Archives de catégorie : Pour en savoir plus

Une étude majeure sur les conséquences de la prostitution

La face cachée de la prostitution : une étude des conséquences de la prostitution sur le développement et le bien-être des filles et des femmes

C’est une recherche majeure réalisée par une équipe de sept chercheures de plusieurs universités québécoises qui a été dévoilée cette semaine. On y lit des témoignages éclairants sur les conséquences de la prostitution et sur la difficulté de quitter le milieu. Un des constats de l’étude : « la prostitution ne peut plus être considérée que comme un libre-choix individuel. Les conditions sociales dans lesquelles évoluent les femmes en situation de prostitution et les violences auxquelles ces femmes sont exposées doivent également faire partie de l’équation. »

À lire!

Abolo : vrai ou faux

On écrit beaucoup de choses sur la CLES et sur les féministes abolitionnistes.

L’heure d’un VRAI ou FAUX a sonné!

1-Les abolos sont contre les femmes prostituées : FAUX

Nous, les féministes abolitionnistes, nous sommes solidaires de TOUTES les femmes. Nous demandons d’ailleurs la décriminalisation complète des femmes dans l’industrie (allô, Trudeau!). Nous voulons que le gouvernement fasse les prochains pas vers le modèle nordique (c’est parce qu’il y a des clients qu’il y a des proxénètes!)

2- La CLES offre des services d’accompagnement : VRAI

En fait, c’est ce que nous faisons 365 jours par année depuis 10 ans, mais pendant le Grand Prix de Formule 1, on fait un peu de surtemps pour sensibiliser la population à la réalité des femmes dans l’industrie et à celles qui ont choisi de la quitter. Nous offrons des services d’aide de toutes sortes (aide au logement, aide juridique, etc.), de soutien et d’accompagnement aux femmes qui SONT dans l’industrie, qui tentent d’en sortir ou qui en sont sorties.

3- La CLES est un groupuscule de femmes prohibitionnistes, moralistes et anti-sexe : a-t-on vraiment besoin de répondre?

La CLES est formée de plus de 50 groupes et 200 individues, dont plusieurs ont un vécu en lien avec la prostitution. Nous sommes une organisation féministe qui, entre autres, lutte pour un monde sans prostitution. Pour nous, la prostitution s’inscrit dans un continuum de violence des hommes envers les femmes, elle est capitaliste, colonialiste et raciste.

4- Les abolitionnistes sont sectaires : FAUX

Les femmes n’ont pas à se dire «abolo» en venant chercher des services à la CLES. On n’est pas là pour sauver les femmes ni les tirer contre leur gré de la prostitution. Nous sommes solidaires de TOUTES les femmes et les aidons dans leurs démarches, quelles que soient ces démarches.

 

 

 

5- On pourrait continuer, mais on est trop occupées à essayer de trouver des fonds pour aider les femmes dans leur recherche de logement, dans leur retour aux études, dans leurs tentatives de se défaire de l’emprise d’un proxénète, etc. etc. etc.

Mythes et réalités sur la prostitution

Il peut parfois sembler difficile de prendre position en faveur de l’abolition de la prostitution. D’abord, il s’agit d’un sujet complexe mais aussi fort émotif et les médias nous confondent parfois encore plus en rapportant en vrac une information qu’eux même ne semblent trop comprendre.

Ce que nous savons de …

Afin de faciliter la compréhension de trois des principaux axes de la lutte abolitionniste actuelle, voici trois documents qui serviront à mieux comprendre les enjeux auxquels nous faisons face, à affuter vos arguments et à mieux exprimer votre point de vue à vos proches, à vos collègues, aux éluEs que vous rencontrez ou lorsque vous prenez part à des débats sur le sujet.

Ce que nous savons de l’abolitionnisme

Ce que nous savons du modèle nordique

Ce que nous savons du jugement Bedford sur la prostitution au Canada

Arguments et contre-arguments

– 10 mythes sur la prostitution, la traite et le Modèle nordique.

http://www.mouvementdunid.org/Nos-30-arguments-en-faveur-de-l-abolition-de-la-prostitution

Nous vous conseillons également, si vous lisez l’anglais de visiter l’excellent site du groupe suédois Kvinnofronten qui présente 49 des arguments que nous servent le plus couramment les pro-travail du sexe ainsi qu les contre-arguments que nous pouvons leur répondre. Très utile! Vous trouverez la version française de ces arguments sur le site de Sisyphe.

 

Les arguments de la Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution

Au nom de l’égalité: Arguments en faveur de l’adoption du modèle nordique au Canada

 

 

 

Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution

Fruit d’une recherche financée en 2016 par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels dans le cadre du Programme de subvention pour favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels, le rapport de recherche Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution porte sur les lacunes du système de justice pénale en matière de violence envers les femmes. Il s’appuie sur les témoignages de 52 femmes victimes de violence conjugale, d’agressions sexuelles ou d’exploitation sexuelle, vivant dans 10 des 17 régions administratives du Québec ayant généreusement partagé leur parcours dans le système judiciaire

Ce projet de recherche a été réalisé en partenariat avec quatre regroupements féministes québécois luttant contre la violence à l’égard des femmes (Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle) soutenus par le Service aux collectivités de l’Université du Québec à Montréal (SAC-UQAM), ainsi par des chercheur.e.s de différentes universités (Rachel Chagnon et Myriam Dubé, UQAM ; Marie-Marthe Cousineau, Université de Montréal ; Simon Lapierre et Elizabeth Sheehy, Université d’Ottawa).

