016 – Trois ans et trois consultations depuis que le 2ème plan d’action gouvernemental en matière d’agressions sexuelles 2008-2013 est échu. Plus de trois ans également que le gouvernement promet un plan d’action en matière d’exploitation sexuelle. Le Regroupement québécois des CALACS et les groupes travaillant auprès des femmes présentant les plus hauts taux de victimisation en matière de violence sexuelle déplorent la lenteur administrative qui laisse planer le doute sur l’importance qu’accorde réellement le gouvernement à ce fléau social d’envergure.

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Communiqué: « Acheter du sexe n’est pas un sport » Campagne de sensibilisation visant à contrer l’exploitation sexuelle

Montréal, le 1er juin 2016 – Le Phare des Affranchi(e)s, en collaboration avec le Y des femmes de Montréal (YWCA), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Ile-de-Montréal, est fier de lancer la campagne « Acheter du sexe n’est pas un sport », afin de sensibiliser la population et les touristes, à l’exploitation sexuelle qui croit de manière alarmante pendant les grands événements sportifs. Cette campagne est financée par le Secrétariat à la condition féminine du Québec et regroupe un grand nombre de signataires.

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Communiqué: Pénalisation des clients, dépénalisation des personnes prostituées : CAP international soutient l’adoption par la France d’une loi historique globale et cohérente !

La Coalition pour l’abolition de la prostitution (CAP international) et ses 14 associations membres – dont la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) – expriment leur profond soutien à l’adoption par le Parlement français d’une loi globale et cohérente en matière de prostitution.

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Questionnaire d’évaluation du soutien offert aux femmes à la CLES

Soucieuses de la qualité du soutien que nous offrons, nous souhaitons évaluer la satisfaction des femmes qui fréquentent la CLES. Ainsi, nous souhaitons recueillir votre appréciation de l’accueil que vous avez reçu à la CLES ainsi que du soutien qui vous a été apporté. De plus, afin d’améliorer nos pratiques, nous souhaitons identifier les points à améliorer et recueillir vos suggestions.

Toutes celles qui nous renverrons un questionnaire rempli courront la chance de gagner un certificat cadeau de 25$ chez Jean Coutu! 

Comment ça fonctionne?

Pour ce faire, nous vous invitons à remplir le questionnaire d’évaluation que vous trouverez ci-bas. Il comporte des questions à choix multiples et des questions ouvertes. Le temps requis pour compléter le questionnaire est estimé à près de 20 minutes.

Lorsque vous aurez complété le questionnaire vous devez soit ;
1. le remettre en personne à Éliane Legault-Roy au bureau de la CLES,
2. le poster à l’adresse postale suivante C.P. Marquette #37331 Montréal, Québec, H2E 3B5 ou
3. le faire parvenir par courriel à l’adresse électronique suivante gestionnairecles@gmail.com Soyez assurée que la compilation des résultats se fera de façon anonyme et seulement les personnes responsables de la compilation et de l’analyse des données y auront accès. Pour ces raisons, vous N’AVEZ PAS à indiquer votre nom.

Pour toutes questions ou commentaires à l’égard du présent questionnaire, vous pouvez contacter Éliane Legault-Roy par téléphone au 514 750-4535 ou par courriel à l’adresse gestionnairecles@gmail.com

Nous tenons à vous remercier chaleureusement de prendre le temps de répondre à ce questionnaire. Nous croyons sincèrement que grâce à vos évaluations et recommandations, nous serons en mesure d’améliorer le soutien que nous offrons. Soyez assurée que nous prendrons en compte tous commentaires ou suggestions.

Questionnaire Interactif

Ce questionnaire vous permet de le remplir sur l’ordinateur, d’enregistrer vos modifications et de nous le retourner directement par courriel.

Questionnaire papier

Ce questionnaire est à imprimer, à remplir et à nous retourner par voie postale ou en mains propres.

Communiqué : Nous travaillons à l’atteinte de l’égalité pour toutes les femmes, et vous, Madame la Ministre ?

