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Abolo : vrai ou faux

On écrit beaucoup de choses sur la CLES et sur les féministes abolitionnistes.

L’heure d’un VRAI ou FAUX a sonné!

1-Les abolos sont contre les femmes prostituées : FAUX

Nous, les féministes abolitionnistes, nous sommes solidaires de TOUTES les femmes. Nous demandons d’ailleurs la décriminalisation complète des femmes dans l’industrie (allô, Trudeau!). Nous voulons que le gouvernement fasse les prochains pas vers le modèle nordique (c’est parce qu’il y a des clients qu’il y a des proxénètes!)

2- La CLES offre des services d’accompagnement : VRAI

En fait, c’est ce que nous faisons 365 jours par année depuis 10 ans, mais pendant le Grand Prix de Formule 1, on fait un peu de surtemps pour sensibiliser la population à la réalité des femmes dans l’industrie et à celles qui ont choisi de la quitter. Nous offrons des services d’aide de toutes sortes (aide au logement, aide juridique, etc.), de soutien et d’accompagnement aux femmes qui SONT dans l’industrie, qui tentent d’en sortir ou qui en sont sorties.

3- La CLES est un groupuscule de femmes prohibitionnistes, moralistes et anti-sexe : a-t-on vraiment besoin de répondre?

La CLES est formée de plus de 50 groupes et 200 individues, dont plusieurs ont un vécu en lien avec la prostitution. Nous sommes une organisation féministe qui, entre autres, lutte pour un monde sans prostitution. Pour nous, la prostitution s’inscrit dans un continuum de violence des hommes envers les femmes, elle est capitaliste, colonialiste et raciste.

4- Les abolitionnistes sont sectaires : FAUX

Les femmes n’ont pas à se dire «abolo» en venant chercher des services à la CLES. On n’est pas là pour sauver les femmes ni les tirer contre leur gré de la prostitution. Nous sommes solidaires de TOUTES les femmes et les aidons dans leurs démarches, quelles que soient ces démarches.

 

 

 

5- On pourrait continuer, mais on est trop occupées à essayer de trouver des fonds pour aider les femmes dans leur recherche de logement, dans leur retour aux études, dans leurs tentatives de se défaire de l’emprise d’un proxénète, etc. etc. etc.