Consultez le rapport de recherche sur le site du SAC-UQAM

 

S’outiller pour mieux comprendre

Guide destiné aux proches des victimes d’exploitation sexuelle

La CLES offre du soutien aux proches des victimes d’exploitation sexuelle depuis maintenant quelques années. Au fil des rencontre de groupe de soutien avec les proches, la nécessité de produire un outil spécifique, s’adressant tant aux proches qu’aux intervenantEs a émergé. C’est ainsi qu’est né le guide “S’outiller pour mieux comprendre”.

Disponible en téléchargement ci-bas, il est également disponible en version papier, sur demande.

S’outiller pour mieux comprendre

Guide d’information destiné aux proches des victimes d’exploitation sexuelle

Témoignages de Ruchira, Shanie, Rosen et les autres

Mumbai. 29 janvier 2017

L’Inde. New Delhi. Avec ses effluves, son humidité et sa richesse côtoyant la pauvreté, on pourrait dire qu’elle est une ville des extrêmes. Last girl first, est le titre de la 2e Conférence internationale sur l’exploitation sexuelle. Se tenait à 18h la soirée d’ouverture, avec la présentation de plusieurs femmes de par le monde qui ont un vécu en lien avec la prostitution. Elles ont toutes, à leur façon, été les dernières filles peu importe d’où elles viennent, et c’est à elles, et particulièrement aux filles de l’Inde, qu’on a voulu rendre hommage.

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Racisme, colonialisme et prostitution: savoir et agir

Le 5 octobre 2016 se tenait la grande soirée publique Racisme, colonialisme et prostitution: savoir et agir organisée par la CLES. Nous avons eu la chance d’y entendre Fay Blaney, militante et organisatrice communautaire du Aboriginal Women’s Organizing Network de Vancouver, Chantal Wabanonik, une survivante et militante autochtone de Val d’Or, Jean Enriquez, directrice exécutive de la Coalition Against Trafficking Women Asie-Pacifique (Philippines), Sarah Mah, membre de la Asian Women Coalition Ending Prostitution (Canada) et Vednita Carter, survivante, auteure et directrice exécutive de Breaking Free (États-Unis).

Pour celles qui n’avaient pas la chance d’être parmi nous ce soir là, vous pouvez maintenant visionner les vidéos!

Sous-titres français à venir.

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L’accès à la justice pour les femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution

L’exploitation sexuelle a des conséquences indéniables sur les femmes et les enfants, qu’on pense aux préjudices physiques, émotionnels et systémiques. Mais qu’en est-il de l’accès à la justice pour les femmes qui ont un vécu en lien avec la prostitution? Bon nombre de ces femmes ont eu des démêlés avec la justice lorsqu’elles étaient dans le milieu de la prostitution et une fois sorties, il arrive trop souvent qu’elles doivent encore se battre, cette fois pour obtenir justice… Il n’est donc pas étonnant, que leur rapport à la justice soit quelque peu mitigé.

Pour mieux comprendre les enjeux entourant l’accès des femmes à la justice, la CLES a organisé en juin 2016 un panel composé de femmes qui, à différents niveaux, ont dû composer avec le système judiciaire. Les interventions des trois panélistes, Rose Sullivan, Chantal Wabanonik et Rachel Chagnon ont été filmées. Écoutez les ici!

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Vidéo promotionnelle de la campagne “Je soutiens le Fonds de solidarité”

bandeau Indiegogo

Le Fonds de solidarité, c’est à l’année!

Vous vous en doutez, la pauvreté est un obstacle majeur à la sortie de la prostitution et aucun soutien financier direct pour aider les femmes n’existe. C’est pourquoi nous avons mis sur pied le Fonds de solidarité. Ce Fonds ne reçoit aucun financement gouvernemental et re pose entièrement sur vos dons!

En donnant au Fonds de solidarité, vous soutenez concrètement les femmes dans leur sortie de la prostitution. Les sommes amassées permettent de défrayer des frais d’inscription au secondaire, au cégep ou à l’université, de fournir des ordinateurs ou du matériel scolaire, de payer le déménagement d’une femme vers un lieu plus sûr, offrir des passes de métro, d’offrir à des femmes et à leurs enfants des moments de répit (camps de jour et activités parascolaires), de défrayer des coûts de psychothérapie, des lunettes, etc. Aucun argent ne va à l’organisme. Merci du fond du cœur! Les dons se font via notre compte PayPal, info@lacles.org

Pour en savoir davantage sur notre Fonds, visitez la page de notre site qui lui est consacrée!

Vous pouvez également soutenir la CLES et les femmes qui la fréquentent tout au long de l’année, via Paypal, par chèque ou par virement bancaires. Pour en savoir plus visitez la section Soutenir la CLES financièrement de notre site.

