Lettres et communiqués

Communiqué de presse

pour diffusion immédiate

 

Vers un record d’arrestations de présumés proxénètes : et les clients?

Montréal, le jeudi 27 juillet – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)  salue la hausse d’arrestations de présumés proxénètes, rapportée par le Journal de Montréal du 27 juillet 2017,  mais rappelle que les corps policiers doivent mettre autant d’efforts dans l’arrestation des clients.  Tant qu’il y aura des clients, des proxénètes, et toute une industrie derrière eux, voudront tirer profit de ce lucratif commerce.

Les femmes qui fréquentent la CLES le disent : les clients veulent des femmes de plus en plus jeunes, amenant les proxénètes et les recruteurs à s’activer pour répondre à cette demande. Les fugueuses sont constamment dans la mire des proxénètes, mais aussi toutes les femmes, vulnérables ou non. Avec la banalisation actuelle de l’industrie du sexe à Montréal et ses centaines de lieux répertoriés, les proxénètes et les recruteurs ont le beau jeu pour promettre une vie glamour.

Et un problème majeur demeure : le fardeau de la preuve doit être renversé. Ce sont les présumés proxénètes qui devraient avoir à prouver qu’ils n’en sont pas. Les victimes sont peu nombreuses à vouloir dénoncer et on les comprend : les proxénètes les ont menacées et elles en ont peur. L’idée de se retrouver côte à côte dans une salle de tribunal les empêche de dénoncer. En plus, de nombreux proxénètes maintiennent les femmes dans une situation de dépendance financière : si elles dénoncent, elles n’ont plus de quoi vivre!

Il est grand temps de faciliter la dénonciation, d’offrir une sécurité et un toit aux femmes et de réinvestir l’argent du crime dans les organismes qui aident les femmes. La sortie de la prostitution est un parcours ardu, rempli d’obstacles et de préjugés. La CLES souhaite que l’argent gagné sur le dos des femmes revienne aux femmes et que les clients, à la source du problème, soient aussi inquiétés.

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 Contact médias

Martine B. Côté

martine.b.cote@lacles.org

Téléphone : 514-750-4535

 

Montréal,  le 14 juin 2017 – En réaction au bilan du SPVM et de la GRC en lien avec l’exploitation sexuelle entourant le tenue du Grand Prix du Canada (http://bit.ly/2s2pkuv), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) se réjouit que les corps policiers fassent leur travail et applique la loi. Elle est quand même en vigueur depuis 2014… et jusqu’à maintenant, très peu d’arrestations de clients et de proxénètes ont été effectuées. Évidemment, nous souhaitons que le travail des policiers visent tous les clients et les proxénètes, pas seulement ceux qui cherchent des mineures. La prostitution s’inscrit dans un continuum de violence, que les femmes aient 16 ou 19 ans!

Nous espérons aussi que lors de ces arrestations, les corps policiers aient respecté le fait qu’avec la nouvelle loi, aucune femme ne peut être criminalisée pour sollicitation (à moins de circonstances que nous déplorons, d’ailleurs, et pour lesquelles nous continuons à faire pression sur le gouvernement Trudeau). Nous rappelons aux policiers que nous comptons sur eux et elles pour diriger les femmes vers les organismes d’accompagnement appropriés et les invitons à nous consulter davantage, dans un souci d’unir nos efforts et nos expertises distinctes afin de lutter contre l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes.

Le Grand Prix 2017 est terminé : mais l’exploitation sexuelle à Montréal, c’est à l’année! Nous demandons aux corps policiers de poursuivre leur travail de prévention et d’enquête. La CLES fait une une campagne de sensibilisation pendant le Grand Prix, mais c’est 365 jours par année que des femmes qui sont dans l’industrie, qui tentent d’en sortir ou qui en sont sorties nous parlent de l’exploitation qu’elles subissent.

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Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles, une campagne de sensibilisation à l’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix de Formule 1 du Canada

 Montréal, le 30 mai 2017 – En vue du Grand Prix du Canada, Le Y des femmes de Montréal, le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) se sont associés dans une campagne de sensibilisation à l’exploitation sexuelle entourant cet événement. Sous le thème Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles, les organisations concertées souhaitent sensibiliser la population au recrutement de femmes et de filles qui s’intensifie lors des festivités de la Formule 1. www.untropgrandprix.com

Le Grand Prix de Formule 1 est tristement reconnu pour son objectivation du corps des femmes. Le lien entre culture automobile et femmes-objets semble aller de soi pour beaucoup trop de gens. Cette année, nous sommes doublement inquiètes, car Montréal accueille non seulement la F1 mais un deuxième événement de course automobile, le Championnat FIA de formule E, à la fin juillet.

Hausse du recrutement

De nombreuses femmes qui fréquentent nos organismes témoignent de l’intensification du recrutement de femmes afin de répondre à cette hausse de la «demande» pour des services sexuels pendant la fin de semaine du Grand Prix. Que ce soit aux stations de métro, près des écoles, des centres commerciaux ou sur les réseaux sociaux, des proxénètes proposent aux femmes d’être escortes ou hôtesses; de faire un coup d’argent rapide et de vivre une fin de semaine de luxe et de glamour en jouant les «girlfriend experience». Mais au final, c’est d’exploitation sexuelle dont il est question.

Prévention

Des centaines d’affiches et de tracts ont été distribués dans les centres jeunesse, les maisons de jeunes, les cliniques de santé sexuelle, des cafés et plusieurs autres lieux fréquentés par les jeunes. Grâce à la collaboration des Programmes Prévention jeunesse de Laval et de Longueuil, la campagne Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles a aussi pu se déployer en dehors de Montréal.

Pendant le Grand Prix de Formule 1, Montréal devient plus que jamais une plaque tournante de l’exploitation et de la traite, une ville où on peut acheter des services sexuels en un claquement de doigts. Une simple recherche internet permet de réserver des forfaits incluant des accès gratuits à des bars de danseuses, des fêtes privées avec présence de «mannequins», etc. Cette année, nous redoutons une hausse du tourisme sexuel puisque l’événement s’inscrit dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Montréal, déjà marqué par une présence touristique plus importante. Nous souhaitons vivement que les hôteliers, les bars et les restaurants ne soient pas complices de ce tourisme sexuel et qu’ils participent à l’étude commandée par la Ville de Montréal au Conseil des Montréalaises le 19 mai dernier. Nous saluons ce projet triennal qui a pour but de documenter la traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix du Canada. (https://mairedemontreal.ca/le-conseil-des-montrealaises-etudiera-la-question-de-la-traite-des-femmes-et-des-filles-durant-le-gp)

 

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Informations

Martine B. Côté

Responsable des communications

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)

Tél. 514-750-4535

martine.b.cote@lacles.org

 

 

Julie Rainville

Le Y des femmes de Montréal

Chargée des communications et des relations avec les médias

Tél. : 514-866-9941, poste 207

jrainville@ydesfemmesmtl.org