Archives de catégorie : Lettres et communiqués

Communiqué : Un trop Grand Prix 2018

 

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 Une campagne sur les réseaux sociaux pour prévenir le recrutement des jeunes filles dans l’industrie du sexe

Montréal, le 8 mai 2018 – Le comité « Un trop Grand Prix » – formé de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), du Y des femmes de Montréal, de la Maison d’Haïti, du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), de Prévention jeunesse Laval et de Prévention jeunesse Longueuil – lance aujourd’hui une campagne de memes sur les médias sociaux afin de sensibiliser les jeunes femmes de 15 à 18 ans au recrutement dans l’industrie du sexe en amont du Grand Prix de Formule 1 de Montréal.

« On le sait que la prostitution et le recrutement dans l’industrie du sexe sont des enjeux qui touchent les jeunes. On l’a vu notamment avec l’écho qu’a eu l’émission Fugueuse – tant auprès des jeunes que de leurs parents – et on le constate malheureusement dans nos organismes » explique Éliane Legault-Roy, porte-parole du comité. Les membres, qui travaillent toutes au quotidien en prévention et en intervention auprès des femmes et des filles victimes ou à risque d’être victimes d’exploitation sexuelle, ont donc choisi de s’adresser à celles-ci directement, d’une façon originale qui, elles l’espèrent, résonnera davantage auprès d’elles que les campagnes plus traditionnelles.

La campagne se déploie à compter d’aujourd’hui et jusqu’à la fin du Grand Prix, sur les plateformes Facebook, Instagram et Snapchat sous le nom @untropgrandprix. Ces comptes, qui diffuseront un contenu plus « humoristique » renvoient tous à un site web, www.untropgrandprix.com, contenant les coordonnées d’organismes pouvant venir en aide aux jeunes femmes qui sont déjà dans l’industrie, ressentent de la pression de leurs pairs ou qui s’inquiètent d’une amiE. On souhaitait rappeler que l’industrie du sexe, ce n’est pas « de l’argent facile » ou un « job comme un autre » et que ce n’est surtout pas de l’amour, le tout sur un ton plus léger et propre au partage sur les réseaux sociaux fréquentés par les jeunes. Mais l’objectif, c’est aussi que les jeunes femmes sachent que des ressources sont là pour les informer et les soutenir » souligne Mme Legault-Roy.

Instagram : @untropgrandprix

Facebook : @untropgrandprix

Snapchat : @untropgrandprix

 

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Pour plus d’information :

Éliane Legault-Roy

Consultante et porte-parole

Cell. : 514-692-4762

eliane@beteferoce.com

Le Parti Libéral du Canada se dirige-t-il vers la légalisation de la prostitution?

 

Communiqué – Pour diffusion immédiate

La CLES s’inquiète des intentions du Parti Libéral du Canada

Montréal, le lundi 23 avril 2018 – La CLES tient à faire connaître ses vives inquiétudes après l’adoption d’une résolution du Parti Libéral du Canada visant à décriminaliser la prostitution. Adoptée sans aucune discussion et classée dans les 15 priorités des membres, cette résolution a de quoi inquiéter les survivantes de la prostitution et les femmes qui tentent d’en sortir.

Depuis 2014, le Canada reconnaît, via la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation que la prostitution n’est pas un crime sans victime, qu’elle est un frein à l’atteinte à l’égalité entre les femmes et les hommes, qu’elle est fondamentalement violente et que les femmes doivent être soutenues dans leurs démarches de sortie.  Depuis cette loi, les femmes qui vendent des actes sexuels ne sont plus criminalisées; ce sont l’achat et la vente des services sexuels d’autrui qui le sont, dans un but de réduire la force de l’industrie du sexe et des proxénètes. Appelé « modèle nordique », ce modèle est implanté en Suède depuis 1999 et dans plusieurs autres pays, dont la France.

Après de longues années à travailler au quotidien à soutenir les femmes souffrant d’être ou d’avoir été prostituées, la CLES s’était réjoui du changement de paradigme apporté par la nouvelle loi. Nous sommes outrées devant la possibilité que le gouvernement de Justin Trudeau, avant même une esquisse de bilan en vue des cinq ans de cette loi, fasse marche arrière, démantèle le modèle nordique en voie d’implantation et cède aux pressions du lobby de l’industrie du sexe pour pouvoir faire le commerce des femmes en toute impunité. Sans consulter les survivantes de la prostitution ni les organismes qui documentent les effets de la banalisation voire de la légalisation de la prostitution, bref, sans données probantes, le Parti Libéral du Canada s’engage sur la voie de la légalisation. Ainsi, il tend la main à une petite partie des personnes impliquées dans la prostitution mais fait la sourde oreille à une vaste majorité de survivantes, qui revendiquent un monde sans exploitation sexuelle.

Nous implorons le Premier Ministre Trudeau de couper l’herbe sous le pied de l’industrie du sexe en quête de légitimité et de plutôt signer le décret du projet de loi C452 sur la traite des personnes, pourtant adopté depuis 2013, et appuyé par une motion unanime de l’Assemblée nationale du Québec.

 

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Contact médias :

Martine B. Côté

CLES : 514-750-4535

 

 

 

Fugueuse : quand la réalité dépasse la fiction … Il y a des ressources !

Montréal, le 9 mars 2018 – Dans le contexte où la série Fugueuse suscite beaucoup d’émotions parmi ses téléspectateurs, les membres de la Coalition québécoise contre la traite des personnes (CQCTP) souhaitent rappeler que de nombreuses ressources existent au Québec afin de prévenir et contrer l’exploitation sexuelle des femmes et des filles.

Depuis janvier, un million et demi de personnes suivent la série Fugueuse. Les situations présentées dans cette fiction suscitent beaucoup de curiosité et de peur au sujet de l’exploitation sexuelle de jeunes femmes par des proxénètes. Il est intéressant qu’une telle émission populaire engendre des discussions dans les familles et les écoles et permettent enfin d’aborder de telles problématiques, généralement taboues. Il est important que l’opinion publique se saisisse de ces questions pour demander clairement et fortement des réponses politiques et financières durables qui soient à la hauteur des besoins. En effet, plusieurs organismes, depuis le début de la série, font face à une augmentation importante de demandes d’aide.

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Communiqué: L’expérience des femmes victimes de violence dans le système de justice pénale, un parcours difficile

Montréal, le 6 mars 2018 — Le rapport Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution rendu public aujourd’hui est le fruit d’une recherche financée en 2016 par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels dans le cadre du Programme de subvention pour favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels.

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Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF), #etmaintenant ? Des groupes promettent de talonner la classe politique !

Montréal, le 4 mars 2018 – À la veille de la journée internationale des droits des femmes, dans le contexte actuel des dénonciations d’agressions et en année électorale, plusieurs groupes annoncent la formation de la Coalition féministe contre la violence envers les femmes. « Notre objectif est de talonner le gouvernement et les partis politiques pour leur rappeler leurs obligations et responsabilités envers TOUTES les femmes violentées ! » indique Viviane Michel de Femmes autochtones du Québec.

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Communiqué : Vers un nombre record d’arrestations de proxénètes

Montréal, le jeudi 27 juillet – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)  salue la hausse d’arrestations de présumés proxénètes, rapportée par le Journal de Montréal du 27 juillet 2017,  mais rappelle que les corps policiers doivent mettre autant d’efforts dans l’arrestation des clients.  Tant qu’il y aura des clients, des proxénètes, et toute une industrie derrière eux, voudront tirer profit de ce lucratif commerce.

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Communiqué : réaction au bilan Grand Prix- SPVM et GRC

Montréal,  le 14 juin 2017 – En réaction au bilan du SPVM et de la GRC en lien avec l’exploitation sexuelle entourant le tenue du Grand Prix du Canada (http://bit.ly/2s2pkuv), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) se réjouit que les corps policiers fassent leur travail et applique la loi. Elle est quand même en vigueur depuis 2014… et jusqu’à maintenant, très peu d’arrestations de clients et de proxénètes ont été effectuées. Évidemment, nous souhaitons que le travail des policiers visent tous les clients et les proxénètes, pas seulement ceux qui cherchent des mineures. La prostitution s’inscrit dans un continuum de violence, que les femmes aient 16 ou 19 ans!