Voyez ou revoyez la vidéo promotionnelle de notre campagne!

Merci de votre soutien!

Soirée publique “Sortir de la prostitution : enjeux et défis”

Un an après le succès de la soirée publique Abolir la prostitution: un choix de société et près d’un an après l’entrée en vigueur de Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation la CLES organisait, en octobre 2015, une deuxième soirée publique, cette fois sous le thème de la sortie de la prostitution.

C’est ainsi que le 5 octobre 2015, se sont réuniEs à la Bibliothèque nationale des invitéEs de marque en provenance de l’Irlande, de la France, de la Suède et du Québec afin de partager leur expertise sous le thème Sortir de la prostitution : enjeux et défis.

L’évènement a connu un succès retentissant. En effet, plus de 225 personnes se sont déplacées pour entendre Rachel Moran, survivante, auteure du livre Paid for : My journey through prostitution et fondatrice du groupe de survivantes SPACE International, la docteure Ingeborg Kraus, spécialiste du trauma et auteure de l’appel Traumathérapeutes contre la prostitution, Simon Haagstrom lieutenant détective à la section sur la prostitution et la traite humaine de la police de Stockholm ainsi que Geneviève Duché, présidente de l’association française l’Amicale du Nid.

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Dépliant d’information à l’intention des femmes dans l’industrie du sexe

Voici notre dépliant d’information destinés aux femmes dans l’industrie du sexe. Ce dépliant de 16 pages s’adresse spécifiquement aux femmes qui sont aux prises avec la prostitution afin de les informer de leurs droits et des ressources qui leur sont disponibles. Il a été réalisé par une paire-aidante contractuelle à la CLES dans le cadre d’une subvention de Justice Canada. Vous pouvez consulter le document en ligne ou encore nous contacter pour obtenir des copies papiers pour les femmes qui fréquentent votre organisme.

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Dépliant d’information à l’intention des femmes dans l’industrie du sexe

Modèle de services intégrés pour intervenir auprès des femmes dans la prostitution

La CLES rend disponible son modèle de services intégrés pour intervenir auprès des femmes dans la prostitution intitulé Pour mieux s’en sortir : connaître les réalités, être soutenues et avoir des alternatives.

L’idée de développer un modèle de services à partir de la parole des femmes est née suite à la réalisation des recherches Connaître les besoins des femmes qui ont un vécu dans l’industrie du sexe pour mieux baliser les services (menée auprès de 109 femmes étant ou ayant été dans la prostitution) et Portrait de l’industrie du sexe au Québec, toutes deux parues en 2014.

Partant des constats contenus dans ces recherches, nous avons voulu savoir comment les intervenantEs voyaient leur intervention auprès des femmes dans la prostitution et quels étaient leurs besoins. Nous avons ainsi réalisé un sondage auprès d’une vingtaine d’organismes offrant des services ou étant en contact avec des femmes dans la prostitution.

En plus de ce sondage et des recherches, un comité aviseur a également éclairé la démarche de la CLES qui a mené à la réalisation du modèle de service Pour mieux s’en sortir : connaître les réalités, être soutenues et avoir des alternatives.

Il ne s’agit pas d’une recette toute faite, mais bel et bien d’un point de départ pour une réflexion en profondeur des pratiques de votre organisme ou de votre milieu afin de mieux répondre aux besoins criants des femmes. Il se veut un outil pour tout groupe ou institution souhaitant réfléchir à son intervention et renouveler ses pratiques.

Bonne lecture !

modèle de service

Télécharger le Modèle de services intégrés pour intervenir auprès des femmes dans la prostitution
Pour mieux s’en sortir: connaitre les réalités, être soutenues et avoir des alternatives

Mémoire de la CLES dans le cadre de la Commission parlementaire sur les agressions sexuelles

La CLES a déposé un mémoire devant la Commission des relations avec les citoyens, dans le cadre des consultations particulières portant sur le Rapport sur la mise en œuvre du plan d’action gouvernemental 2008-2013 en matière d’agression sexuelle. Vous pouvez consulter ce mémoire ici. La CLES a également témoigné devant la Commission parlementaire, mardi le 24 mars 2015.

Mémoire

Violence envers les femmes, pierre angulaire de la domination masculine
Mémoire présenté à la Commission des relations avec les citoyens dans le cadre des consultations particulières sur le plan d’action gouvernemental 2008-2013 en matière d’agression sexuelle.

Conférence Sortir de la prostitution, enjeux et défis

Le 4 octobre 2014 s’est tenue à Québec, à l’initiative de La Maison de Marthe et de la CLES, une grande conférence sous le thème Sortir de la prostitution, enjeux et défis.

La soirée a été marquée par la conférence de la Docteure Judith Trinquart de même que les témoignages éloquents de survivantes de la prostitution. Le tout fut suivi par une table ronde à laquelle participaient les survivantes et la docteure Trinquart de même que la présidente du Conseil du statut de la femmes, Mme Julie Miville-Dechêne, Mme Rose Dufour, directrice de la Maison de Marthe et Mme Diane Matte, de la CLES.

