De la langue de la domination à la langue de femme libre


21 novembre 2020: Témoignage écrit de Louise Marcotte, survivante de la prostitution

Cette période d’isolement intensif me ramène de malheureux souvenirs sur les abus que j’ai subis. Je réalise aujourd’hui que durant mon enfance, pour éviter de sombrer dans la dépression, je me suis convaincue que si je me soumettais, les choses s’arrangeraient. J’ai adopté les comportements compulsifs de répondre aux besoins des autres, faire plaisir, être agréable, soumise, voire irréprochable. J’ai pris l’habitude de vivre en marge de mes aspirations profondes. Même si ma réalité a changé, cette tendance demeure. Et voilà que je suis saisis d’un sentiment d’épouvante devant ce qui me semble un échec monumental de ma vie. Le sentiment d’un grand vide qui me donne le vertige. Puis, mon intelligence vient à ma rescousse. C’est O.K. j’ai fait exactement ce qu’il fallait dans les circonstances. J’ai sauvé ma vie dans un système patriarcal basé sur la domination, la cruauté et la destruction.

 

C’est nous, les survivantes qui, avec intelligence, avons utilisé toute notre énergie mentale et vitale pour sauver notre peau. Nous avons trouvé un véritable ancrage dans toutes ces battantes qui depuis des millénaires nous transmettent le flambeau, d’une victoire à l’autre, si minime soit-elle. Nous savons d’instinct que nous ne sommes pas une sous humanité que l’on peut piétiner indéfiniment. Je comprends que ce qui me semble pour l’instant un drame personnel est en réalité le signe d’une grande victoire parce que j’ai survécu à l’horreur ; nous avons survécu. Nous avons reçu le flambeau et nous pouvons le passer. Survivre à un processus de déshumanisation orchestré par une civilisation patriarcale est un immense exploit, personnel et collectif. Cette déshumanisation repose sur un mensonge qui perdure depuis presque toujours. On nous a fait croire que la nature féminine était inférieure, un genre d’hybride entre l’humain et l’animal – Grosse erreur ! Ce n’est donc pas notre personne comme telle qui est visée dans cette déshumanisation, mais le fait d’être une personne de sexe féminin.

« Je veux cesser de me mettre subjectivement au centre de ce drame collectif et plutôt m’appuyer sur l’émergence d’une nouvelle conscience féminine »

Ainsi, l’homme violent frustré ne se permet pas d’agresser une personne de sexe masculin comme son patron, son collègue, son voisin, son beau-frère ; il se donne les moyens de trouver un terrain d’entente ou de contrôler sa pulsion. Mais, le même homme violent frustré se permet d’agresser potentiellement toute femme qui croise son chemin. C’est une violence de genre. L’homme violent frappe une femme parce que c’est une femme, point à la ligne. Et pour être logique, si nous sommes victimes d’un immense mensonge collectif sur notre nature féminine, la solution ne saurait être individuelle mais dans le rétablissement de la vérité sur notre nature féminine. Cela devrait nous libérer d’un sentiment de culpabilité paralysant. Je veux cesser de me mettre subjectivement au centre de ce drame collectif et plutôt m’appuyer sur l’émergence d’une nouvelle conscience féminine. Je veux rester positive et devenir plus solidaire des femmes en cheminement. Je veux apprendre à m’ouvrir à elles pour chercher réconfort, consolation, et partager une plus grande compréhension du système patriarcal qui continue de nous broyer.

Et comme il s’agit d’un système d’oppression, mieux nous comprendrons ses rouages et ses stratégies, mieux nous pourrons nous en défendre, individuellement et collectivement, et le saboter. Les représentants du patriarcat s’attendent à nous voir fragile, hypersensible, irrationnelle, je veux donc apprendre à les battre sur leur propre terrain. Et pour développer cette force, j’ai besoin de me ressourcer intellectuellement et émotionnellement auprès de féministes intègres et non asservies au pouvoir mâle. Durant toutes ces années de violence, mon corps a été vécu non pas comme un lieu de vie, d’épanouissement, mais comme un objet dangereux, encombrant, pervers, sale. Je devais le mâter, le contrôler et me soumettre aux agressions. En fait je me voyais avec les yeux des agresseurs et je continuais à me torturer et à me punir d’être une femme.