Montréal, 1er mars 2016 – Suite aux propos de la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, à savoir qu’elle ne se considère pas féministe, le groupe des Treize, un collectif composé de 21 groupes et regroupements féministes qui œuvrent à l’échelle provinciale et régionale à la défense des droits des femmes, désire réagir.

Cet aveu s’accompagne, selon nous, d’une vision stéréotypée et péjorative du féminisme. En effet, la ministre dépeint le féminisme comme une lutte passée et préfère se dire « égalitaire », plutôt que féministe. Est-il utile de rappeler à Mme Thériault que le féminisme dans sa plus simple définition est « l’attitude de [celles] ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes » ? Il est inquiétant de penser que la ministre, responsable de la Condition féminine, possède une si grande méconnaissance du mouvement féministe et du rôle important qu’il a joué et qu’il continue de jouer aujourd’hui pour assurer l’égalité effective pour toutes les femmes. « Chaque femme a la liberté de se dire féministe ou non, cela va de soi. Toutefois, on s’attend à ce que la ministre de la Condition féminine reconnaisse les réalisations et les immenses pas que les femmes du Québec ont fait grâce et avec le mouvement des femmes », souligne Diane Matte, de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle.

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Communiqué: La prévention de l’exploitation sexuelle, un projet plus ambitieux, mais réalisable

Montréal, le mercredi 17 février 2016 – À la lumière des récents évènements et suite au dévoilement par le ministre Coiteux d’un programme de « Prévention Jeunesse » visant à lutter contre le recrutement et l’exploitation sexuelle des jeunes filles dans la prostitution, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), la Maison d’Haïti, la Maison Kekpart et le Y des femmes de Montréal prennent acte de l’initiative du gouvernement, mais la jugent insuffisante. Les quatre organismes, bénéficient entre autres du soutien financier de la Fondation canadienne des femmes, mais ce n’est pas assez.

Les quatre organismes, qui œuvrent pour différents projets visant à prévenir l’exploitation sexuelle des jeunes filles, se disent préoccupés par la banalisation des différentes formes d’exploitation sexuelle incluant la pornographie et la prostitution sous toutes ses formes. Le programme actuel du gouvernement manque de vision et évacue la notion d’égalité entre les femmes et les hommes, qui doivent pourtant être au cœur de tout programme d’intervention.

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Communiqué : Prostitution: les gouvernements ont les moyens d’agir

Montréal, lundi le 8 février 2016 – Les dernières semaines ont été marquées par la disparition de jeunes filles, recrutées dans la prostitution. La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) qui travaille au quotidien avec des femmes qui sont ou ont été dans l’industrie du sexe souhaite envoyer le message suivant aux médias et au public : il existe des causes sociétales expliquant le recrutement de mineures dans la prostitution et les gouvernements ont les moyens de s’attaquer à ces causes.

On a beaucoup parlé, ces derniers jours, de gangs de rue, de jeunes rebelles et de Centres jeunesse. On a également abordé la question de la banalisation de la prostitution voire de sa « glamourisation ». Mais on semble avoir oublié un élément fort important : les clients de la prostitution. C’est en effet la demande des clients pour des filles toujours plus jeunes qui fait en sorte que celles-ci deviennent des proies de choix pour les recruteurs. « C’est l’industrie du sexe qui crée la demande qui elle, conditionne le recrutement. Il faut s’attaquer à cette industrie et à sa banalisation. Il faut contrer le discours qui travestit cette forme de violence envers les femmes en un ‘travail choisi’ et propage l’idée que les hommes ont le droit d’acheter l’accès au corps des femmes et des filles » explique Diane Matte, organisatrice communautaire à la CLES.

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Communiqué : La complaisance des médias envers l’industrie du sexe doit cesser

Montréal, le mardi 26 janvier 2016 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) a été choquée d’apprendre, le 23 janvier dernier, l’existence de l’émission Escortes diffusée sur les ondes de Z télé par l’entremise d’une entrevue non moins choquante sur les ondes de Radio-Canada Première.