La soirée, que se tenait au Musée de la civilisation, fut un succès et pour celles et ceux qui n’auraient pu y être présentEs, vous pouvez désormais regarder l’entièreté de la conférence en ligne, en trois parties.

Conférence Sortir de la prostitution, enjeux et défis, partie 1

Conférence Sortie de la prostitution, enjeux et défis, partie 2

Conférence Sortie de la prostitution, enjeux et défis, partie 3

 

Vous pouvez également lire le texte de la conférence Conséquences psychiques et physiques sur les personnes qui vivent la prostitution présentée par la Dre Judith trinquart

Mémoire présenté au Comité permanent de la justice et des droits de la personne

La CLES a témoigné en juillet dernier devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne dans le cadre des audiences sur le projet de loi C-36 sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation. En plus de son témoignage, la CLES a également déposé un mémoire exposant son appui et ses demandes de modification audit projet de loi. Il est disponible ici:

Mémoire présenté par la CLES au Comité permanent de la justice et des droits de la personne, juillet 2014

Conférence: Abolir la prostitution, un choix de société

Le 10 juin 2014 la CLES a tenu une grande conférence à l’auditorium de la Grande Bibliothèque à Montréal. La conférence, à laquelle un peu plus de 150 personnes ont assisté, a regroupé une brochette de panélistes internationaux épatante.

Vous pouvez maintenant voir ou revoir ce grand moment de l’abolitionnisme et entendre:

Stella Roy, survivante de la prostitution, livrer un témoignage touchant sur son parcours

Taïna Bien-Aimé, présidente de la Coalition Against Trafficking in Women (CATW), des États-Unis

Mikael Gustafsson, eurodéputé président de la Commission des droits de la personne et de l’égalité des genres, de la Suède

Grégoire Théry, secrétaire général du Mouvement du Nid et de la Coalition pour l’abolition de la prostitution (CAP-International), de la France

Maud Olivier, députée socialiste architecte et rapporteure du projet de loi Renforçant la lutte contre le système prostitutionnel, de la France

Bon visionnement !

Partie 1

Partie 2

Un grand merci à Ève Lamont pour la captation vidéo ainsi qu’à Stella Valiani pour le montage et la mise en ligne.

 

Portrait de l’industrie du sexe et des besoins des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution

Le Portrait de l’industrie du sexe est une réédition et une bonification du portrait déjà réalisé par la CLES en 2011. Cette fois, non seulement le grand Montréal mais aussi les villes de Chicoutimi, Gatineau, Sherbrooke et Val d’Or ont été étudiées afin d’en savoir davantage sur les lieux de l’industrie du sexe au Québec et de dresser un portrait de cette industrie qui fleurit au détriment des femmes.

Le rapport de recherche du Portrait de l’industrie du sexe est en vente à la CLES au coût de 15$

 

Afin de Connaitre les besoins des femmes qui ont un vécu dans l’industrie du sexe pour mieux baliser les services, les chercheures et enquêtrices de la CLES ont rencontré 109 femmes, de partout au Québec, étant dans l’industrie du sexe ou l’ayant été. Le résultat est un portrait éclairant d’une population trop méconnue qui aidera à réaliser un modèle de service spécifique aux femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution.

Le rapport de recherche Connaitre les besoins des femmes qui ont un vécu dans l’industrie du sexe pour mieux baliser les services est en vente à la CLES au coût de 25$

Résultats préliminaires de deux recherches sur les besoins des femmes et les lieux de l’industrie du sexe

La CLES présentait lundi 2 décembre dernier, en conférence de presse, les résultats préliminaires de deux recherches qu’elle a mené au cours de la dernière année, l’une portant sur les lieux de l’industrie du sexe à Montréal et l’autre sur les besoins des femmes dans la prostitution. Cette conférence de presse survenait à la veille des rencontres montréalaises du comité interministériel sur l’exploitation sexuelle auxquelles la CLES était conviée les 3 et 4 décembre.

Vous trouverez ci-bas les liens vers le contenu de la pochette de presse qui fut remise aux journalistes. Il s’agit du communiqué de presse, du document présentant les résultats préliminaires ainsi que les recommandations faites par la CLES au comité interministériel sur l’exploitation sexuelle, de la carte des lieux de l’industrie du sexe à Montréal et d’un tableau présentant ces lieux par quartier.

Vous trouverez aussi une liste non-exhaustives de liens vers les différents articles portant sur notre conférence de presse.