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Communiqué : Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles

Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles, une campagne de sensibilisation à l’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix de Formule 1 du Canada

 Montréal, le 30 mai 2017 – En vue du Grand Prix du Canada, Le Y des femmes de Montréal, le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) se sont associés dans une campagne de sensibilisation à l’exploitation sexuelle entourant cet événement. Sous le thème Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles, les organisations concertées souhaitent sensibiliser la population au recrutement de femmes et de filles qui s’intensifie lors des festivités de la Formule 1. www.untropgrandprix.com

Le Grand Prix de Formule 1 est tristement reconnu pour son objectivation du corps des femmes. Le lien entre culture automobile et femmes-objets semble aller de soi pour beaucoup trop de gens. Cette année, nous sommes doublement inquiètes, car Montréal accueille non seulement la F1 mais un deuxième événement de course automobile, le Championnat FIA de formule E, à la fin juillet.

Hausse du recrutement

De nombreuses femmes qui fréquentent nos organismes témoignent de l’intensification du recrutement de femmes afin de répondre à cette hausse de la «demande» pour des services sexuels pendant la fin de semaine du Grand Prix. Que ce soit aux stations de métro, près des écoles, des centres commerciaux ou sur les réseaux sociaux, des proxénètes proposent aux femmes d’être escortes ou hôtesses; de faire un coup d’argent rapide et de vivre une fin de semaine de luxe et de glamour en jouant les «girlfriend experience». Mais au final, c’est d’exploitation sexuelle dont il est question.

Prévention

Des centaines d’affiches et de tracts ont été distribués dans les centres jeunesse, les maisons de jeunes, les cliniques de santé sexuelle, des cafés et plusieurs autres lieux fréquentés par les jeunes. Grâce à la collaboration des Programmes Prévention jeunesse de Laval et de Longueuil, la campagne Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles a aussi pu se déployer en dehors de Montréal.

Pendant le Grand Prix de Formule 1, Montréal devient plus que jamais une plaque tournante de l’exploitation et de la traite, une ville où on peut acheter des services sexuels en un claquement de doigts. Une simple recherche internet permet de réserver des forfaits incluant des accès gratuits à des bars de danseuses, des fêtes privées avec présence de «mannequins», etc. Cette année, nous redoutons une hausse du tourisme sexuel puisque l’événement s’inscrit dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Montréal, déjà marqué par une présence touristique plus importante. Nous souhaitons vivement que les hôteliers, les bars et les restaurants ne soient pas complices de ce tourisme sexuel et qu’ils participent à l’étude commandée par la Ville de Montréal au Conseil des Montréalaises le 19 mai dernier. Nous saluons ce projet triennal qui a pour but de documenter la traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix du Canada. (https://mairedemontreal.ca/le-conseil-des-montrealaises-etudiera-la-question-de-la-traite-des-femmes-et-des-filles-durant-le-gp)

 

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Informations

Martine B. Côté

Responsable des communications

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)

Tél. 514-750-4535

martine.b.cote@lacles.org

 

 

Julie Rainville

Le Y des femmes de Montréal

Chargée des communications et des relations avec les médias

Tél. : 514-866-9941, poste 207

jrainville@ydesfemmesmtl.org

 

Communiqué : Une bonne nouvelle pour les femmes victimes de traite

Montréal, le vendredi 19 mai 2017– La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) accueille favorablement la démarche du maire Denis Coderre d’accepter enfin d’étudier la question de la traite durant le Grand Prix de Formule 1 de Montréal. Les femmes qui fréquentent la CLES, qu’elles soient encore dans l’industrie, qu’elles tentent de la quitter ou qu’elles en soient sorties nous le disent depuis des années : le recrutement de jeunes femmes s’intensifie toujours à quelques semaines de cet événement. Des proxénètes proposent aux femmes d’être escorte ou hôtesse; de faire un coup d’argent rapide et de vivre une fin de semaine de luxe et de “glamour” en jouant les «girlfriend experience». Mais au final, c’est de prostitution dont il est question.

Les femmes qui fréquentent notre organisme nous informent que pour répondre à cette hausse de la «demande» lors du Grand Prix, des femmes venues d’Ontario et des Etats-Unis sont amenées à Montréal pendant cette fin de semaine.
Pendant le Grand Prix, Montréal devient plus que jamais une plaque tournante de l’exploitation et de la traite, une ville où on peut payer pour des services sexuels en un claquement de doigt et un lieu connu internationalement pour son tourisme sexuel. Une simple recherche internet permet de réserver des forfaits incluant des accès gratuits à des bars de danseuses, des fêtes privées avec présence de «mannequins», etc. Une recherche sur kijiji permet rapidement de trouver des dizaines d’annonces douteuses comme celle-ci : http://www.kijiji.ca/v-emploi-etudiant-temps-partiel/ville-de-montreal/recherche-barmaid-grand-prix/1264098738?enableSearchNavigationFlag=true

Depuis plusieurs années, la CLES dénonce la banalisation de l’exploitation sexuelle qui a cours durant le Grand Prix et le tourisme sexuel qui lui est inhérent. Nous suivrons de près les démarches du Conseil des Montréalaises et accueillons avec soulagement la promesse de madame Cathy Wong de consulter la CLES pour d’éventuels témoignages de femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution. Nous saluons également la décision du premier ministre Trudeau de mettre à profit l’expertise de la GRC, qui connait bien le phénomène de la traite des personnes à des fins de prostitution.

La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est un organisme féministe québécois créé en 2005, qui regroupe plusieurs groupes alliés comme le Collectif d’aide aux femmes exploitées sexuellement (CAFES), la Maison de Marthe, la Maison d’Haïti, le Regroupement québécois des Centres d’action et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), le Y des femmes de Montréal (YWCA), le Comité contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), le Bureau de la communauté haïtienne de Montréal (BCHM), la Fédération des enseignantes et enseignants de cegeps (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ou encore SOS Violence conjugale. Notre mission se décline en trois grands volets : le soutien direct auprès des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution (aide juridique, groupes de soutien, etc.), la sensibilisation, la formation et la recherche et l’action politique.

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Source et informations : Martine B. Côté

Responsable des communications

 

Communiqué : Création d’une escouade mixte pour lutter contre le proxénétisme : enfin!

Montréal, le vendredi 21 avril 2017 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) souligne la mise sur pied, enfin, de moyens concrets pour lutter contre l’exploitation sexuelle, plus de deux ans après l’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation.

Cette loi a été adoptée après des années de lutte de la part de groupes de survivantes, de groupes d’intervention de première ligne et de féministes abolitionnistes de tous horizons qui souhaitaient voir l’État combattre activement l’exploitation sexuelle des femmes et des filles.

Jusqu’à maintenant, on a vu très peu d’interventions ciblant les clients et celles qu’on a vues ciblaient uniquement les clients de prostitution mineures alors que tous les clients, que la personne prostituée ait 16, 18 ou 30 ans, posent un geste criminel en achetant les services sexuels d’autrui. En confirmant son intention de cibler les personnes qui consomment ces services sexuels, le gouvernement fait enfin un pas vers la diminution de la demande, donc vers moins de recrutement et moins de personnes en situation de prostitution.

La CLES implore cependant les corps policiers de consulter, en amont et pendant tout le processus, les organismes qui accompagnent les femmes dans leurs démarches de sortie de la prostitution. Seul un travail concerté permettra aux femmes de bénéficier des démarches policières pour contrer l’exploitation et la traite. Aussi, nous espérons que le gouvernement dans son intention de réduire « les avantages financiers liés à l’exploitation sexuelle d’autrui par la récupération maximale des bénéfices issus de cette activité illégale », permettra que ces sommes retournent aux femmes, sur le dos desquelles elles ont été gagnées. Des hommes ont brisé des vies de femmes pour s’enrichir : l’argent doit être versé aux organismes, sous-financés, qui soutiennent les femmes et les accompagnent dans leur sortie de ce milieu. Quand elles réussissent en sortir, c’est dans un état de pauvreté et souvent, d’endettement, très sévère.

La CLES se réjouit du fait que l’équipe d’enquêteurs spécialisés se déploiera sur une grande partie du territoire Québécois, mais espère vivement qu’il y ait collaboration avec les provinces : les femmes dans la prostitution sont presque toujours déplacées d’un lieu à un autre pour les vulnérabiliser et pour que leurs proches perdent leur trace.

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 Contact médias

Martine B. Côté

martine.b.cote@lacles.org

Téléphone : 514-750-4535

Communiqué allié : La communauté mondiale rejette la banalisation de la violence dans le film Cinquante nuances plus sombres

Les campagnes #50DollarsPas50Nuances et #50NuancesAgression en appellent au soutien des organismes de défense des droits des femmes

London (Ontario), 1er février 2017 – London Abused Women’s Centre (Canada), Collective Shout (Australie), Culture Reframed (États-Unis) et National Center on Sexual Exploitation (NCOSE) (États-Unis) collaborent pour la deuxième fois en vue de rejeter la banalisation de la violence et l’exploitation des femmes dépeintes dans le film Cinquante nuances plus sombres (Fifty Shades Darker). De nombreux groupes de par le monde dénoncent la trilogie Cinquante nuances avant la sortie du film Cinquante nuances plus sombres, le 10 février 2017.