En effet, samedi dernier, Joël LeBigot recevait à son émission Valérie Blais, comédienne et animatrice de la série de docu-portraits Escortes. Au cours de l’entrevue, M. Le Bigot s’est montré méprisant envers les organisations de survivantes et de féministes critiques de la prostitution et a cherché à maintes reprises à justifier l’existence de la prostitution.

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Soirée publique “Sortir de la prostitution : enjeux et défis”

Un an après le succès de la soirée publique Abolir la prostitution: un choix de société et près d’un an après l’entrée en vigueur de Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation la CLES organisait, en octobre 2015, une deuxième soirée publique, cette fois sous le thème de la sortie de la prostitution.

C’est ainsi que le 5 octobre 2015, se sont réuniEs à la Bibliothèque nationale des invitéEs de marque en provenance de l’Irlande, de la France, de la Suède et du Québec afin de partager leur expertise sous le thème Sortir de la prostitution : enjeux et défis.

L’évènement a connu un succès retentissant. En effet, plus de 225 personnes se sont déplacées pour entendre Rachel Moran, survivante, auteure du livre Paid for : My journey through prostitution et fondatrice du groupe de survivantes SPACE International, la docteure Ingeborg Kraus, spécialiste du trauma et auteure de l’appel Traumathérapeutes contre la prostitution, Simon Haagstrom lieutenant détective à la section sur la prostitution et la traite humaine de la police de Stockholm ainsi que Geneviève Duché, présidente de l’association française l’Amicale du Nid.

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Prostitution, la loi doit être maintenue

Ce texte est paru dans Le Devoir du 5 décembre 2015

En cette veille de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, nous avons cru bon d’unir nos voix pour souligner le premier anniversaire de la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation, entrée en vigueur le 6 décembre dernier.

Comme Justin Trudeau l’a lui-même déjà affirmé, en janvier 2014, la prostitution participe du continuum de la violence envers les femmes. Nous sommes toutes et tous à même de constater quotidiennement que la prostitution se nourrit des inégalités systémiques dont sont victimes les femmes et qu’elle entretient ces inégalités en affirmant que le consentement s’achète et en normalisant la violence envers les femmes.

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Communiqué: Justice pour les femmes autochtones

Montréal le 27 octobre 2015 – Les regroupements d’organisations travaillant directement auprès des femmes violentées souhaitent exprimer publiquement leur solidarité avec les femmes autochtones et lancent un appel à la mobilisation de la population afin que les femmes autochtones aient accès à plus de justice. Nous joignons notre voix à ces femmes réclamant justice et saluons l’immense courage qu’il leur a fallu pour poser le geste salutaire de dénoncer l’intolérable. Nous invitons la population à utiliser la campagne #OnVousCroit pour leur manifester leur appui et appelons à la participation à la Vigile organisée par Idle No More – Québec qui aura lieu le jeudi 29 octobre à 18h00 à la Place des arts. Nous soutenons leurs demandes pour une enquête indépendante sur les gestes posés par des policiers de la Sûreté du Québec de Val d’Or et souhaitons la mise en place rapide d’une commission d’enquête sur la disparition et les meurtres de femmes autochtones au cœur de laquelle les femmes autochtones doivent tenir un rôle prépondérant.

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Dépliant d’information à l’intention des femmes dans l’industrie du sexe

Voici notre dépliant d’information destinés aux femmes dans l’industrie du sexe. Ce dépliant de 16 pages s’adresse spécifiquement aux femmes qui sont aux prises avec la prostitution afin de les informer de leurs droits et des ressources qui leur sont disponibles. Il a été réalisé par une paire-aidante contractuelle à la CLES dans le cadre d’une subvention de Justice Canada. Vous pouvez consulter le document en ligne ou encore nous contacter pour obtenir des copies papiers pour les femmes qui fréquentent votre organisme.

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Dépliant d’information à l’intention des femmes dans l’industrie du sexe