Contenu de la pochette de presse:

Communiqué de presse

Présentation de la CLES au comité interministériel sur l’exploitation sexuelle

Carte des lieux de l’industrie du sexe à Montréal

Tableau présentant les lieux de l’industrie du sexe par quartier

Articles reliés:

TVA Extrait de la conférence de presse

Radio de Radio-Canada Entrevue 2 décembre, 16h45

Le Devoir “Étude – Les femmes entrent dans la prostitution très jeunes, souvent mineures”

La Presse “Le marché du sexe à Montréal pas facile de s’en sortir”

24h “Salons de massage: industrie florissante à Montréal”

Journal de Montréal “Sexe et pédophilie: l’industrie de la prostitution est florissante à Montréal”

Le Soleil “L’industrie du sexe en hausse”

Radio-Canada “Une nouvelle ressources d’aide aux femmes prostituées de Val d’Or pourrait voir le jour”

Témoignage d’une ancienne TDS

Tiré du blogue “Des histoires de vies …et de survie, par Madame Silence et ses copines”

Voici le témoignage d’une amie d’une amie de l’ami d’une connaissance… Peu importe, appelons la Lili, qui a travaillé dans l’industrie du sexe pendant une année. On s’en fout de qui c’est, sa pourrait être n’importe quelle femme de votre entourage, personne ou presque ne se doutait qu’elle était travailleuse du sexe. Bref, voici son témoignage.

Quand j’ai décidé d’offrir des services sexuels en échange d’argent, je me suis dit que je ne le ferais qu’une fois. La rentrée scolaire approchait et je ne voyais pas comment j’allais y arriver. J’avais un conjoint mais il semblait ne pas réaliser que notre situation financière était catastrophique et j’étais le pilier de la famille, il n’avait rien à foutre des responsabilités qui viennent avec des enfants. 

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Être manipulée

Par Rebecca Mott, le 27 janvier 2012

Je sais aujourd’hui que l’on m’a prostituée – mais à l’époque je n’avais aucune idée de ce que c’était ou de pourquoi cela m’arrivait constamment.

Tout ce que je pouvais faire était croire que j’étais quelqu’un de si pourri ou de si endommagé que je devais avoir choisi de toujours me retrouver avec des hommes sadiques, fois après fois après fois. Je devais me blâmer moi-même – parce que voir et ressentir la vérité de ma situation aurait pu me tuer.

J’étais une prostituée, mais j’ai rarement été payée en argent.

J’étais une prostituée, et alors qu’on me torturait mentalement et physiquement, j’étais censée me montrer reconnaissante pour autant d’attention.

J’étais une prostituée, et il me fallait croire que beaucoup d’hommes me trouvaient simplement de leur goût.

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Pourquoi décriminaliser la prostitution n’est pas une solution

Par Laura Johnston, le 7 août 2011

Laura est une étudiante en droit qui a travaillé pour Janine Benedet, l’avocate de la Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution, une des parties ayant eu statut d’intervenante dans le pourvoi en appel de la décision Bedford c. Canada, entendu par la Cour d’appel de l’Ontario en juin 2011.

J’ai récemment travaillé comme assistante de recherche pour l’avocate de l’une des intervenantes au pourvoi Bedford c. Canada. Cette affaire est une contestation de la constitutionnalité de trois dispositions du Code criminel qui criminalisent des éléments de l’industrie de la prostitution. En bref, ces dispositions sont le fait de communiquer dans un lieu public à des fins de prostitution (qui criminalise essentiellement la prostitution de rue), la tenue d’une maison de débauche (qui criminalise les bordels) et le fait de vivre des produits de la prostitution (qui criminalise le fait de vivre en parasite de la prostitution d’une autre personne, c.-à-d. le proxénétisme).Les requérantes, Terri-Jean Bedford, Amy Lebovitch et Valerie Scott, ont soutenu que ces dispositions du Code criminel violaient l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés – sur le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne – d’une manière qui déroge aux principes de justice fondamentale. En septembre 2010, la juge Himel de la Cour supérieure de l’Ontario a conclu au caractère inconstitutionnel de ces trois dispositions et les a abrogées. Cette décision a été suspendue en attendant un pourvoi en appel, qui a été entendu en juin à la Cour d’appel de l’Ontario. La position des procureurs généraux du Canada et l’Ontario était que les lois actuelles sur la prostitution devraient rester exactement comme elles sont. La position des requérantes en première instance était que les trois dispositions devaient être abrogées. Nous attendons présentement la décision de la Cour d’appel de l’Ontario quant à savoir si la décision de la juge Himel sera confirmée ou infirmée.

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À l’intérieur

Comment expliquer la prostitution vécue à l’intérieur dans un monde qui ne veut pas entendre – fait-on appel aux statistiques, à des métaphores, faut-il décrire des scènes horribles – ou retombe-t-on simplement dans le silence ?

Comment expliquer que tant de gens tiennent à affirmer que c’est sécuritaire ou à tout le moins plus sécuritaire que d’être dans la rue.

Au moment où mon cœur s’effondre de douleur et d’incompréhension, je peux m’exclamer : comment diable pourrait-ce être plus sécuritaire?

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Le libre choix c’est de la foutaise

Les femmes et autres personnes qui sont dans l’industrie du sexe mentionnent que c’est leur décision d’utiliser leur corps pour gagner leur vie. Ce discours est strictement de la propagande pour justifier l’esclavage sexuel. En effet, les personnes qui maintiennent ce discours ont un intérêt personnel pour faire cette propagande. Concernant les femmes qui gagnent leur vie en utilisant leur corps comme un instrument de plaisir, elles doivent adopter le même discours, ceci dans le but d’éviter de regarder la réalité.