La page Facebook de la campagne, souligne comment la série Cinquante nuances (fondée sur les livres d’E.L. James), banalise, voire magnifie, la violence sexuelle et familiale. La page de la campagne propose aussi plusieurs mesures que le public peut prendre, comme les mèmes des médias sociaux ou un don de 50 dollars – ou n’importe quel autre montant –, au profit des organismes de défense des droits de la femme, comme les refuges ou les centres d’aide, et l’utilisation du mot-clic #50DollarsPas50Nuances en vue de promouvoir la campagne de don.

London Abused Women Centre, Shout Collective, Culture Reframed et National Center on Sexual Exploitation ont publié un communiqué de presse commun déclarant : « Les filles qui naissent aujourd’hui en Amérique du Nord courent 50 pour cent de risque d’être maltraitées physiquement ou sexuellement. Elles naissent dans la culture de la pornographie qui ne tient pas compte du consentement. Dans la vraie vie, les hommes utilisent les mêmes tactiques que Christian Grey, héros de la trilogie Cinquante nuances, pour exercer et affirmer leur emprise sur les femmes dans leur vie. Cela inclut l’isolement, les menaces, les agressions physiques et sexuelles. CELA n’est pas du divertissement. CELA n’est pas émoustillant. CELA porte un préjudice grave aux femmes et peut, dans le pire des cas, aboutir à un meurtre. »

En 2015, lorsque le premier film de cette trilogie est sorti, la campagne s’est propagée rapidement. Cette fois aussi, les organismes partenaires invitent le public à soutenir les survivantes de la violence masculine et à contribuer à informer le public sur les réalités des relations du type Cinquante nuances.


Pour organiser une entrevue avec :

National Center on Sexual Exploitation – veuillez communiquer avec Haley Halverson au 202 393-7245 ou à haley@ncose.com
Culture Reframed – veuillez communiquer avec la Dre Gail Dines au 617 733-6915 ou à gdines@culturereframed.org
Collective Shout – veuillez communiquer avec Caitlin Roper au 0418 437 420 ou à caitlin@collectiveshout.org
London Abused Women’s Centre – veuillez communiquer avec Jennifer Dunn au 519 432-2204 ou à jen@lawc.on.ca, ou avec Megan Walker au 519 432-2204 ou à mwalker@lawc.on.ca

Communiqué : La Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation, deux ans plus tard, qu’en-est-il?

Montréal, le mardi 6 décembre 2016 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) souligne en ce 6 décembre, journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, les deux ans d’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation.

Cette loi a été adoptée après des années de lutte et de dur labeur de la part de groupes de survivantes, de groupes d’intervention de première ligne et de féministes abolitionnistes de tous horizons qui souhaitaient voir l’État combattre activement l’exploitation sexuelle des femmes et des filles et non le voir l’encadrer ou pire, la légaliser.

Alors que la nouvelle loi met l’accent sur l’approche dite nordique, pour laquelle trois éléments sont essentiels – la prévention, la criminalisation de l’achat d’actes sexuels et le soutien à la sortie de la prostitution -, aucun de ces éléments n’a été vraiment pris en charge par les gouvernements. Différentes initiatives ont vu le jour – le projet CREATE à Winnipeg, les « John Schools » en Ontario et en Alberta, de nombreuses opérations visant les clients de la prostitution dans les provinces maritimes – mais le Québec, lui, est à la traine. En effet, La Presse soulignait récemment que seulement 56 clients ont été accusés d’achat de services sexuels entre décembre 2014 et le mois d’aout dernier. Pourtant, les salons de massages érotiques, les bars de danseuses et les agences d’escortes continuent d’opérer au vu et au su de toutes et tous…

Une Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles a été dévoilée le 28 octobre dernier par le gouvernement du Québec et, bien qu’elle promette de nouvelles mesures afin de lutter contre l’exploitation sexuelle, elle ne donne pas d’outils pérennes pour soutenir les femmes dans la prostitution. De fait, aucun organisme travaillant sur cette question n’a reçu de financement récurrent. La CLES fonctionne toujours par projets avec les aléas et l’insécurité que cela comporte. Une des mesures prometteuses, la mesure 20, laisse présager l’intention de mettre en place une aide financière d’urgence pour les femmes souhaitant sortir de la prostitution, mais ne donne aucun horizon pour son application, alors qu’il y a urgence. Les femmes fréquentant la CLES sont nombreuses à ne même pas connaître la loi et à être confrontées à divers obstacles lorsqu’elles tentent de quitter l’industrie du sexe. L’adoption récente d’une loi appauvrissant les femmes telle que la loi 70 nous inquiète profondément.

« Oui, la loi a un fort pouvoir normatif mais encore faut-il qu’elle soit connue, tout comme la nouvelle Stratégie doit prendre en compte l’ensemble des éléments du modèle nordique et offrir plus aux femmes » explique Diane Matte, fondatrice de la CLES. En ce sens, la CLES réclame un financement récurrent; la mise en place de la mesure 20 dès que possible; l’application de la loi sur la prostitution ainsi qu’une campagne de sensibilisation nationale sur l’impact de l’exploitation sexuelle sur la société, l’existence de la loi ainsi que les ressources qui viennent en aide aux victimes. Deux ans après l’entrée en vigueur de la loi, il serait plus que temps.

Communiqué: La CLES souligne – enfin! – la sortie de la Stratégie gouvernementale en matière de violence sexuelle

Montréal, le vendredi 28 octobre 2016 – Après des mois et des années d’attente, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est heureuse de souligner la sortie de la Stratégie gouvernementale en matière de violence sexuelle. La CLES se réjouit en effet de la sortie de la première stratégie gouvernementale qui vise expressément la lutte contre l’exploitation sexuelle.

Cette nouvelle stratégie reconnait l’importance du travail réalisé par les groupes féministes qui luttent depuis si longtemps contre la violence des hommes envers les femmes. Elle reconnait plus particulièrement le travail de la CLES, en affirmant, à la mesure 54, son appui aux Espaces VIES, lieu de veille stratégique et de concertation sur les questions de la prévention de l’exploitation sexuelle et l’accompagnement à la sortie de la prostitution mis sur pied par la CLES et lancé le 6 octobre dernier.

La CLES se réjouit également des mesures qui promettent – enfin – d’appliquer la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation. Cette loi, adoptée en décembre 2014 mais encore peu ou prou appliquée au Québec, est un outil incontournable de la lutte contre l’exploitation sexuelle car elle criminalise ceux par et pour qui elle existe, c’est à dire ceux qui achètent des actes sexuels et ceux qui les vendent ou en font la promotion, les proxénètes.

La stratégie reconnait – à l’instar du droit canadien et des politiques provinciales en matière d’égalité – que l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes (pornographie et prostitution) est une atteinte au droit à l’égalité des femmes. À ce titre, elle vient renforcer l’urgence d’appliquer la loi canadienne, mais aussi d’investir dans la prévention de l’entrée dans la prostitution et l’accompagnement des femmes dans leur sortie de la prostitution. La marchandisation du corps et de la sexualité des femmes est au cœur d’une culture du viol dénoncée fortement depuis quelques mois. Il s’agit là d’une atteinte à l’intégrité et à l’égalité de toutes les femmes.

Nous déplorons cependant le manque de mesures claires pour offrir des moyens concrets de soutien financier (la pauvreté étant au cœur de ce qui amène et maintient les femmes dans la prostitution), de programmes de pré employabilité et de retour aux études. Finalement, si les 26 nouveaux millions annoncés par le Gouvernement du Québec sont une bonne nouvelle pour les femmes et les filles victimes de violence sexuelle, il apparait important de rappeler que, malgré la reconnaissance du travail crucial accompli par la CLES, le Gouvernement du Québec refuse encore et toujours de soutenir la mission de l’organisme en lui accordant un soutien financier récurrent.

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Pour plus d’information:

Éliane Legault-Roy
Responsable des communications
CLES: 514-750-4535
Cell. médias: 514-692-4762
eliane.legault-roy@lacles.org

Communiqué: Le RQCALACS et la CLES tannées d’attendre la Stratégie gouvernementale

Montréal, le jeudi 13 octobre 2016 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et le Regroupement des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) dénoncent l’indifférence du gouvernement de Philippe Couillard face aux victimes d’agression et d’exploitation sexuelle.