Je comprends mieux que ce n’est pas moi le problème mais le jugement du patriarcat qui se permet impunément de s’approprier le corps des femmes pour ses besoins personnel et ceux de la patrie. J’étais une femme parmi des milliers d’autres, nous sommes toutes interchangeables aux yeux du patriarcat. C’est cela la déshumanisation de la nature féminine, et oui, cette vision est horrible et peut provoquer un vertige. Par ailleurs, j’ai encore le vieux réflexe de me mettre en accusation par toutes sortes de culpabilité que je m’inflige : coupable de n’avoir pas pris ma place dans la société, coupable de me sentir encore névrosé, coupable de ne pas être guérie, fonctionnelle, heureuse. STOP ! Mais guérie de quoi ! Fonctionnelle par rapport à qui, à quoi ! Les femmes survivantes ne sont pas névrosées, nous sommes en colère. Comment pouvons-nous maîtriser nos vies quand la moindre parole vraie, la moindre émotion authentique est jugée mensongère, agressante, castrante aux yeux du patriarcat ?

Moi-même ainsi que toutes les survivantes, avons accompli un exploit héroïque. Nous avons été plongées en enfer et en sommes ressorties à force de courage et de solidarité féminine. Nous pouvons marcher la tête haute. Je ne mendierai plus jamais aucune espèce de reconnaissance. Je peux et toutes les survivantes, nous pouvons ressentir une pleine fierté de ce que nous avons accompli comme femme dans ce monde patriarcal. Je sens en moi une force nouvelle et je ressens le devoir de m’en occuper très sérieusement. Il est temps de nous dire, individuellement et collectivement : ma vie est la seule et unique mesure de ma vie. Donc, je ne veux plus accepter aucune tête au-dessus de la mienne pour me donner une valeur et je ne veux plus qu’on m’assigne une place ou un rôle figé dans ce vaste monde. Je prends ma juste place. Mais, il y a un mais ; il reste encore les séquelles des chocs traumatiques. Là aussi j’ouvre les yeux.

Le but de la violence est d’induire une telle terreur chez la victime que ses facultés cognitives font un shut down, sont mises en échec. Comme le cerveau cognitif est désactivé sous l’effet de la terreur, l’agresseur a beau jeu de continuer à nous soumettre malgré la distance et ce, durant des décennies. Privées de notre pouvoir de réflexion, d’analyse et de communication, nous sommes réduites à l’état d’animal traqué. C’est machiavélique et pourtant voulu par l’ensemble de notre culture patriarcale ; on parle de culture du viol, viol du corps et viol de la pensée. On demeure ainsi des proies faciles, dominées par la peur, l’insécurité et les appréhensions de toutes sortes. Terrées dans nos appartements, anxieuses, pétries de honte, fragilisées, nous ne représentons plus de menaces sérieuses pour le patriarcat.

Mais la bonne nouvelle est que des brillants cerveaux mâles ont découvert la neuroplasticité. Nous pouvons, jusqu’à notre dernier souffle, stimuler de nouvelles connexions neuronales si nous nous y appliquons. C’est là que nous pouvons les battre sur leur propre terrain. Je peux donc donner consciemment et de façon répétitive, de nouvelles informations à mon cerveau et il en tiendra compte dans n’importe quel apprentissage. Par exemple si je veux apprendre l’anglais, je dois dire à mon cerveau :«ce que tu nommes, lait, en français, se dit ,milk, en anglais». Et à force de lui redire, il créera de nouvelles connexions et finira par parler couramment l’anglais. Et si je transpose l’exercice pour passer de la langue de domination à la langue de femme libre, c’est le même procédé.

À chaque fois qu’on déprime, qu’on se dit je ne m’en sors pas, c’est peine perdue, ma vie est foutue, j’en suis incapable, nous parlons dans la langue de domination. Il s’agit donc de se demander qui, quand, comment, on nous a rentré ce mensonge dans le crâne et de le rejeter de toutes nos forces et aussi souvent que nécessaire ; c’est une discipline mentale soutenue. J’aime à croire qu’un jour nous parlerons couramment une langue de femme réaliste, éclairée et puissante. C’est plus qu’un exercice, c’est un engagement quotidien, une révolution dans notre façon de penser, de réagir. C’est un défi de taille, car cette programmation patriarcale perdure depuis des millénaires. Les réflexes mentaux sont rodés. Par ailleurs, cette perception dédramatise le combat. Vu sous cet angle, la vie devient un champ d’apprentissage incroyable. Chaque circonstance négative, chaque déprime devient l’occasion d’un apprentissage possible et accessible.

