Témoignages

Tiré du blogue « Des histoires de vies …et de survie, par Madame Silence et ses copines »

Voici le témoignage d’une amie d’une amie de l’ami d’une connaissance… Peu importe, appelons la Lili, qui a travaillé dans l’industrie du sexe pendant une année. On s’en fout de qui c’est, sa pourrait être n’importe quelle femme de votre entourage, personne ou presque ne se doutait qu’elle était travailleuse du sexe. Bref, voici son témoignage.

Quand j’ai décidé d’offrir des services sexuels en échange d’argent, je me suis dit que je ne le ferais qu’une fois. La rentrée scolaire approchait et je ne voyais pas comment j’allais y arriver. J’avais un conjoint mais il semblait ne pas réaliser que notre situation financière était catastrophique et j’étais le pilier de la famille, il n’avait rien à foutre des responsabilités qui viennent avec des enfants. 

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Être manipulée

Par Rebecca Mott, le 27 janvier 2012

Je sais aujourd’hui que l’on m’a prostituée – mais à l’époque je n’avais aucune idée de ce que c’était ou de pourquoi cela m’arrivait constamment.

Tout ce que je pouvais faire était croire que j’étais quelqu’un de si pourri ou de si endommagé que je devais avoir choisi de toujours me retrouver avec des hommes sadiques, fois après fois après fois. Je devais me blâmer moi-même – parce que voir et ressentir la vérité de ma situation aurait pu me tuer.

J’étais une prostituée, mais j’ai rarement été payée en argent.

J’étais une prostituée, et alors qu’on me torturait mentalement et physiquement, j’étais censée me montrer reconnaissante pour autant d’attention.

J’étais une prostituée, et il me fallait croire que beaucoup d’hommes me trouvaient simplement de leur goût.

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Comment expliquer la prostitution vécue à l’intérieur dans un monde qui ne veut pas entendre – fait-on appel aux statistiques, à des métaphores, faut-il décrire des scènes horribles – ou retombe-t-on simplement dans le silence ?

Comment expliquer que tant de gens tiennent à affirmer que c’est sécuritaire ou à tout le moins plus sécuritaire que d’être dans la rue.

Au moment où mon cœur s’effondre de douleur et d’incompréhension, je peux m’exclamer : comment diable pourrait-ce être plus sécuritaire?

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