Nous attendons, depuis plus de trois ans, la Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles. À l’heure actuelle, nous ne parlons plus de la lenteur du gouvernement, mais plutôt de son indifférence. Combien de femmes et de filles devront être victimes de violence sexuelle pour que le gouvernement fasse de cette Stratégie une réelle priorité?

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Communiqué : Un automne pour lutter contre les violences sexuelles

Montréal, le mercredi 7 septembre 2016 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), le Regroupement des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et leurs alliées dénoncent la lenteur du gouvernement de Philippe Couillard à produire la Stratégie gouvernementale en matière de violence sexuelle promise pour le printemps 2016.

Il y a plus de trois ans, le gouvernement entreprenait de rédiger un plan d’action en matière d’exploitation sexuelle. Il y a plus de trois ans, le 2e plan d’action en matière d’agression sexuelle venait également à échéance. Au cours de la dernière année, le gouvernement a annoncé que ces deux plans d’action devenaient une seule et même Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles et que celle-ci sortirait au printemps 2016. Pourtant, et malgré #AgressionNonDénoncée, malgré le changement législatif en matière de prostitution, malgré le courage des femmes autochtones de Val d’or et la crise des fugues dans les Centre jeunesses, nous attendons toujours…

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Communiqué: les femmes et les filles victimes de violences sexuelles attendent toujours

Montréal le 22 juin 2016 – Trois ans et trois consultations depuis que le 2ème plan d’action gouvernemental en matière d’agressions sexuelles 2008-2013 est échu. Plus de trois ans également que le gouvernement promet un plan d’action en matière d’exploitation sexuelle. Le Regroupement québécois des CALACS et les groupes travaillant auprès des femmes présentant les plus hauts taux de victimisation en matière de violence sexuelle déplorent la lenteur administrative qui laisse planer le doute sur l’importance qu’accorde réellement le gouvernement à ce fléau social d’envergure.

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Communiqué: « Acheter du sexe n’est pas un sport » Campagne de sensibilisation visant à contrer l’exploitation sexuelle

Montréal, le 1er juin 2016 – Le Phare des Affranchi(e)s, en collaboration avec le Y des femmes de Montréal (YWCA), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Ile-de-Montréal, est fier de lancer la campagne « Acheter du sexe n’est pas un sport », afin de sensibiliser la population et les touristes, à l’exploitation sexuelle qui croit de manière alarmante pendant les grands événements sportifs. Cette campagne est financée par le Secrétariat à la condition féminine du Québec et regroupe un grand nombre de signataires.

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Communiqué: Pénalisation des clients, dépénalisation des personnes prostituées : CAP international soutient l’adoption par la France d’une loi historique globale et cohérente !

La Coalition pour l’abolition de la prostitution (CAP international) et ses 14 associations membres – dont la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) – expriment leur profond soutien à l’adoption par le Parlement français d’une loi globale et cohérente en matière de prostitution.

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Communiqué : Nous travaillons à l’atteinte de l’égalité pour toutes les femmes, et vous, Madame la Ministre ?

Montréal, 1er mars 2016 – Suite aux propos de la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, à savoir qu’elle ne se considère pas féministe, le groupe des Treize, un collectif composé de 21 groupes et regroupements féministes qui œuvrent à l’échelle provinciale et régionale à la défense des droits des femmes, désire réagir.

Cet aveu s’accompagne, selon nous, d’une vision stéréotypée et péjorative du féminisme. En effet, la ministre dépeint le féminisme comme une lutte passée et préfère se dire « égalitaire », plutôt que féministe. Est-il utile de rappeler à Mme Thériault que le féminisme dans sa plus simple définition est « l’attitude de [celles] ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes » ? Il est inquiétant de penser que la ministre, responsable de la Condition féminine, possède une si grande méconnaissance du mouvement féministe et du rôle important qu’il a joué et qu’il continue de jouer aujourd’hui pour assurer l’égalité effective pour toutes les femmes. « Chaque femme a la liberté de se dire féministe ou non, cela va de soi. Toutefois, on s’attend à ce que la ministre de la Condition féminine reconnaisse les réalisations et les immenses pas que les femmes du Québec ont fait grâce et avec le mouvement des femmes », souligne Diane Matte, de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle.

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Communiqué: La prévention de l’exploitation sexuelle, un projet plus ambitieux, mais réalisable

Montréal, le mercredi 17 février 2016 – À la lumière des récents évènements et suite au dévoilement par le ministre Coiteux d’un programme de « Prévention Jeunesse » visant à lutter contre le recrutement et l’exploitation sexuelle des jeunes filles dans la prostitution, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), la Maison d’Haïti, la Maison Kekpart et le Y des femmes de Montréal prennent acte de l’initiative du gouvernement, mais la jugent insuffisante. Les quatre organismes, bénéficient entre autres du soutien financier de la Fondation canadienne des femmes, mais ce n’est pas assez.

Les quatre organismes, qui œuvrent pour différents projets visant à prévenir l’exploitation sexuelle des jeunes filles, se disent préoccupés par la banalisation des différentes formes d’exploitation sexuelle incluant la pornographie et la prostitution sous toutes ses formes. Le programme actuel du gouvernement manque de vision et évacue la notion d’égalité entre les femmes et les hommes, qui doivent pourtant être au cœur de tout programme d’intervention.

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Communiqué : Prostitution: les gouvernements ont les moyens d’agir

Montréal, lundi le 8 février 2016 – Les dernières semaines ont été marquées par la disparition de jeunes filles, recrutées dans la prostitution. La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) qui travaille au quotidien avec des femmes qui sont ou ont été dans l’industrie du sexe souhaite envoyer le message suivant aux médias et au public : il existe des causes sociétales expliquant le recrutement de mineures dans la prostitution et les gouvernements ont les moyens de s’attaquer à ces causes.

On a beaucoup parlé, ces derniers jours, de gangs de rue, de jeunes rebelles et de Centres jeunesse. On a également abordé la question de la banalisation de la prostitution voire de sa « glamourisation ». Mais on semble avoir oublié un élément fort important : les clients de la prostitution. C’est en effet la demande des clients pour des filles toujours plus jeunes qui fait en sorte que celles-ci deviennent des proies de choix pour les recruteurs. « C’est l’industrie du sexe qui crée la demande qui elle, conditionne le recrutement. Il faut s’attaquer à cette industrie et à sa banalisation. Il faut contrer le discours qui travestit cette forme de violence envers les femmes en un ‘travail choisi’ et propage l’idée que les hommes ont le droit d’acheter l’accès au corps des femmes et des filles » explique Diane Matte, organisatrice communautaire à la CLES.

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Communiqué : La complaisance des médias envers l’industrie du sexe doit cesser

Montréal, le mardi 26 janvier 2016 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) a été choquée d’apprendre, le 23 janvier dernier, l’existence de l’émission Escortes diffusée sur les ondes de Z télé par l’entremise d’une entrevue non moins choquante sur les ondes de Radio-Canada Première.

En effet, samedi dernier, Joël LeBigot recevait à son émission Valérie Blais, comédienne et animatrice de la série de docu-portraits Escortes. Au cours de l’entrevue, M. Le Bigot s’est montré méprisant envers les organisations de survivantes et de féministes critiques de la prostitution et a cherché à maintes reprises à justifier l’existence de la prostitution.

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Prostitution, la loi doit être maintenue

Ce texte est paru dans Le Devoir du 5 décembre 2015

En cette veille de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, nous avons cru bon d’unir nos voix pour souligner le premier anniversaire de la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation, entrée en vigueur le 6 décembre dernier.

Comme Justin Trudeau l’a lui-même déjà affirmé, en janvier 2014, la prostitution participe du continuum de la violence envers les femmes. Nous sommes toutes et tous à même de constater quotidiennement que la prostitution se nourrit des inégalités systémiques dont sont victimes les femmes et qu’elle entretient ces inégalités en affirmant que le consentement s’achète et en normalisant la violence envers les femmes.

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Communiqué: Justice pour les femmes autochtones

Montréal le 27 octobre 2015 – Les regroupements d’organisations travaillant directement auprès des femmes violentées souhaitent exprimer publiquement leur solidarité avec les femmes autochtones et lancent un appel à la mobilisation de la population afin que les femmes autochtones aient accès à plus de justice. Nous joignons notre voix à ces femmes réclamant justice et saluons l’immense courage qu’il leur a fallu pour poser le geste salutaire de dénoncer l’intolérable. Nous invitons la population à utiliser la campagne #OnVousCroit pour leur manifester leur appui et appelons à la participation à la Vigile organisée par Idle No More – Québec qui aura lieu le jeudi 29 octobre à 18h00 à la Place des arts. Nous soutenons leurs demandes pour une enquête indépendante sur les gestes posés par des policiers de la Sûreté du Québec de Val d’Or et souhaitons la mise en place rapide d’une commission d’enquête sur la disparition et les meurtres de femmes autochtones au cœur de laquelle les femmes autochtones doivent tenir un rôle prépondérant.

