Extrait de la Politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes « Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait », 2006, concernant l’exploitation sexuelle et la traite des femmes.

La politique gouvernementale « Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait » est une politique adoptée en 2006 par le gouvernement du Québec visant à atteindre les objectifs du Québec en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, conformément à notre Charte des droits et libertés de même qu’à de nombreux traités dont le Québec et le Canada sont signataires.

En s’adressant à des candidatEs ou des éluEs il peut être utile de se référer à la section « 3.5.2. Prévenir et contrer l’exploitation sexuelle et la traite des femmes » dans laquelle il est clairement stipulé que la pornographie « ainsi que toutes les activités liées à la vente de services de nature sexuelle sont d’autres formes de violence qui reposent sur des rapports de domination »

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Texte de l’Article 3.5.2 « Prévenir et contrer l’exploitation sexuelle et la traite des femmes »

« Au Québec, comme partout ailleurs, la prolifération des activités lucratives liées à l’industrie du sexe et à la prostitution (spectacles de danseuses nues, agences d’escorte, salons de massage sexuel, prostitution de rue, vidéos pornographiques, etc.) fait en sorte qu’un nombre croissant de jeunes personnes, généralement des femmes, offrent des services sexuels pour assurer leur subsistance. Les études indiquent clairement que ces femmes subissent un niveau de discrimination et de violence très élevé. L’exploitation sexuelle des femmes adultes et des adolescentes est une activité économique qui génère des profits importants, notamment pour les organisations criminelles – dont les gangs de rue.

« De plus, même s’il est difficile d’en préciser l’ampleur, on retrouve parmi les femmes qui se prostituent des femmes davantage discriminées, notamment les femmes immigrantes et autochtones. L’exploitation sexuelle est une forme de violence qui inclut la traite des femmes migrantes.

« Dans le contexte de la mondialisation, la traite des personnes ne se limite pas au sens le plus courant du terme puisqu’elle englobe aussi les différentes formes d’exploitation auxquelles la migration des personnes peut donner lieu, notamment dans le domaine du travail.

« La pornographie et sa version virtuelle, la cybercriminalité, ainsi que toutes les activités liées à la vente de services de nature sexuelle sont d’autres formes de violence qui reposent sur des rapports de domination. De façon générale, l’exploitation sexuelle touche davantage les femmes, les adolescentes et les petites filles, et elle est la manifestation d’un abus de pouvoir qui ne peut être toléré dans une société qui défend les valeurs de justice et d’égalité.

« Pour contrer la prostitution et la traite des femmes, le Québec s’assurera que soient instaurés des mécanismes qui lui permettront de lutter contre la traite des êtres humains et qui allieront la répression de la traite avec la protection des femmes qui en sont victimes. Dans les limites de ses compétences, il s’assurera de la mise en place de programmes et de directives pour contrer le plus efficacement toutes les autres formes d’exploitation sexuelle, notamment la cybercriminalité, le tourisme sexuel et la prolifération du matériel pornographique comportant des actes de violence contre des femmes ou des enfants. Il faut également prévenir l’entrée des adolescentes dans la prostitution, notamment par la lutte contre la pauvreté et le décrochage scolaire ainsi que par une éducation à la sexualité qui responsabilisera les garçons et les filles. »
(Article 3.5.2 page 73)

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