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Être manipulée PDF Imprimer Envoyer

Par Rebecca Mott, le 27 janvier 2012

Je sais aujourd’hui que l’on m’a prostituée – mais à l'époque je n'avais aucune idée de ce que c’était ou de pourquoi cela m’arrivait constamment.

Tout ce que je pouvais faire était croire que j'étais quelqu’un de si pourri ou de si endommagé que je devais avoir choisi de toujours me retrouver avec des hommes sadiques, fois après fois après fois. Je devais me blâmer moi-même – parce que voir et ressentir la vérité de ma situation aurait pu me tuer.

J'étais une prostituée, mais j'ai rarement été payée en argent.

J'étais une prostituée, et alors qu’on me torturait mentalement et physiquement, j’étais censée me montrer reconnaissante pour autant d'attention.

J'étais une prostituée, et il me fallait croire que beaucoup d’hommes me trouvaient simplement de leur goût.

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La CLES recommence ses cafés-rencontres PDF Imprimer Envoyer

Les cafés-rencontres s'adressent aux femmes qui sont ou ont été dans l’industrie du sexe et sont animés par celles-ci.

Ces rencontres leur offrent un espace de partage et de solidarité.

Ils auront lieu les jeudis à toutes les deux semaines.

Pour obtenir de l'information ou pour vous inscrire,

contactez Stéphanie au (514) 750-4535 ou

par courriel Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 
Donner, c'est agir! PDF Imprimer Envoyer

La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle fait appel à vous aujourd’hui pour l’aider à accroître les services offerts aux femmes qui ont été ou sont dans la prostitution et ainsi accroître sa lutte contre l’exploitation sexuelle commerciale des femmes.

Comme vous le savez, depuis 2005, nous avons réussi à remettre au cœur du débat public, incluant à l’intérieur du mouvement des femmes, un autre discours sur la prostitution. Nous avons produit et diffusé un documentaire s’adressant aux jeunes de 14 à 19 ans « Le plus vieux mensonge du monde », élaboré une formation « Entendre les femmes dans la prostitution, agir ensemble contre l’exploitation » qui a été offerte à plus de 600 intervenantEs dans 11 régions du Québec. Nous avons d’ailleurs reçu le Prix Égalité décerné par la Ministre des communications, de la culture et de la condition féminine en 2010, dans la catégorie « Prévention de la violence » pour ces outils. De plus, nous avons organisé le Tribunal populaire sur l’exploitation sexuelle qui a regroupé 200 personnes pour entendre des femmes témoigner de l’impact de l’industrie du sexe dans leur vie et celles de diverses femmes d’ici et d’ailleurs dans le monde. Un jury a d’ailleurs clairement reconnu que cette forme de violence envers les femmes doit cesser et nous devons, comme société, s’engager à prévenir l’entrée dans la prostitution sous toutes ses formes et soutenir celles qui souhaitent en sortir.

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Les contre-vérités de l’affaire Bedford c. Canada: pourquoi décriminaliser la prostitution n’est pas une solution PDF Imprimer Envoyer

Par Laura Johnston, le 7 août 2011

Laura est une étudiante en droit qui a travaillé pour Janine Benedet, l'avocate de la Coalition des femmes pour l'abolition de la prostitution, une des parties ayant eu statut d’intervenante dans le pourvoi en appel de la décision Bedford c. Canada, entendu par la Cour d'appel de l'Ontario en juin 2011.

J'ai récemment travaillé comme assistante de recherche pour l'avocate de l'une des intervenantes au pourvoi Bedford c. Canada. Cette affaire est une contestation de la constitutionnalité de trois dispositions du Code criminel qui criminalisent des éléments de l'industrie de la prostitution. En bref, ces dispositions sont le fait de communiquer dans un lieu public à des fins de prostitution (qui criminalise essentiellement la prostitution de rue), la tenue d’une maison de débauche (qui criminalise les bordels) et le fait de vivre des produits de la prostitution (qui criminalise le fait de vivre en parasite de la prostitution d’une autre personne, c.-à-d. le proxénétisme). Les requérantes, Terri-Jean Bedford, Amy Lebovitch et Valerie Scott, ont soutenu que ces dispositions du Code criminel violaient l'article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés – sur le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne – d’une manière qui déroge aux principes de justice fondamentale. En septembre 2010, la juge Himel de la Cour supérieure de l'Ontario a conclu au caractère inconstitutionnel de ces trois dispositions et les a abrogées. Cette décision a été suspendue en attendant un pourvoi en appel, qui a été entendu en juin à la Cour d'appel de l'Ontario. La position des procureurs généraux du Canada et l'Ontario était que les lois actuelles sur la prostitution devraient rester exactement comme elles sont. La position des requérantes en première instance était que les trois dispositions devaient être abrogées. Nous attendons présentement la décision de la Cour d'appel de l'Ontario quant à savoir si la décision de la juge Himel sera confirmée ou infirmée.