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Communiqué: Réaction à la décision d’Amnistie internationale concernant les clients et proxénètes

Montréal, le 26 août 2015 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle et les signataires ci-dessous sont outrés de la décision du Conseil International d’Amnistie Internationale (AI) de défendre la décriminalisation totale de la prostitution auprès des États au nom de la pleine jouissance des droits humains des personnes prostituées et de ce fait, nous invitons AI à entendre la parole de celles qui sont au cœur de la prostitution, les femmes.

Il est tout à fait incompréhensible qu’un organisme tel qu’Amnistie fasse preuve d’autant d’incohérence dans son argumentaire et veuille faire croire à la population et en particulier aux femmes, que protéger les droits des femmes revient à donner plus de possibilités à l’industrie du sexe de croître et d’exploiter plus de femmes!! Loin d’assurer un meilleur exercice de leurs droits, nous croyons que cette nouvelle politique met plutôt en danger la vie des femmes et porte atteinte à leur droit à la liberté et à la sécurité.

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Communiqué: La F1 à Montréal: un trop Grand Prix pour les femmes

Montréal, le lundi 1er juin 2015 – La CLES tiendra mercredi matin, à 10h30, une conférence de presse sous le thème « Un trop Grand Prix pour les femmes. Non au tourisme sexuel. » afin de dénoncer l’exploitation sexuelle et le recrutement de filles et de femmes à des fins de prostitution durant le Grand Prix de Formule 1.

Le Collectif d’aide aux femmes exploitées sexuellement (CAFES), le Mouvement contre le viol et l’inceste (MCVI) et le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) prendront également la parole lors de la conférence de presse. Chaque groupe partagera brièvement son expertise, ses observations et ses profondes inquiétudes concernant l’impact du Grand Prix de Montréal sur les femmes dans la prostitution en particulier et les rapports sociaux de sexe en général.

La conférence de presse sera également l’occasion de lancer une action visant à sensibiliser la mairie de Montréal de même que Tourisme Montréal aux coûts humains et sociaux des évènements qu’ils promeuvent. En effet, malgré un engagement électoral clair de la part de M. Coderre à lutter contre l’exploitation sexuelle, malgré des politiques en matière d’égalité municipale et provinciale reconnaissant la prostitution comme une forme de violence envers les femmes et malgré la nouvelle loi canadienne criminalisant l’achat et la vente des services sexuels d’autrui le manque de volonté politique et de ressources accordées à la lutte contre l’exploitation sexuelle est consternant. Cette situation est particulièrement intolérable en marge d’évènements promus par la Ville et que l’on sait être des moments forts pour l’industrie du sexe, la traite interne et externe et le tourisme sexuel…

 

Quoi : Conférence de presse

Quand : mercredi 3 juin à 10h30

Qui : CLES, CAFES, CATHII, MCVI

 : Locaux de la CLES

Mot-clic : #GrandPrixMTL

 

Ce communiqué est co-signé par :

Le Collectif d’aide aux femmes exploitées sexuellement (CAFES)

Le Mouvement contre le viol et l’inceste (MCVI)

Le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII)

 

 

Et appuyé par :

Centre d’aide aux familles latino-américaines (CAFLA)

Regroupement québécois des Centres d’aide et de luttes aux agressions à caractère sexuelle (RQCALACS)

Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Le Y des femmes de Montréal (YWCA)

Communiqué : La CLES célèbre aujourd’hui 10 ans de luttes féministes abolitionnistes

Montréal, le mardi 26 mai 2015 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) célèbre aujourd’hui 10 années d’existence, de solidarité, de services aux femmes et de luttes féministes abolitionnistes.

Au cours de ses 10 ans d’existence, la CLES a su accroitre la sensibilisation du public et des éluEs aux enjeux liés à la prostitution. Elle a remis à l’avant-scène l’urgence de parler de prostitution et de soutenir les femmes prises dans la prostitution tout autant que celles qui en sont sorties. Joignant la parole aux actes, la CLES a accompagné, au fil des dernières années, de nombreuses femmes et a offert un espace de parole et d’engagement aux survivantes de la prostitution. Forte d’un membership de 50 groupes à travers le Québec et de plus de 200 individuEs, membre fondatrice de la Coalition (pan-canadienne) des femmes pour l’abolition de la prostitution et de CAP international, la CLES a su s’allier, rejoindre et mobiliser différents milieux. Elle a même contribué à changer la loi canadienne en matière de prostitution.

Ces réalisations – ces luttes, ces gains et les mille projets que la CLES porte – seront soulignées tout au long de l’année à venir. Pour lancer les célébrations, la CLES organise aujourd’hui une soirée spectacle, précédée d’un 5@7 au Café l’Artère (7000 avenue du Parc) pour ses partenaires et ses membres. La soirée est mixte et gratuite.

Quoi : 10 ans de la CLES / 5@7 / Soirée spectacle

Quand : 26 mai 2015 / 17h@19h / 19h à 20h30

Où : Café l’Artère, 7000 avenue du Parc, Montréal

Communiqué: Vive réaction de la CLES à un reportage présentant la prostitution comme un besoin

Montréal, le vendredi 8 mai 2015 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est consternée par les propos entendus sur les ondes de Ici Radio-Canada Première hier, jeudi 7 mai, concernant le reportage Sexualité et ainés : quand la prostitution est une solution de Marie-Ève Tremblay, de même que par le contenu du reportage lui même.

Ce reportage, de même que le traitement médiatique dont il a bénéficié à Ici Radio-Canada Première, pose trois principaux problèmes. D’abord, à plusieurs reprises, tant lors de l’entrevue à C’est pas trop tôt que dans le reportage de Mme Tremblay, la prostitution est amalgamée à un besoin. Si le fait d’avoir une sexualité épanouie et d’entrer en relation, de façon intime ou non, avec d’autres personnes, peuvent être de réels besoins, ils ne sont pas des « droits » et ne commandent en rien à d’autres le « devoir » d’y subvenir. De plus, si la sexualité est un besoin, le fait d’avoir une relation sexuelle avec une femme n’en est pas un. Il est au mieux un désir. Pourtant c’est là la seule version de la sexualité présentée dans le reportage alors qu’une sexualité épanouie peut être vécue seul, sans avoir recours à la prostitution. Ainsi le reportage induit le public en erreur en amalgamant de façon indue prostitution et besoins.
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« Ni client, ni complice ! » la CLES vous invite à prendre position

#NCNP

Montréal, le mercredi 29 avril 2015 – Dans la foulée de la sortie du documentaire Le commerce du sexe de la réalisatrice Ève Lamont, la CLES réactive sa campagne « Ni client, ni complice ! Refusons la banalisation de l’exploitation sexuelle ».

Cette campagne, d’abord lancée dans le cadre de la Journée internationale de non-prostitution, invite hommes et femmes à prendre position contre la banalisation croissante du phénomène social inégalitaire, raciste, sexiste et violent qu’est la prostitution en affirmant qu’ils et elles ne seront « Ni client, ni complice », une affirmation qu’il est possible de faire en partageant l’image de la campagne sur les réseaux sociaux avec le mot clic #NiClientNiComplice ainsi qu’en téléversant un témoignage ou un égo-portrait sur le Tumblr de la campagne.

Le film Le commerce du sexe, nouveau documentaire de la réalisatrice Ève Lamont (L’imposture), constitue une plongée percutante dans l’industrie du sexe tarifé et révèle l’envers du décor d’un nouvel esclavage des temps modernes. Nous sommes convaincues que le film saura sensibiliser le public et favoriser une prise de position contre la pratique inégalitaire qui est à la base de cette industrie, la prostitution.

La CLES profitera de la première du film, à l’Excentris le 1er mai, pour installer un « photomaton » où les cinéphiles pourront être prisES en photo avec le slogan de la campagne ou ses dérivés. Ces photos seront téléversées sur les réseaux sociaux afin de créer un mouvement. « En réalisant cette action toute simple on contre l’idée que l’exploitation sexuelle et la banalisation du commerce du sexe sont des éléments que l’on doit tolérer, affirme Diane Matte, organisatrice communautaire à la CLES. Par-delà les discours lénifiants entourant la prostitution, Ève Lamont a su, encore une fois, ramener à l’avant-scène le vrai discours qui la sous-tend. Nous souhaitons que de plus en plus d’hommes affirment qu’ils ne seront pas clients et que tous et toutes refusent d’être complices en se rangeant du côté des femmes et de l’égalité des sexes plutôt que du côté d’une industrie milliardaire qui profite de l’exploitation d’autrui. Nous savons que beaucoup de gens peuvent se rallier à cette affirmation, voici l’occasion de passer à l’action ».

