Communiqué: Foot et sexe, une manne financière pour certains
Paries, 23 juin 2010 – A l’heure où les populations sont saignées à blanc par les États en faillite d’une économie libérale déchaînée, où le chômage atteint des proportions excessivement alarmantes, où l’Europe exige d’énormes réductions de la qualité de vie des salarié-es et des chômeurs-chômeuses, où les services publics se rétrécissent, où la situation des femmes se dégrade dans tous les pays du monde, c’est dans ce contexte que, massivement les hommes de la planète de 7 à 99 ans sont happés par les média, sont obnubilés par le foot, ne pensent plus à rien d’autre, ne parlent plus de rien d’autre.

Le foot, expression du capital prédateur, s’alimente de l’angoisse des gens, tire profit de leur désarroi leur faisant miroiter l’appartenance à un collectif ou l’identification à ces millionnaires dont la seule qualité est de savoir jouer au ballon, ce qui devrait être populaire et non financier.

L’argent est le moteur principal de ceux qui organisent les coupes, les tournois, les matchs. Pour dominer et faire les plus gros bénéfices possibles, les alliances avec les multinationales, les réseaux mafieux ou les gangs, selon les endroits où les événements sportifs ont lieu, ne leur posent aucun problème, ne leur provoquent aucun d’état d’âmeŠ

Il n’est pas étonnant que, dans ces lieux de l’argent roi s’y retrouve, la prostitution n’est qu’un gadget supplémentaire comme tous ceux qui accompagnent le foot, un complément au divertissement des supporters, comme complément aux bénéfices de la FIFA et/ou de ses multiples partenaires multinationaux.

Le scandale des joueurs millionnaires, face aux salaires de misère que gagnent la majorité des hommes et encore plus des femmes, est occulté. Le scandale des joueurs  » prostitueurs « , ceux qui payent pour avoir du sexe sans histoire, sans engagement, sans lien, mais avec mépris et suffisance face aux femmes payées pour être au service de leur sexualité, ce scandale-là est rapidement effacé de la scène médiatique.

Les femmes, les enfants et les hommes des quartiers pauvres de Johannesburg ont été expulsés, le spectacle qu’ils donnent n’étant pas assez esthétique pour les amateurs de foot. Face à cette débauche d’argent, on nous cache que ces personnes là vivent avec moins de 2 euros par jour

Prédateurs et pauvreté se concentrent à l’occasion de la Coupe Mondiale de Foot. Cette conjoncture est idéale pour ceux qui, comme des charognes, vont s’abattre sur les jeunes filles ou femmes pour les transformer en marchandise facile et bon marché venant satisfaire une sexualité masculine machiste et dominatrice.

Actuellement, en Afrique du Sud, c’est la société de l’argent pour les riches, du sexe pour les hommes, de la marchandisation du corps des femmes, du contrôle des populations à travers un système de sécurité qui a transformé le pays en Etat de Siège.

Nous, femmes de la Marche Mondiale des Femmes refusons cette société,

LES FEMMES NE SONT PAS UNE MARCHANDISE !
ACHETER DU SEXE N’EST PAS UN SPORT !