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Une forme de violence toujours taboue PDF Imprimer Envoyer

Alors que la « Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes » est en cours depuis le vendredi 25 novembre, une forme de violence très répandue et très médiatisée continue de faire l’objet d’un tabou profond : la prostitution. Après avoir entendu Lara Roxx, lors de l’émission « Tout le monde en parle » dire haut et fort que les consommateurs de pornographie se foutent éperdument de la violence que subissent les femmes dans cette industrie, nous avons néanmoins collectivement choisi de nous taire sur ce qu’on appelle, à tort, l’industrie du divertissement. Après avoir entendu des femmes aux prises avec le stigma de « t’es rien qu’une pute », comme dans le film L’Imposture d’Ève Lamont, on continue d’excuser une industrie qui carbure et s’enrichit de l’exploitation et de la domination des femmes. Jouons-nous collectivement à l’autruche ? Cette négation de la violence envers des femmes plus vulnérables n’a-t-elle pas aussi un impact sur l’ensemble des femmes et des filles ?

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Le Collectif du 18 août souligne la Journée internationale de non-prostitution PDF Imprimer Envoyer

Chicoutimi, 4 octobre 2011

Le 5 octobre, Journée internationale de non-prostitution, le Collectif du 18 août, organise une action publique visant à dénoncer toutes formes d’exploitation sexuelle, dont la prostitution.

Le Collectif du 18 août, regroupe des féministes abolitionnistes de divers horizons qui se mobilisent contre toutes formes d’exploitation sexuelle. Les militantes de ce collectif travaillent en collaboration avec des femmes ayant un vécu lié au milieu de la prostitution. Leur objectif est de faire connaître la position abolitionniste et susciter des changements sociaux visant à éliminer l’exploitation sexuelle.

L’an dernier, le collectif avait organisé une première journée de lutte contre l’exploitation sexuelle en mémoire de Nadia Caron, une jeune femme décédée alors qu’elle se prostituait dans une maison close le 18 août 2005.  Cette année, le Collectif invite la population à venir entendre les témoignages et analyses de trois femmes ayant un vécu lié au milieu de la prostitution.

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Monde des femmes : "Les draps parlent/Global Fleshmapping/La resistencia de las mujeres" PDF Imprimer Envoyer

 

La CLES a participé au congrès Mondes des femmes 2011 qui a eu lieu à Ottawa du 3 au 7 juillet. Pour ce congrès, la CLES a travaillé en collaboration avec Vancouver Rape Relief and Women's Shelter à l'élaboration d'un projet artistique avec des discussions globalocales intitulé "Les draps parlent/Global Fleshmapping/La resistencia de las mujeres".

Ce projet artistique comprenait une installation interactive et multimédia comprenant 70 œuvres, vidéos d'événements tenus à Vancouver et Montréal, jeux et expériences d'apprentissage pour les participantes, dialogues spontanés et performances intermittentes.

De plus, chaque jour, 16 invitées, venues de partout dans le monde, se sont rassemblées à la table, entourée de "draps parlants", pour apporter une réponse à la prostitution dans la construction d'un mouvement de femmes mondial. Ces discussions internationales ont eu lieu en direct les 4,5 et 6 juillet de 13h à 14h30 et le 7 juillet de 11h30 à 13h.

Pour obtenir plus d'informations:

Le projet abolitionniste au Congrès Mondes des femmes

Compte-rendu des échanges

Pour voir des photos:

Installation des draps

Exposition et discussions

 
Pour l’égalité de fait pour toutes : une politique de lutte contre l’exploitation sexuelle de l’image et du corps des femmes et des filles PDF Imprimer Envoyer

Mémoire présenté à la Commission des relations avec les citoyens par la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)

En 2006, le gouvernement québécois a adopté une politique Pour que l’égalité de droits devienne une égalité de fait. La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), à l’instar de plusieurs organismes, a applaudi cette politique ouvrant la voie à l’application de ce que le mouvement des femmes, ainsi qu’une bonne partie de la population considèrent comme étant incontournable dans une société démocratique et de droits, soit l’égalité entre les femmes et les hommes et l’égalité pour toutes. Outre le fait qu’une telle politique donne de nouveaux outils pour évaluer l’avancement et l’atteinte d’objectifs spécifiques concernant l’égalité, la CLES souligne tout particulièrement la reconnaissance explicite que l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes est une violence envers les femmes.