« Acquérir, au fil des mots, des idées, la maîtrise d’une langue de femme libre qui nous propulse au lieu de continuer à nous abrutir »

Dans «Une chambre à a soi», Virginia Woolf déplore le fait que les femmes n’aient pas laissé de trace dans l’histoire ou qu’on ait effacé volontairement leur histoire. Elle nous conjure d’écrire pour exprimer ne fût-ce qu’à soi-même nos réalités. Et j’ajouterais que l’avantage d’écrire est de briser le silence imposé et d’acquérir, au fil des mots, des idées, la maîtrise d’une langue de femme libre qui nous propulse au lieu de continuer à nous abrutir. Les hommes ont abondamment parlé et écrit sur les femmes, le sexe faible, sans esprit, mais peu de femmes ont écrit, parlé de notre réalité féminine.

En fait, les hommes n’ont pas écrit sur les femmes mais plutôt sur leur fantasme à l’égard des femmes – c’est très différent. Il est temps d’exprimer qui nous sommes vraiment. Développer une langue de femme libre est à portée de nous toutes. Cela implique parler, écrire, partager nos sentiments, nos pensées, nos rêves, nos blessures, nos projets, nos réalisations, enfin tout ce qui nous anime, de façon individuelle ou collective. Je rêve de nous entendre parler clairement, haut et fort, encore et encore et de ne plus jamais utiliser le langage de domination parce que cette langue sonne faux.

Une campagne forte de sensibilisation sur la cyberexploitation sexuelle

Montréal, le 2 novembre 2020 – La campagne « Full célèbre » continue de faire jaser et de sensibiliser les jeunes et les moins jeunes au fléau de la cyberexploitation sexuelle. Sans en calculer les risques, les jeunes acceptent de partager des photos ou vidéos osées à des inconnus sur les médias sociaux et, trop souvent, en subissent les conséquences. Cette campagne de prévention, que l’on retrouve sur les médias sociaux, les panneaux d’affichage et sur une nouvelle plateforme web de sensibilisation, est une initiative de cinq organismes communautaires unis afin de donner une voix à ce phénomène en pleine croissance.

« Full célèbre » lève le voile sur ces cyberagressions qui inquiètent les parents et pour lesquelles nous avons encore peu de ressources. La plateforme web fullcelebre.org dédiée à cette campagne permet de comprendre les conséquences néfastes que peut avoir la propagation de photos et de vidéos intimes sur le web via les ordinateurs et téléphones cellulaires mentionne Jennie-Laure Sully de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle.

En septembre dernier, l’animatrice Rosalie Bonenfant a accepté d’animer un panel de discussion diffusé sur YouTube où des experts se sont exprimés sur les conséquences de la cyberexploitation ainsi que sur leur expérience du terrain, auprès des jeunes. Ayant déjà cumulé plus de 1 000 visionnements, on y retrouve une professeure de sexologie de l’UQAM ainsi que des intervenantes de la CLES, du réseau Enfants-retour et du CALACS Estrie.

Afin d’illustrer les messages de la campagne Full célèbre, ce sont notamment des jeunes fréquentant la Maison d’Haïti et la Maison Kekpart qui ont été consultés. Lors de ces consultations, une image forte a été retenue par les jeunes: celle de Yasmine dont le visage est recouvert par un sac de papier brun sur lequel on peut lire le mot « sexto ». Aperçue sur plus d’une trentaine d’abribus à travers Montréal, Laval et Longueuil, l’image en a surpris plus d’un. Finalement, la plateforme fullcelebre.org et les médias sociaux de la campagne offrent des conseils pratiques aux jeunes sur les façons de retirer des photos de soi en ligne ou d’éviter de devenir « full célèbre » pour les mauvaises raisons.

Bien que cette campagne tire à sa fin, le débat de société, lui, est loin d’être clos. Une lettre ouverte parue récemment dans La Presse interpelle le gouvernement afin qu’il bonifie les cours d’éducation sexuelle en abordant de front le phénomène de l’exploitation sexuelle et de la cyberexploitation sexuelle. Des organismes tels que la CLES, le Y des femmes, le Réseau Enfants-Retour, la Maison d’Haïti et le Calacs Agression Estrie ont constaté une augmentation des risques de victimisation des jeunes en ligne pendant la pandémie et estiment que la réponse gouvernementale se fait attendre. Notre message est pourtant clair : Il est temps d’agir pour contrer les cyberagressions et la cyberexploitation sexuelle.