Moi-même, j’avais adopté ce discours lorsque j’étais dans l’industrie du sexe. Aujourd’hui, je réalise que je n’étais pas consciente des raisons qui m’avaient amenée dans cette industrie et encore moins des conséquences. Pour être capable de choisir, il faut être consciente du milieu de l’industrie du sexe, des risques et des conséquences à court terme et à long terme d’utiliser son corps comme une marchandise. Je n’avais jamais discuté des risques pour ma santé mentale, la seule chose qui m’intéressait c’était l’argent. Je peux garantir que je n’étais pas la seule.

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J’ai pas choisi

J’ai pas cherché, j’ai pas choisi, tu m’as choisie

Un morceau de viande, une moins que rien, que tu t’es dit

Tu m’as achetée, tu m’as vendue, je n’ai rien dit

J’ai pas cherché, j’ai pas choisi, tu m’as trahie

 

Tu m’as violée, tu m’as salie, j’n’avais qu’quinze ans

Tous tes amis y ont passé et j’ai pleuré

Un peu d’argent tu m’as donné j’suis qu’une enfant

Tu m’as violée, tu m’as salie, j’ai plus d’amis

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Moi, ex-prostituée, je dis NON à la prostitution !

Je suis une jeune femme de 35 ans. Pour moi, la prostitution s’est échelonnée sur une durée d’un an et demi en tout. Je n’ai jamais pensé que cette expérience, somme toute pas très longue, laisserait dans ma vie autant de dommages aussi profonds. J’inclus dans ce bilan la dévastation de mes relations interpersonnelles et sociales et des dommages irrémédiables auprès de mes enfants et de ma famille. Je ne peux estimer les torts laissés à mon corps, mon âme et l’estime de moi, mais le constat de destruction est flagrant. Ma sexualité demeure, pour le moment, affligée de dommages irréparables et les ravages sont aussi colossaux dans toutes mes relations avec les hommes. Ces hommes… « mes clients »… Ces exploiteurs, mes abuseurs, ces pervers, mes pourvoyeurs d’argent et de matériel, mes inconscients, ces hommes… que je ne pourrai plus jamais voir avec les mêmes yeux.

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Une histoire parmi tant d’autres.

Depuis l’automne 2008 nous rencontrons, à la CLES, des femmes qui acceptent de nous parler de l’exploitation sexuelle qu’elles ont vécu, sous une forme ou une autre. Nous voulons vous donner accès à une partie de leur réalité. Et par là ouvrir une porte sur des réalités trop peu et mal connues.

On y vient comment ?

« J’ai commencé mineure. 15 ans. Je quitte mon village pour venir étudier à X (ville plus grande et loin de ma région). Je pars aussi pour me sauver parce que j’y ai vécu beaucoup de violence. Je ne suis pas en fugue. Mais c’est aussi la première fois que j’ai un peu de liberté. Je vivais dans un milieu très contrôlant (et violent) J’ai été agressée par mon père et d’autres hommes, et violentée, agressée aussi par ma mère. J’étais énormément en besoin, à la recherche d’affection, de tendresse, qu’on m’accepte, qu’on m’aime, et toute mon expérience liait cela à la sexualité, consciemment ou non. Mon père était moins raide que ma mère, i.e. ‘’plus fin’’ qu’elle. Mais toujours dans un contexte sexuel.

Je pars finir mon secondaire. Je vis seule en chambre, avec un budget très limité. Mais je ne crevais pas de faim. Je vais dans les bars, puisqu’enfin je peux sortir, lâcher un peu mon fou. J’étais très facile à enfirouaper parce que vraiment à la recherche de personnes qui voudraient m’aimer, même juste un ti-peu.

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Une femme prostituée parle de ses clients “Le plus grand danger pour une p***, c’est la lucidité”

Je suis une prostituée officiant en appartement par le biais d’Internet et d’annonces dans la presse. J’exerce mon activité depuis bientôt 14 ans. Je me prostitue en parfaite connaissance de cause, d’une manière lucide, glaciale, implacable, pragmatique, et au bout du compte sans trop d’états d’âme et sans être si malheureuse que ça. Pour ma part, je n’arriverai jamais à trouver aucune crédibilité à un témoignage de prostituée qui accepte de paraître [dans une émission de télé] à visage reconnaissable par sa clientèle, alors que celle-ci se trouve obligée de gagner son pain par le biais de ceux-là. Nous ne sommes pas bêtes au point d’exprimer sincèrement nos états d’âme, nos rancœurs vis-à-vis de tous ces hommes qui nous payent, alors que ces derniers vont nous reconnaître et, de dépit, en entendant la vérité sur eux, ne nous ferons plus bénéficier de leur manne financière.

Aucune d’entre nous ne va prendre le risque de saborder son outil de travail pour un reportage télé. Par contre, la complaisance, l’éloge du client et l’apologie de la prostitution nous permettront de pouvoir faire notre publicité ainsi que notre autopromotion. Il sera bien plus dans l’intérêt de la prostituée filmée de caresser sa future clientèle dans le sens du poil que de lui balancer ses quatre vérités.