La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle n’avait pas participé à la consultation précédent le premier plan d’actions accompagnant la politique. Nous avions cependant noté que l’orientation 5 du plan d’actions 2007-2010 pour le respect de l’intégrité des femmes et leur sécurité dans tous les milieux ne faisait qu’effleurer la question de l’exploitation sexuelle en la limitant à la traite des êtres humains.

À nos yeux une réponse adéquate à cette orientation passait et passe toujours par la lutte contre les différentes formes d’exploitations sexuelles dont les femmes et les filles sont victimes. À partir de notre expérience des dernières années auprès des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution et l’industrie du sexe sous toutes ses formes, nous affirmons que l’égalité de fait pour toutes passe par une lutte spécifique contre l’exploitation sexuelle de l’image et du corps des femmes et des filles.

Pour lire ce document dans son intégralité, cliquez ici

 
Pourquoi nous crions PDF Imprimer Envoyer

Nous crions pour affirmer notre colère vis-à-vis des manifestations sexistes. Nous sommes écœurées d’être considérées comme de la viande du marché sexuel. Nous refusons d’être achetées, vendues, exploitées sexuellement. Le 15 juin, nous- le comité jeunes féministes de la CLES - allons au ''Candy bar'' pour dénoncer le concept sexiste de ce commerce. Par exemple, nous nous insurgeons contre les urinoirs en forme de bouches de femmes et contre les tabourets qui représentent des longues jambes minces et blanches avec talons hauts. Nous nous opposons à l’objectification du corps des femmes car cette pratique banalise et encourage l’exploitation sexuelle et la violence envers les femmes. Nous allons aussi au restaurant ''Dans la bouche'' pour dénoncer plusieurs propos sexistes et pornographiques qui apparaissent dans leurs menus et leurs cartes d'affaire.

Si vous êtes d’accord avec notre point de vue, faites comme nous : girlcottez ces entreprises sexistes qui font de l'argent sur le dos des femmes !

Suivez bientôt les détails de nos actions. Les tomates seront lancées aux groupes et entreprises les plus sexistes et les fleurs à celles qui respectent le principe de l’égalité pour les femmes.

NB : Afin d’alléger le sexisme, dans ce texte, le féminin l’emporte sur le masculin

 
Décision du jury du Tribunal populaire sur l'exploitation sexuelle commerciale PDF Imprimer Envoyer

Suite aux trois journées de discussions et de délibération qui ont eu lieu du 18 au 20 mars 2011. Le jury a rendu un verdict clair qui intègre la plupart des recommandations formulés par les participantEs du Tribunal populaire sur l'exploitation sexuelle commerciale.

Les accusations

" Nous accusons l’industrie du sexe :

  1. De capitaliser sur l’effet de contrôle social à l’égard des femmes;
  2. De générer des abus à l’égard de l’enfance;
  3. D’avoir volé l’essence même de la sexualité des femmes;
  4. De récupérer et d’érotiser la sexualité lesbienne;
  5. D’encourager et de perpétuer la violence et l’exploitation raciste;
  6. D’être complice du féminicide et de l’exploitation des femmes autochtones;
  7. De miser sur le trafic pour élargir son offre;
  8. D’agir comme instrument du capitalisme et du patriarcat pour instrumentaliser le corps des femmes et des enfants;
  9. D’être coupable de se réfugier et de se valider socialement derrière le libre-choix pour favoriser l’exploitation des femmes et enfants;
  10. De nous diviser entre femmes et féministes, et de miner notre solidarité."

Les Recommandations du jury:

- Nous exigeons des hommes :

  • De faire de meilleurs choix;
  • De ne pas tuer, ni acheter les femmes et enfants;
  • De ne pas consommer la pornographie;

- Nous recommandons que de réels moyens soient mis en œuvre afin de permettre un dialogue véritable entre les féministes de toutes les tendances et la société en général, et que soit rendu possible le libre choix de ne jamais être victime de l’exploitation sexuelle.

 
En quelques mots PDF Imprimer Envoyer

La CLES vous propose un feuillet informatif qui fait le point sur la position abolitionniste. Cet outil vous permettra de mieux connaître et comprendre notre position.

Vous pouvez le consulter en ligne en cliquant ici.

 
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