Pour plus d’informations :
Jennie-Laure Sully
514 750-4535

Assemblée générale 2020

Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté

Table ronde virtuelle CLES CQMMF

Chères membres,

Voici le moment de VOTRE assemblée générale annuelle.  C’est avec plaisir que la CLES vous convie à cette rencontre qui NOUS offre l’occasion  de faire le bilan de l’année qui vient de s’écouler et de tracer les perspectives pour celle en cours. Tout comme les années précédentes, cette assemblée se veut un moment important d’exercice démocratique durant lequel nous célébrerons nos succès, partagerons les défis auxquels nous avons dû faire face, telle la pandémie, et discuterons de notre plan d’action pour l’année 2020-2021. De plus il y aura une discussion sur les obstacles qu’encourent les femmes durant la pandémie qui perdure depuis la mi-mars, que ce soit pour la sortie de la prostitution ou encore lorsqu’elles y sont encore. Voici tous les détails :

Quand? Samedi 17 octobre de 10h à 12h (AGA) et de 12h à 13h (Table ronde)

Où?  De chez vous… Par Zoom

Si vous êtes membres et n’avez pas reçu un lien par courriel, veuillez vous inscrire ici.

Veuillez noter que 2 postes de membre associative, qu’un poste de membre individuelle et qu’un poste de la communauté sont en élection pour le Comité de coordination politique. Les personnes désireuses de soumettre leur candidature (incluant les femmes du comité qui désirent poursuivre leur mandat), pourront le faire en nous acheminant la fiche de mise en candidature dûment complétée. La mise en candidature pourra aussi se faire pendant la première portion de l’assemblée générale, par Zoom. Veuillez nous contacter à info@lacles.org si vous souhaitez devenir membre ou si vous êtes déjà membre et n’avez pas encore reçu par courriel les documents relatifs à l’AGA: ordre du jour, PV de l’AGA 2019, fiche de mise en candidature.

Si vous désirez aussi nous joindre votre contribution annuelle volontaire en tant que membre, soyez avisées que le montant suggéré est de 5$ pour les membres individuelles et de 25$ pour les membres associatives. Ces montants nous aident à couvrir les frais en lien avec les services que nous offrons aux femmes. Le chèque doit être libellé au nom de CLES et envoyé à CP 37331, succursale Marquette, Montréal, Québec, H2E 3B5.  Pour toute question relative à l’assemblée générale, veuillez communiquer avec Marie Drouin à l’adresse courriel suivante : marie.drouin@lacles.org

En espérant vous y voir nombreuses et motivées!

Le Comité de coordination politique de la CLES

Table ronde virtuelle de la CLES pour le 5 octobre 2020

Ces dernières années, les survivantes de la prostitution tentent de se faire entendre partout à travers le monde. Pourquoi leur message est-il ignoré par les médias et par de nombreux militants et militantes de gauche ?

Le 5 octobre 2020 de midi à 13h00 en l’honneur de la journée internationale de non prostitution, la CLES tentera de trouver réponse notamment à cette question lors d’une table ronde virtuelle avec les survivantes Valérie Pelletier et Marie Drouin ainsi qu’avec Francine Sporenda, autrice du livre « Survivre à la prostitution: Les voix qu’on ne veut pas entendre ».

                                     Pour vous inscrire c’est ici


Présentation des panélistes de la table ronde virtuelle du 5 octobre 2020

   Valérie Pelletier                         Francine Sporenda                         Marie Drouin 

Valérie Pelletier est une survivante de l’exploitation sexuelle. Elle milite pour l’abolition de l’industrie du sexe, contribue des textes et chante aussi sous le nom d’artiste Legal Tender.

Francine Sporenda est franco-américaine, elle a un doctorat (histoire des idées) de l’université du Maryland, et a enseigné comme maître de conférences à l’école de sciences politiques de l’université Johns Hopkins; elle a été membre du bureau des Chiennes de garde et est responsable du site “Révolution féministe”.

Marie Drouin a été dans la prostitution durant 15 ans, tout en essayant de compléter des études en travail social dans le but d’aider d’autres jeunes comme elle. Ça l’a conduite à travailler dans un CALACS puis à la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle.

Animatrice de la table ronde

           Jennie-Laure Sully

 

 

 

 

 

 

Jennie-Laure Sully est organisatrice communautaire à la CLES depuis 3 ans.

Offre d’emploi: Poste d’intervenante auprès des femmes

 

 

 

 

 

 

 

 

14 septembre 2020

Contexte et objectifs du travail :

La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle est une coalition d’organismes et de personnes critiques de l’industrie du sexe. La CLES travaille à mettre en place des alternatives communautaires, juridiques et sociales pour la construction d’un monde sans prostitution, fondé sur des principes d’égalité entre les femmes et entre les femmes et les hommes. Une partie de ses activités vise à offrir du soutien et des ressources aux filles et femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution, dans une perspective féministe et abolitionniste.