Mots clic : #NiClientNiComplice #CommerceDuSexe
niclientnicomplice.tumblr.com

Communiqué : La CLES devant la commission parlementaire sur les agressions sexuelles : la violence sexuelle existe de deux façons, sous la forme d’agression à caractère sexuel et de l’exploitation sexuelle

Montréal, le mardi 24 mars 2015 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) sera entendue cet après midi à 15h devant la Commission des relations avec les citoyens, dans le cadre des consultations particulières portant sur le Rapport sur la mise en œuvre du plan d’action gouvernemental 2008-2013 en matière d’agression sexuelle.

La CLES y défendra l’idée que la violence envers les femmes constitue la pierre angulaire de la domination masculine et que les agressions sexuelles, de même que l’exploitation sexuelle ne sont que deux faces d’une même médaille, celle de la violence sexuelle. Cette violence sexuelle s’inscrit dans un continuum de violence dans la vie des femmes – comprenant les violences sexuelles, physiques, verbales, économiques, etc. – auquel il est impératif de s’attaquer.

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Communiqué: Lancement de la Trousse virtuelle d’outils pour lutter contre le sexisme Basta les images sexistes!

Montréal, le lundi 23 février 2015 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est fière d’annoncer le lancement de la Trousse virtuelle Basta les images sexistes qui aura lieu le 24 février 2015.

La trousse virtuelle Basta les images sexistes! s’adresse aux jeunes de 15 ans et plus, aux adultes qui interviennent auprès d’elles et d’eux (dans les milieux scolaires, communautaires, institutionnels, féministes, etc.) et à toutes celles et tous ceux qui souhaite lutter contre le sexisme. Elle regorge d’outils pour démasquer le sexisme dans les images qui nous entourent, pour dénoncer la production et la diffusion d’images sexistes dans l’espace public et revendiquer un imaginaire visuel cohérent avec l’égalité des sexes. Outre une foule d’information, des liens vers d’autres ressources et des quizz, un guide d’animation sera disponible sur le site ainsi qu’en version papier sur commande.

La CLES remercie les partenaires qui ont contribué à la réalisation de la trousse Basta les images sexistes!, soient la Coalition nationale contre les publicités sexistes (CNCPS), le Y des femmes de Montréal, la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) et les bailleurs de fonds, le Secrétariat à la condition féminine pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la Fondation canadienne des femmes.

Dès demain, 24 février 2015, vous trouverez la Trousse Basta les images sexistes! à l’adresse www.bastalesimagessexistes.org Vous trouverez ci-joint les images annonçant la sortie de la Trousse. Sur Twitter, les mots-clics utilisés sont #Basta le #sexisme et la #pubsexiste

La prostitution, un crime contre la personne

Par Éliane Legault-Roy, responsable des communications pour la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle et Me Janine Benedet, avocate et professeure de droit à l’Université de Colombie-Britannique.

Ce texte est paru dans Le Devoir du samedi  décembre 2014

La Presse canadienne titrait samedi que « plus de 60 groupes s’opposent à la nouvelle loi » sur la prostitution et demandent sa non-application par les provinces ainsi que la légalisation de la prostitution. Alors que les médias relaient la nouvelle, il importe de rappeler quelques faits.

 

Le poids du nombre ?

De très nombreux groupes appuient la criminalisation de l’achat des services sexuels et du proxénétisme contenue dans la nouvelle loi. C’est le cas de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et des quelques 50 groupes qui en sont membres, dont plusieurs centres d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuels (CALACS) et maisons d’hébergement, tous bien au fait de l’impact de la prostitution sur la vie des femmes.

Des groupes de survivantes de la prostitution, dont Sextrade 101, Formerly Exploited Voices Now Educating (EVE) et le Collectif d’aide aux femmes exploitées sexuellement (CAFES) ont salué l’adoption de la loi alors que des groupes de femmes d’origines diverses ont souligné l’importance de lutter contre l’offre et la demande pour des pratiques racistes qui ciblent certaines communautés. La représentation des femmes asiatiques dans les publicités ‘adultes’ et la pornographie propage des stéréotypes et conditionne les hommes à demander que nous soyons ‘délicates’, des ‘geishas’ ou ‘poupées chinoises’, explique Sarah Mah de l’Asian Women Coalition Ending Prostitution.Quant à l’Association des femmes autochtones du Canada elle estime que la prostitution exploite et accroit l’inégalité des femmes autochtones en raison de leur genre et de leur race.

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Communiqué: La CLES souligne l’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation

Montréal, le vendredi 5 décembre 2014 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) tient à souligner l’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation, ce samedi 6 décembre, journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Il s’agit d’une première en Amérique du Nord et d’un pas important pour la lutte contre la violence envers les femmes

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Communiqué: La CLES célèbre le changement législatif en matière de prostitution au Canada

Montréal, le jeudi 6 novembre 2014 – La CLES tient à souligner l’adoption de la loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation. Cette loi sur la prostitution, jusqu’à récemment mieux connue sous le nom de projet de loi C-36, vient enfin changer le paradigme dans lequel nous pensons et agissons face à la prostitution au Canada.

En effet, après l’avoir longtemps considéré comme une nuisance publique et un crime sans victime, la législation canadienne prendra désormais en compte la violence qui est inhérente à la prostitution, l’atteinte à l’égalité entre les femmes et les hommes qu’elle constitue de même que l’importance de soutenir les femmes dans leurs démarches de sortie. Ce changement de paradigme fait également en sorte que clients et proxénètes seront désormais les cibles privilégiées de la loi, qui criminalise l’achat d’actes sexuels, le proxénétisme ainsi que le fait d’annoncer les services sexuels d’autrui.

La CLES, qui fêtera ce printemps ses dix ans d’existence, travaille depuis ses débuts à la reconnaissance de la prostitution comme violence à l’égard des femmes. Elle a développé, au fil des années, des services de première ligne uniques au Québec afin de soutenir les femmes prises dans la prostitution, entre autres dans leurs démarches de sortie, réalisé de nombreuses recherches d’envergure afin d’informer sa pratique mais également les décideurs et a travaillé d’arrache pied à sensibiliser population et éluEs à la nécessité d’adopter le modèle socio-juridique abolitionniste ou nordique. Elle a également contribué concrètement au changement législatif en témoignant devant le comité permanent de la justice et des droits de la personne et devant le Sénat ainsi qu’en intervenant, par la voix de la Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution, devant la cour d’appel de l’Ontario et la Cour suprême du Canada dans la cause Bedford c. Canada.

Pour toutes ces raisons, la CLES se réjouit de l’adoption de la nouvelle loi sur la prostitution. Il importe désormais que les gouvernements mettent en place les moyens nécessaires pour soutenir la loi, tant au niveau de la sensibilisation du public qu’au niveau de la mise en place d’alternatives réelles à la prostitution et du soutien aux femmes dans leurs démarches de sortie. Il importe également que les partis d’opposition s’engagent à ne pas faire de politique partisane au détriment des femmes et à maintenir le cap advenant leur élection.

Finalement, la CLES, tout comme la vaste majorité des groupes qui travaillent de près ou de loin avec les femmes dans la prostitution, souhaite ardemment que l’article criminalisant la sollicitation près des écoles ne soit jamais appliqué, afin qu’aucune femme ne soit plus jamais criminalisée pour l’exploitation qu’elle subie.

Communiqué : Qui, au gouvernement, défend les femmes?

Montréal, le 6 octobre 2014 – À quelques heures d’une rencontre avec le Secrétariat à la Condition féminine (SCF) sur la révision de programmes du gouvernement du Québec en l’absence de la ministre à la Condition féminine, les regroupements nationaux ont décidé de rendre public leurs soucis quant aux orientations du gouvernement.

Les regroupements nationaux des groupes de femmes du Québec se demandent qui au sein du gouvernement défend les intérêts des femmes. Le saccage des services publics ne fera qu’empirer la situation des femmes. « Les coupures actuelles et la révision de programmes impliquent une nette régression sur les avancées des trente dernières années du féminisme » dénoncent les regroupements. « Le gouvernement ne semble ni documenter ni se soucier des impacts, présents et à venir, sur les femmes et sur leur droit à l’égalité. » s’étonnent-elles.