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«Travailleuse du sexe »? Connais pas!

Par Trisha Baptie

J’ai été prostituée plus de 15 ans et je n’ai jamais rencontré une seule « travailleuse du sexe ». Pour moi, cette expression sort du film Pretty Woman, et de la bouche des gens qui endossent et exploitent la chosification des femmes. Je connais des femmes prostituées – j’en ai été une – et nos raisons d’être là étaient claires : la pauvreté, le racisme, l’oppression de classe, le sexisme et les violences subies dans l’enfance.

À l’époque, je vous aurais dit que la prostitution était un geste de pouvoir, de libération. Il me fallait penser ça – comment aurais-je pu me regarder dans le miroir autrement? Pourtant, ça m’arrachait le cœur de voir arriver chaque nouvelle fille. Et pas une prostituée ne veut voir sa fille entrer dans cette industrie mangeuse d’âme.

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“Les gens ont besoin de comprendre”

L’Aboriginal Women’s Action Network a participé à la rencontre au sommet intitulée «One is Too Many» (Une, c’est une de trop), organisée récemment à Vancouver.

En règle générale, nous ne demandons pas à nos femmes de se raconter parce que nous ne voulons pas exploiter leurs récits et leurs vies. Cependant, des femmes parmi nous et dans nos communautés souhaitent raconter leurs histoires, et en voici une qui a insisté pour raconter son histoire et pour partager ses pensées, ses sentiments et ses opinions au sujet de son expérience. Nous la remercions et lui rendons hommage pour son courage parce que, comme elle le dit, «c’est trop important pour ne pas le dire, et les gens ont besoin de comprendre».

Merci beaucoup

Laura Holland

AWAN.

Conférencière d’AWAN à la rencontre «One is Too Many», Vancouver (C.-B.) Coast Salish Territories, le 26 mars 2009.

« Bonjour, je suis Georgenia, d’ascendance Kwakwakeuk et Coast Salish. Je veux remercier le peuple Coast Salish de nous laisser être ici sur leurs territoires non cédés. Je viens d’une longue lignée de gens qui ont été opprimés par les gouvernements et par les églises. Mes parents et mes grands-parents sont tous des produits des pensionnats indiens. J’ai moi-même subi le prolongement du programme gouvernemental de fractionnement de notre peuple. J’ai été appréhendée dans le cadre de ce qu’on appelle aujourd’hui la rafle des années 1960 et j’ai été placée dans des foyers d’accueil marqués par des sévices et de la violence.

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Est-ce que c’est vraiment aussi payant qu’on le dit?

Voici une correspondance entre une femme fréquentant la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle et une jeune femme s’enquérant des réalités de l’industrie du sexe comme « job payante ». Sa réponse nous a semblé faire un tour d’horizon assez complet de l’impact de la prostitution sur la vie des femmes. Nous saluons la franchise et le courage des propos de cette femme. La CLES a comme objectif de faire connaître cette autre parole telle qu’elle s’exprime.

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Comme une poupée programmée

Un homme te paie pour te pénétrer et après celui-ci un autre, et encore un autre. Tu te sens réduite à tes orifices. Ils te pénètrent avec leurs mains, des objets, leurs pénis. Tu deviens leur objet. Comme une poupée programmée, tu dois montrer que tu aimes cela même s’il te déchire et que cela te fait mal. Tu n’as pas le droit de te plaindre, un objet ne peut ressentir des émotions sauf celles qui sont programmées par le client qui achète l’objet. Donc, tu dois leur montrer qu’ils sont les meilleurs si tu ne le fais tu risques d’être battue puisque tu viens de les blesser dans leur orgueil d’homme. De plus, s’ils sont insatisfaits ils peuvent demander un remboursement comme un objet qu’on retourne au magasin pour insatisfaction de la marchandise.

Gyna

Théâtre de rue anti-porno

Voici une pièce de théâtre de rue créée par le groupe NERF (North East Radical Feminists of North America) pour les journées contre la pornographie organisées dans la ville de Québec du 21 au 25 septembre 2007, et intitulées : «Ensemble dépornographier notre vie, dépornographier le monde».

Cette pièce a notamment été jouée lors de la soirée spectacle du Rassemblement pan-canadien des jeunes féministes, le 12 octobre 2008, au Medley, à Montréal.

Vous pouvez télécharger la version écrite. Vous pouvez utiliser cette pièce de théâtre lors des ateliers de sensibilisation sur la question de la prostitution/pornographie.

Voici la version audio de la pièce avec la participation de : Michelle Briand, Annick Dockstader, Laurence Fortin-Pellerin, Maude Marcaurelle et Ana Popovic.

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Pour en savoir plus sur les journées contre la pornographie à Québec: lire l’article sur Sisyphe.

Trafic des femmes

Voici un long documentaire sur la traite des femmes. D’est en ouest, jusqu’au Canada, ce documentaire nous fait voyager, à travers la réalité pénible des femmes exploitées. Documentaire réalisé par Ric Esther Bienstock.