Pour voir tous les détails du poste, cliquez ici: Intervenante auprès des femmes

Offre d’emploi: Agente de projet pour l’hébergement d’urgence des femmes victimes d’exploitation sexuelle

 

 

14 septembre 2020

Un toit pour elles est à la recherche d’une agente de projet afin de mieux répondre aux besoins d’hébergement d’urgence des femmes victimes d’exploitation sexuelle dans le Grand Montréal.

Merci de faire circuler cette offre d’emploi dans vos réseaux!

Pour les personnes qui ne connaissent pas Un toit pour elles, cet organisme est né du besoin d’offrir un hébergement sécuritaire aux femmes victimes d’exploitation sexuelle et des logements transitoires avec soutien communautaire pour celles étant en processus de sortie de la prostitution. Dans le cadre de la crise actuelle, les besoins se sont accrus et Un toit pour elles est allé chercher un financement court terme (nous espérons pouvoir le renouveler ou trouver d’autres sources de financement) afin de réaliser une partie de ses objectifs, soit de l’hébergement d’urgence et la construction d’alternatives pour offrir des lieux sécuritaires pour les femmes et leurs enfants.

Tous les détails concernant cette offre d’emploi ici: Agente de projet – Un toit pour elles

Communiqué: Sondage pancanadien de 2020

Montréal, le 27 août 2020

Un nouveau sondage national mené par Nanos Research pour le compte du London Abused women’s Centre (LAWC), de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et de la Coalition Against Trafficking in Women (CATW), avec l’appui d’organismes canadiens, révèle le point de vue des Canadien.ne.s sur les approches législatives et d’autres questions liées à la prostitution (résultats du sondage, méthodologie et note technique ci-dessous).

Le gouvernement du Canada ayant annoncé son intention d’évaluer les effets de la Loi de 2014 sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation (LPCPVE), promulguée pour aborder la question de la prostitution au Canada, ce premier sondage national sur la prostitution servira à garantir que les opinions des Canadien.ne.s sont représentées dans ladite évaluation et contribuera à éclairer le processus ainsi qu’à sensibiliser le public à la législation actuelle du Canada.

La LPCPVE s’attaque au système de la prostitution en décriminalisant uniquement les personnes qui sont achetées et vendues dans le cadre de la prostitution, tout en tenant pour responsables les acheteurs d’actes sexuels, les promoteurs de la prostitution (proxénètes), les propriétaires et gestionnaires d’établissements commerciaux de prostitution (p. ex., maisons de passe, salons de massage illicites, services d’escorte) et d’autres exploiteurs tiers.

Les résultats du sondage sont d’intérêt pour les Canadien.ne.s et le gouvernement du Canada

  • 49 % des Canadien.ne.s soutiennent la législation canadienne actuelle sur la prostitution, soit cinq fois plus que ceux qui s’y opposent (11 %).

  • 46 % des Canadien.ne.s sont plus enclin.e.s à soutenir la loi actuelle comme moyen de s’attaquer au problème de la prostitution. Ce nombre est presque deux fois supérieur à celui des personnes qui soutiennent la prostitution en tant que profession légale non régie par des lois, y compris les proxénètes, les propriétaires de maisons de passe, les acheteurs de services sexuels et ceux qui en vendent (24 %), et presque trois fois supérieur à celui des personnes qui soutiennent l’idée de rendre la prostitution illicite et de criminaliser toutes les personnes impliquées dans la vente de services sexuels (16 %).

  • 61 % des Canadien.ne.s sont d’avis que les gouvernements fédéral et provinciaux doivent accorder un financement convenable aux organismes travaillant avec les femmes dans la prostitution pour qu’ils puissent fournir des services de conseil et de soutien à long terme nécessaire, ce qui est presque neuf fois plus que les opposant.e.s (7 %).

  • 51 % des Canadien.ne.s désapprouvent qu’un membre de leur famille paie pour des services sexuels, ce qui est plus de quatre fois supérieur à ceux qui approuvent (12 %).

  • 43 % des Canadien.ne.s conviennent que si la plupart des femmes et des personnes avaient d’autres possibilités économiques viables, elles ne choisiraient pas de se livrer à la prostitution. Ce chiffre est plus de quatre fois supérieur à ceux qui ne sont pas d’accord (10 %).

