Communiqué : réaction au bilan Grand Prix- SPVM et GRC

Montréal,  le 14 juin 2017 – En réaction au bilan du SPVM et de la GRC en lien avec l’exploitation sexuelle entourant le tenue du Grand Prix du Canada (http://bit.ly/2s2pkuv), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) se réjouit que les corps policiers fassent leur travail et applique la loi. Elle est quand même en vigueur depuis 2014… et jusqu’à maintenant, très peu d’arrestations de clients et de proxénètes ont été effectuées. Évidemment, nous souhaitons que le travail des policiers visent tous les clients et les proxénètes, pas seulement ceux qui cherchent des mineures. La prostitution s’inscrit dans un continuum de violence, que les femmes aient 16 ou 19 ans!

Nous espérons aussi que lors de ces arrestations, les corps policiers aient respecté le fait qu’avec la nouvelle loi, aucune femme ne peut être criminalisée pour sollicitation (à moins de circonstances que nous déplorons, d’ailleurs, et pour lesquelles nous continuons à faire pression sur le gouvernement Trudeau). Nous rappelons aux policiers que nous comptons sur eux et elles pour diriger les femmes vers les organismes d’accompagnement appropriés et les invitons à nous consulter davantage, dans un souci d’unir nos efforts et nos expertises distinctes afin de lutter contre l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes.

Le Grand Prix 2017 est terminé : mais l’exploitation sexuelle à Montréal, c’est à l’année! Nous demandons aux corps policiers de poursuivre leur travail de prévention et d’enquête. La CLES fait une une campagne de sensibilisation pendant le Grand Prix, mais c’est 365 jours par année que des femmes qui sont dans l’industrie, qui tentent d’en sortir ou qui en sont sorties nous parlent de l’exploitation qu’elles subissent.

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