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Women’s Support Project

Cet organisme est basé à Glasgow, en Écosse, au Royaume-Uni. Il a été mis sur pied en 1983 pour sensibiliser la population aux causes et aux conséquences de la violence des hommes envers les femmes, ainsi que pour soutenir des services pour les femmes affectées par cette violence. Le Women’s Support Project s’intéresse à plusieurs thématiques liées à la violence masculine envers les femmes: violence sexuelle, inceste, abus sexuel, mères d’enfants abusés, violence domestique, prostitution et d’autres formes d’exploitation sexuelle commerciale. L’organisme a développé des stratégies d’éducation populaire et de lobbying.

Concernant la prostitution, l’organisme est très impliqué dans un projet appelé «The Route Out of Prostitution», en partenariat avec les services de santé, la ville de Glasgow et la police. Ce projet comprend de la prévention, de l’intervention, de l’implication au niveau de la communauté et des analyses des différentes législations existantes concernant la prostitution.

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Standing Against Global Exploitation Project (SAGE Project)

La fondatrice de SAGE, Norma Hotaling, a vécu une dépendance à l’héroïne de vingt ans et s’est prostituée pendant huit ans. En 1989, elle décide volontairement de séjourner en prison, pour être loin des dealers et des proxénètes. Après s’être sortie de la prostitution et de sa dépendance à la drogue, elle entame des études à l’Université de San Francisco et décroche un diplôme en éducation à la santé. En 1992, avec trois autres survivantes de la prostitution, elle fonde SAGE, organisme qui a pour but principal d’aider les personnes prostituées à sortir de la prostitution et de leur offrir un soutien médical, juridique, psychologique, etc.

Le personnel de SAGE est constitué principalement d’ex-prostituées et est orienté vers le soutien par les paires. SAGE fait également un travail de sensibilisation aux problèmes causés par la prostitution, notamment par un programme visant à éduquer les clients de la prostitution (John’s School). SAGE a également développé un programme dédié au trafic sexuel appelé le STOP (SAGE Trafficking Opposition Project). Grâce à la force de conviction de la fondatrice (Norma Hotaling), la ville de San Francisco s’est dotée d’un système permettant d’aider celles qui sont les plus cruellement touchées par le milieu prostitutionnel. SAGE offre par ailleurs des programmes visant à aider les femmes prostituées incarcérées et celles qui sont relâchées. SAGE offre une aide pour inciter ces femmes à ne pas retomber dans la prostitution après la période d’incarcération. SAGE emploie plus de 30 personnes, incluant des paires (ex-prostituées) et des ‘‘spécialistes’’ (au niveau des soins de santé, de la psychologie, etc.).

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Prostitution Awareness and Action Foundation of Edmonton (PAAFE)

Cet organisme, basé à Edmonton, a été mis sur pied en 1996. Il s’agit au départ d’une initiative proposée par la police d’Edmonton. PAAFE travaille avec des partenaires communautaires divers qui considèrent la prostitution comme un problème social important, d’abord pour les personnes qui en font l’expérience, mais également pour l’ensemble de la communauté: résidants, parents, enfants, etc. L’organisme vise une société sans prostitution et des mesures sociales concrètes pour aider les personnes à en sortir.

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Le papier ne peut pas envelopper la braise

Videotv

Octobre, 05 2007

Aun Tauch, Da, Mab, Phirom, Môm : elles sont des dizaines dans le Building blanc, au centre de Phnom Penh au Cambodge, à travailler chaque soir sous la surveillance d’un “placeur” chargé de rabattre les clients.

 

“C’est glacial comme histoire” : témoignage de Jade sur son expérience de la prostitution

Extrait: je veux dire que je ne suis même pas majeure, moi, là, là. Puis tu… tu me fourres, là. Tu me baises, là. Tu fais n’importe quoi, puis tu t’en fous, là. Dans le fond, tu me brasses, tu me fais mal. Ça les dérange même pas, là. Une fois, j’ai mangé des claques sur la gueule. Pendant le temps qu’il était en train de le faire, là. C’est parce qu’il y en a qui traitent comme ça, sado-maso, là. Il te serre la gorge. T’es quasiment en train de crever puis… il te baise en même temps, là. C’est quelque chose, pareil ! Puis tu sais, j’en ai rencontré du monde qui… avaient des femmes, y’avaient des enfants, puis je leur disais : ” T’es ben écoeurant de faire ça à ta femme !” “Oui, mais il dit, ferme ta gueule/Je te paie !”

Toute vérité est bonne à dire : témoignage de Sylviane sur son expérience de la prostitution

Extrait:

C’est bien ça le problème, tout le monde dit qu’il ne juge pas ou accuse les autres de trop juger et, en réalité, il n’y a pas grand monde qui se sert de son jugement. Ça donne les folies que j’ai lus, que la prostitution est presqu’un service social, les femmes ont bien le droit de donner du sexe aux hommes et les hommes d’en avoir, c’est un choix individuel, la sexualité est tabou, c’est une libération de se prostituer. Mon oeil. Vraiment y en a qui dérape. Dites-moi d’abord pourquoi vous ne le faites pas vous-même si c’est si beau que ça de se prostituer.