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Communiqué: « Ni client, ni complice ! » un appel de la CLES à lutter contre la banalisation de l’exploitation sexuelle

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Montréal, le jeudi 2 octobre 2014 – Le 5 octobre de chaque année est soulignée partout dans le monde la Journée internationale de non-prostitution. Cette année, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) marque cette date en lançant une campagne sur les réseaux sociaux intitulée « Ni client, ni complice! Refusons la banalisation de l’exploitation sexuelle ».

La prostitution est profondément inégalitaire. Elle se nourrit des inégalités systémiques et touche particulièrement les femmes, les personnes pauvres, racisées, vivant avec un handicap, un problème de consommation ou un vécu de violence. Elle est également extrêmement dangereuse, les personnes prostituées au Canada connaissant un taux de mortalité 40 fois supérieur au reste de la population. Il ne s’agit donc pas d’un simple « choix individuel » et jamais ce phénomène social ne devrait faire l’objet de blagues ou de banalisation.

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Communiqué: « Sortir de la prostitution : enjeux et défis » Une conférence et un colloque

Montréal, le mercredi 10 septembre 2014 – La Maison de Marthe et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) s’allient pour organiser une conférence publique « Corps disloqués, âmes brisées : les conséquences physiques et psychiques de la prostitution » qui se tiendra le vendredi 3 octobre 2014 de 18 h 30 à 20 h 30 à l’auditorium Roland-Arpin du Musée de la Civilisation à Québec (gratuit, contribution volontaire).

Madame Judith Trinquart, médecin légiste et de santé publique, Secrétaire générale de l’Association Mémoire Traumatique et Victimologie de Paris, l’une des rares spécialistes des conséquences de la pratique de la prostitution, partagera plus de 15 années d’observations sur le terrain et ses propositions pour une intervention auprès des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution. Mesdames Rose Dufour, fondatrice et directrice de La Maison de Marthe, Diane Matte, coordonnatrice de la CLES et Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme, participeront également à cette conférence. Le tout sera animé par Isabelle Guilbeault, bien connue des auditrices et auditeurs de Radio-Canada. Cette conférence constitue la première étape d’un colloque ayant pour thème « Sortir de la prostitution : enjeux et défis » qui se déroulera à Québec au printemps 2015.

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Communiqué: La CLES devant le Sénat pour le projet de loi C-36 sur la prostitution

Montréal, le mardi 9 septembre 2014 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) sera à Ottawa demain, mercredi 10 septembre, pour témoigner devant le Sénat du Canada de son appréciation du projet de loi C-36 comme elle l’a fait en juillet dernier devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne.

Mme. Diane Matte, qui représentera la CLES, exposera dans son allocution les avancées réelles pour la sécurité des femmes que des lois similaires à C-36 ont permises ailleurs dans le monde. Elle expliquera également de quelle façon C-36 est conforme au jugement de la Cour Suprême, puisque l’objectif même de la loi est changé pour ne plus voir la prostitution comme une question de désordre public mais plutôt comme une menace à l’égalité et à la sécurité des femmes. Finalement, Mme Matte réitèrera la nécessité de ne jamais criminaliser les femmes pour l’exploitation qu’elles subissent, quels que soient les lieux où cette exploitation survient.

La CLES participera également à 10h à une conférence de presse conjointe avec la Asian Women Coalition Ending Prostitution (AWCEP), l’Association canadienne des centres contre les agressions à caractère sexuel (CASAC), Sextrade 101, Sex Trafficking Survivors United et Vancouver Rape Relief and Women’s Shelter.

Quoi :                Conférence de presse

Quand :            Mercredi 10 septembre 2014 à 10h

Où :                   Salle de conférence Charles-Lynch, Bloc Centre, Chambre des communes

Veuillez noter que les témoignages devant le Sénat seront diffusés en direct sur ParlVU (la CLES témoignera entre 11h et 12h30). Vous pouvez également consulter le mémoire déposé par la CLES devant le Comité permanent de la justice sur le site de la CLES.

Communiqué: Des groupes de femmes oeuvrant pour l’égalité tiendront une conférence de presse à propos du projet de loi C-36

OTTAWA, Ontario le lundi 7 juillet 2014 – Le Comité permanent de la justice et des droits de la personne entendra cette semaine les opinions et recommandations de différentEs expertEs concernant le projet de loi C-36 Pour la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation.

Durant ces audiences, de nombreux groupes de femmes feront valoir leur analyse du projet de loi, à la lumière de leur travail auprès et avec les femmes dans la prostitution.

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Communiqué: La CLES devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne

Montréal, le jeudi 3 juillet 2014 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) témoignera lundi le 7 juillet prochain à 15h30 devant le Comité permanent de la justice à Ottawa dans le cadre des audiences sur le projet de loi C-36 Sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation.

 

Dans le mémoire que nous avons fait parvenir au Comité, nous réitérons notre soutien au projet de loi C-36 qui se propose de criminaliser l’achat de services sexuels, de même que le proxénétisme et la publicité pour les services sexuels d’autrui. Nous apprécions le changement de paradigme, d’une vision basée sur la personne prostituée vers une qui remet en question le choix des hommes d’acheter et de vendre le corps des femmes, le tout dans une perspective d’égalité.

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Point de presse sur le nouveau projet de loi sur la prostitution au Canada

Montréal, le mercredi 4 juin 2014 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) a le plaisir de vous inviter à un point de presse qu’elle tiendra demain à 9h30 en compagnie de la CSN, du Comité d’action contre la traite interne et internationale (CATHII) et du Regroupement québécois des Centre d’aide et de luttes contre les agressions à caractère sexuel ( RQ-CALACS, à confirmer) afin de faire le point sur le projet de loi sur la prostitution qui sera déposé aujourd’hui à Ottawa.

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Communiqué : Une majorité en faveur du modèle nordique

Montréal, le lundi 2 juin 2014 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) se réjouit des résultats présentés dans le rapport sur la consultation publique concernant les infractions publiques liées à la prostitution. Cette consultation, menée du 17 février au 17 mars dernier avait pour objectif d’éclairer le gouvernement sur l’opinion de la population canadienne en vue de la rédaction des nouvelles lois sur la prostitution.

Cette consultation a révélé l’appui d’une majorité au modèle législatif abolitionniste ou modèle nordique. En effet, alors que les deux tiers des répondantEs croient que les personnes prostituées ne devraient pas être criminalisées, 56% croient qu’acheter les services sexuels de quelqu’unE devrait constituer une offense criminelle tout comme le fait de profiter de la prostitution d’autrui (62%).

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Communiqué de la Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution: Les femmes ne sont pas à vendre

Ottawa, le 24 mars 2014 – En décembre 2013, la Cour suprême du Canada a jugé inconstitutionnelles certaines portions des lois criminelles concernant les bordels et les agences d’escortes (maisons de débauche), la prostitution de rue (communication) et le proxénétisme (vivre des fruits de la prostitution) et a maintenu que la déclaration de l’invalidité devait être suspendue pendant 12 mois afin de donner au Parlement la possibilité de voter de nouvelles lois. Le Parlement doit réagir à cette décision en 2014 conformément à ses obligations constitutionnelles et internationales afin de protéger et de promouvoir l’égalité des femmes.

Nous sommes des organisations comptant des décennies d’expérience dans la défense des droits des femmes au Canada. Nos organisations membres (voir ci-dessous) fournissent des services de première ligne en gestion de crise et des services contre la violence tout en représentant et en défendant les droits pour les femmes et les filles qui sont prises dans la prostitution, qui sont criminalisées ou incarcérées en lien avec la prostitution, qui tentent de se sortir de la prostitution, qui sont ciblées pour la prostitution ou ayant étant victimes de violence masculine, incluant la prostitution.

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Communiqué: Arrestations du 15 mars : plus de 50 organisations interpellent les élu-e-s municipaux

Montréal, le 21 mars 2014 – Après la publication de la lettre signée par 120 intellectuel-le-s, c’est au tour des organisations syndicales, étudiantes, communautaires, féministes et de défense des droits de dénoncer la dérive policière du 15 mars dernier. La Ligue des droits et libertés (LDL), appuyée par 55 autres organisations, demande aux élu-e-s municipaux d’intervenir pour que de telles atteintes à la liberté d’expression ne se reproduisent plus.

L’arrestation massive survenue en fin de semaine dernière confirme une fois de plus ce que les organisations dénoncent depuis plus d’un an : le règlement P6 brime le droit de manifester et ouvre la porte à l’arbitraire policier et au profilage politique.

