Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES)
Mise sur pied en novembre 2004, la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle - la CLES - mène un travail de conscientisation et d'intervention, fondé sur l'expérience et les témoignages de femmes aux prises avec la prostitution, pour défaire les mythes entourant l'industrie du sexe et démontrer son rapport à d'autres violences faites aux femmes.
Le Prix Égalité a pour objectif de faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes au Québec en faisant connaître les initiatives les plus prometteuses.
Au total six (6) lauréats porteurs de projets sont sélectionnés pour recevoir ce prix. La CLES a obtenu le prix égalité dans la catégorie prévention à la violence pour son projet en cours : Formation et prise de parole contre l'exploitation sexuelle commerciale des femmes et des filles.
Ce Prix est une reconnaissance importante du travail que les militantEs, les travailleuses, les partenaires et alliéEs de la CLES accomplissent depuis maintenant plusieurs années. Merci donc à toutes celles et ceux qui nous accompagne et nous supporte dans notre lutte pour un monde sans prostitution ainsi qu'au ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pour cette belle reconnaissance.
Félicitation à toutes les lauréates et les finalistes du prix égalité!
Je suis une jeune femme de 35 ans. Pour moi, la prostitution s’est échelonnée sur une durée d’un an et demi en tout. Je n’ai jamais pensé que cette expérience, somme toute pas très longue, laisserait dans ma vie autant de dommages aussi profonds. J’inclus dans ce bilan la dévastation de mes relations interpersonnelles et sociales et des dommages irrémédiables auprès de mes enfants et de ma famille. Je ne peux estimer les torts laissés à mon corps, mon âme et l’estime de moi, mais le constat de destruction est flagrant. Ma sexualité demeure, pour le moment, affligée de dommages irréparables et les ravages sont aussi colossaux dans toutes mes relations avec les hommes. Ces hommes… « mes clients »… Ces exploiteurs, mes abuseurs, ces pervers, mes pourvoyeurs d’argent et de matériel, mes inconscients, ces hommes… que je ne pourrai plus jamais voir avec les mêmes yeux.
par Ruchira Gupta (présidente-fondatrice, Apne Aap Women Worldwide, Inde)
Lorsqu'un problème est sévère et qu'il a tendance à profiter à un groupe puissant, on a traditionnellement tendance à l'escamoter sous le tapis en prenant pour acquis qu'il est naturel et inévitable. C'était vrai de l'esclavage jusqu'au mouvement abolitionniste du 19e siècle, et ce l'était du colonialisme jusqu'à ce que se répandent par contagion les mouvements indépendantistes du 20e siècle. On voit aujourd'hui ces mêmes forces à l'oeuvre dans les attitudes entourant les réalités mondiales et nationales de l'esclavage sexuel.
Le principal facteur qui légitime les profits réalisés à même la location, la vente et l'envahissement des corps humains est l'idée que ce phénomène est trop puissant pour qu'on puisse le combattre, qu'il a toujours existé et qu'on peut l'escamoter en le légalisant et en se contentant de l'accepter.
La CLES vous propose un feuillet informatif qui fait le point sur la position abolitionniste. Cet outil vous permettra de mieux connaître et comprendre notre position.
Vous pouvez le consulter en ligne en cliquant ici.
Montréal, le 06 octobre 2009 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle – CLES – s’inquiète de la contestation du Code criminel à la Cour supérieure de l’Ontario qui pourrait conduire à la décriminalisation totale de la prostitution y compris du proxénétisme. Une décision en faveur des demandeuses aurait pour effet l’augmentation de la violence envers les femmes dont celles qui sont dans la prostitution.
Le Bar Le Studio, ça vous dis quelque chose ? La violence faite aux femmes, ça vous dis quelque chose ? Vendredi le 11 septembre aura lieu la Journée d’Action Contre la Violence Faite aux Femmes et coïncidence, cette semaine, les démolisseurs ont anéanti le Bar le Studio. Cet endroit qui a, au cours des dernières 25 années, exploité sexuellement femmes et jeunes filles, a croulé sous les machineries lourdes. Grande victoire, un pion de moins sur l’échiquier. La bataille doit par contre se poursuivre et c’est à tous de prendre part à la partie.
Cette année, dans le cadre de la journée d’action contre la violence faite aux femmes et pour marquer ses 30 ans d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, le Regroupement québécois des CALACS lance sa toute nouvelle campagne d’affiches et de cartes postales.
Six affiches et cartes postales ont été réalisées avec des slogans tel que « Invisible ne veut pas dire inexistant » ou encore « Le silence est néfaste. Soyons à l’écoute. »
« Nous voulons montrer à quel point le tabou social qui entoure la violence sexuelle comporte des conséquences graves tant pour les victimes que pour leur entourage. Ces victimes peuvent être n’importe quelle femme que l’on croise sur la rue, peu importe sa classe sociale, son éducation, son âge ou son origine ethnoculturelle », dit Danièle Tessier, porte-parole pour le Regroupement québécois des CALACS.
par Tamar Eylon, au nom de la collective du Vancouver Rape Relief and Women’s Shelter
Mardi le 4 août, un homme aigri de ne pas arriver à séduire des femmes de 20 ans ses cadettes - comme le lui promettait un ouvrage de psychologie masculiniste - a abattu douze femmes, en tuant trois, Elizabeth Gannon, Heidi Overmier et Jody Billingsley, dans un gymnase de Pennsylvanie.
Comme Marc Lépine à l’École polytechnique, il y a vingt ans, George Sodini a laissé une jérémiade haineuse et centrée sur lui-même, accusant « 30 millions de femmes désirables » de l’avoir « rejeté ».(1) La lettre suivante a été envoyée par un organisme féministe de Vancouver aux femmes de Pennsylvanie, par le biais de deux coalitions locales.
La CLES compte un certain nombre de comités statutaires où les membres sont invitées à s’impliquer. Régulièrement des comités ponctuels se mettent aussi en place, tels que des comités de lecture, des groupes de travail ou des comités d’actions politiques.
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