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Communiqué: La prostitution n’a rien d’un beau malaise

Montréal, le jeudi 27 mars 2014 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) réagit à l’émission Les beaux malaises présentée hier sur les ondes de TVA. Dans cet épisode, l’humoriste et comédien Martin Matte « offre » les services d’une personne prostituée à son frère handicapé, prétextant que ce dernier ressent le « besoin » d’avoir une relation sexuelle avec une femme. Au-delà d’une banalisation de la prostitution à des fins humoristiques (douteuses), l’auteur fait la promotion tout au long de l’épisode ainsi que dans un article du Journal de Montréal datant du 25 mars 2014 (Une finale des Beaux malaises engagée ) de la décriminalisation de la prostitution au bénéfice des personnes vivant avec un handicap.

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Communiqué: changement de position de la Ville de Montréal sur les salons de massage : un revirement qui inquiète la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle

Montréal, le jeudi 20 février 2014 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est surprise d’apprendre ce matin que la responsable de la sécurité publique à l’exécutif de la Ville de Montréal, Madame Anie Samson, songe à tolérer les salons de massages et à imposer un contrôle identitaire aux femmes qui s’y trouvent. Il s’agit là de mesures non seulement inefficaces et insuffisantes mais aussi d’un virage à 180 degrés par rapport aux intentions précédemment exprimées par Madame Samson. Celle-ci a en effet affirmé à plusieurs reprises – et lors de notre rencontre avec elle – vouloir lutter contre ces salons, dont elle disait, dans La Presse du 18 décembre 2013, « que c’est souvent le milieu criminalisé qui contrôle ces salons. On ne veut pas juste les fermer, on veut aussi réinsérer ces femmes dans la communauté».

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Communiqué: Des groupes de femmes en quête d’égalité continuent de revendiquer une réforme des lois sur la prostitution

Ottawa, le 20 décembre 2013 – La Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution – une coalition pancanadienne de groupes de femmes en quête d’égalité – réserve un accueil mitigé à la décision de la Cour suprême du Canada en ce qui concerne les lois sur la prostitution au pays.

La coalition a fait valoir devant le tribunal que parce que la grande majorité des femmes en venaient à la prostitution en raison de conditions d’inégalité économique, sociale et raciale, les lois pénalisant les femmes impliquées dans la prostitution doivent être abrogées. Cependant, les lois qui empêchent les hommes d’acheter, de vendre ou de tirer profit de femmes impliquées dans la prostitution sont des mesures de protection importantes qui doivent être conservées.

Diane Matte, de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle a déclaré : «Ce que nous savons au sujet de la prostitution, c’est que les femmes sont amenées dans la prostitution à cause d’un manque de choix dans leur vie, un manque de ressources ou la pauvreté pure et simple, un passé de violence sexuelle, ou simplement par la ‘normalisation’ de l’industrie du sexe. Ensuite, elles se retrouvent piégées. Le gouvernement doit prévenir l’exploitation sexuelle et pénaliser l’achat d’actes sexuels. C’est la seule option réaliste pour assurer la ‘sécurité’ des femmes. »

«Nous sommes critiques de la décision de la Cour suprême d’abroger ces lois sans différencier les femmes qui sont dans la prostitution des hommes qui achètent des services sexuels», a déclaré Jacqueline Gullion, de l’Association canadienne des centres contre le viol. «À titre d’intervenantes, nous avons fait valoir que le niveau extraordinaire de danger que vivent les femmes dans la prostitution provident des clients, des propriétaires de bordel, des proxénètes et des profiteurs qui imposent et réclament l’accès sexuel des hommes au corps des femmes. La décriminalisation de ces hommes ne protègera pas les femmes prostituées.»

La coalition va poursuivre sa campagne intitulée Nous voulons plus pour les femmes, afin de presser le parlement canadien à présenter un programme législatif intégré qui reflète les valeurs de dignité et d’égalité. Ses organisations membres encourageront le Canada à suivre l’exemple de la Suède, de la France et des autres pays qui ont interdit aux hommes d’acheter des services sexuels, tout en assurant aux femmes une sécurité économique qui les protège de devoir recourir à la prostitution.

Communiqué: Portrait d’une industrie du sexe florissante et des besoins criants des femmes qui en sont victimes

Montréal, le lundi 1er décembre 2013 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) présentait ce matin, à la veille de la rencontre interministérielle sur l’exploitation sexuelle à laquelle elle participera cette semaine, les résultats préliminaires de deux recherches-actions d’une ampleur inégalée au Québec.

La première recherche, portant sur les lieux de l’industrie du sexe à Montréal, met en lumière une réalité qu’il est impossible d’ignorer : l’industrie de l’exploitation sexuelle des femmes et des filles est une industrie qui ne cesse de se diversifier et qui réussit à fleurir en contournant lois et services policiers. Au total, 1077 lieux physiques ou annonces reliés à l’industrie du sexe ont été recensés pour le Grand Montréal, un nombre impressionnant et consternant mais qui ne fait pourtant état que des lieux d’exploitation ayant pignon sur rue ou s’affichant publiquement. De ce nombre, pour l’Ile de Montréal, 74,7% sont des salons de massages dits érotiques.

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Communiqué d’invitation: Présentation des résultats préliminaires de deux recherches inédites menées par la CLES

Montréal, le jeudi 28 novembre 2013 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) a le plaisir de vous inviter à une conférence de presse présentant les résultats préliminaires de deux recherches qu’elle a menées au cours de la dernière année.

La première recherche est, en fait, une mise à jour du portrait des lieux reliés à l’industrie du sexe à Montréal que nous avion effectuée en 2011. Qu’il s’agisse d’agences d’escorte, de bars de danseuses, de salons de massage, etc., l’industrie du sexe à Montréal et en région est très présente et a le vent dans les voiles.

La seconde porte sur les besoins des femmes dans la prostitution. Une équipe de trois chercheures aidée de plusieurs enquêtrices a travaillé d’arrache pied durant près d’un an pour effectuer cette recherche d’une ampleur jamais vue au Québec. En effet, plus de 110 femmes, dans six régions administratives du Québec, ont accepté de répondre à un questionnaire et participé à des entrevues individuelles.

La conférence de presse, d’une vingtaine de minutes suivie d’une période de questions, aura lieu lundi prochain le 2 décembre au 7105 rue St-Hubert suite 300. Vous sera remise sur place une pochette de presse contenant communiqué, faits saillants et carte des lieux de l’industrie du sexe à Montréal.

Au plaisir de vous accueillir pour cette occasion unique d’en apprendre davantage sur les lieux d’exploitation sexuelle et les besoins des femmes dans la prostitution.

 

Quoi : Présentation des résultats préliminaires de deux recherches inédites

Quand : Lundi 2 décembre, 10h

Où : 7105 rue St-Hubert, suite 300, Montréal

 

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Contact médias :

Éliane Legault-Roy

Responsable des communications

CLES : 514-750-4535

Cell. Médias : 514-692-4762

Communiqué: L’inclusion de toutes les femmes passe par la reconnaissance de toutes les violences qu’elles subissent

Montréal, le jeudi 21 novembre 2013 – La fin de semaine dernière, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), comme bien des individues et groupes de femmes du Québec, a participé au grand rassemblement féministe des États généraux de l’action et de l’analyse féministes.

La CLES y a donné, en collaboration avec le Regroupement québécois des centres d’aides et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec et le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence et de violence conjugale du Québec, un atelier intitulé « La violence sexiste contre les femmes : de l’indignation à l’action! » auquel une soixantaine de femmes ont participé. Des membres et travailleuses de la CLES ont aussi participé à une variété d’ateliers et ont siégé sur les plénières afin de faire valoir leur vision du féminisme sur différents sujets, selon leurs intérêts personnels et sur une base volontaire.

Durant cette belle fin de semaine, plusieurs propositions ont été adoptées, qui étaient soit issues du cahier de propositions émanant du long processus de préparation des États généraux soit nées des réflexions et discussions inspirées par les ateliers. La CLES se réjouit que des propositions concernant la lutte contre le sexisme et la pornographie, la reconnaissance de la violence exercée par les prostitueurs et proxénètes à l’égard des femmes et l’engagement d’offrir des ressources pour les femmes qui veulent sortir de la prostitution aient été adoptées en plénière. Il a aussi été adopté à la majorité simple en sous-plénière (en présence d’une centaine de femmes) que le mouvement féministe québécois endosse un modèle socio-juridique qui décriminalise les femmes dans la prostitution, procure des alternatives économiques et du soutien social pour prévenir l’entrée dans la prostitution ainsi que pour celles qui souhaitent en sortir ou en sont déjà sorties et finalement, qui responsabilise et criminalise les clients et les proxénètes.

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