  • Lorsqu’on leur a demandé si la prostitution devait être considérée comme une profession ou un emploi comme d’autres, 34 % des Canadien.ne.s étaient d’accord et 26 % étaient en désaccord. Toutefois, lorsqu’on leur demande dans quelle mesure les Canadien.ne.s sont favorables à la prostitution en tant que profession légale, considérant que toutes les activités liées à la prostitution, y compris l’achat et la vente de services sexuels, le proxénétisme, la traite des êtres humains et la gestion de maisons de passe, seraient légales, 45 % des Canadien.ne.s s’y opposent, soit plus de deux fois plus que ceux et celles qui y sont favorables (17 %).

Contexte

En décembre 2014, la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation (également connue sous le nom de modèle suédois ou d’égalité) a reçu la sanction royale et est entrée en vigueur. Cette loi ne criminalise pas les femmes et les personnes qui sont achetées et vendues dans le cadre du commerce du sexe. La loi protège de la responsabilité pénale ceux et celles qui vendent leurs propres services sexuels et donne au gouvernement le mandat de fournir des services aux personnes prostituées et victimes de traite à des fins d’exploitation sexuelle, qui sont pour la plupart des femmes et des filles, tout en interdisant l’achat d’actes sexuels, la possession ou l’exploitation d’une maison de passe, le proxénétisme et la traite de personnes.

L’examen le plus complet des points de vue des Ontarien.ne.s quant à l’approche législative en matière de prostitution a été réalisé en 2018. Ce sondage a révélé que 58 % des Ontarien.ne.s s’opposent à toute modification de la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation qui aurait pour effet de décriminaliser les proxénètes, les propriétaires de maisons de passe et l’achat d’actes sexuels.

Tel que la loi le prévoit, cinq ans après son adoption, le gouvernement du Canada compte évaluer le succès de la loi à protéger les citoyen.ne.s, à aider les survivantes de l’exploitation sexuelle à accéder aux services et à tenir les acheteurs et les trafiquants responsables.

Le présent sondage a été réalisé pour s’assurer que les points de vue des Canadien.ne.s sont représentés dans l’évaluation menée par le gouvernement. Les sondages menée en Ontario et à l’échelle nationale montrent que beaucoup plus de Canadien.ne.s sont favorables à la législation canadienne actuelle sur la prostitution et n’approuveraient pas la légalisation ou la décriminalisation complète de la prostitution.

London Abused Women’s Centre (LAWC)
Le London Abused Women’s Centre, situé dans l’Ontario, au Canada, prend des mesures systémiques pour mettre fin à l’oppression des femmes tout en donnant aux femmes et aux jeunes filles victimes de la violence masculine un accès immédiat à des services de conseil, de défense des intérêts et de soutien à long terme, axés sur les femmes et tenant compte de leurs traumatismes. www.lawc.on.ca

La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est un organisme de première ligne qui croit que la prostitution est une forme de violence contre les femmes et l’expression systémique de l’inégalité et de la pauvreté des femmes ainsi que du racisme et du colonialisme. Nous soutenons les femmes prises dans l’industrie du sexe et celles qui en sont sorties. Nous croyons que la voix des survivantes de cette forme de violence et leur rôle d’impulsion pour mettre fin à cette forme de violence est essentiel au mouvement féministe.

The Coalition Against Trafficking in Women (CATW)
La Coalition Against Trafficking in Women (CATW) est l’un des plus anciens organismes internationaux qui se consacre à l’élimination de la traite des personnes et de l’exploitation sexuelle des femmes et des filles en tant que violence et discrimination fondées sur le sexe. La CATW s’engage dans la défense juridique, la sensibilisation du public et les programmes d’éducation et de prévention pour combattre la traite des personnes et l’exploitation sexuelle commerciale en Asie, en Afrique, en Amérique latine, en Europe et en Amérique du Nord.

« Ce sondage pancanadien révèle une vérité toute simple : la plupart d’entre nous savent viscéralement que la prostitution est synonyme d’exploitation, peu importe ce que les exploiteurs veulent nous faire croire. Il exhorte clairement au maintien d’une loi qui décriminalise les femmes dans la prostitution, tout en affirmant que l’exploitation sexuelle doit disparaître, précise Diane Matte, co-coordonnatrice de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES). Il est intéressant de noter que même si les services policiers partout au pays n’appliquent pas la Loi de 2014 uniformément et que le public est généralement mal informé sur la loi actuelle, le soutien aux objectifs de la loi est bel et bien présent. »

« Ce sondage canadien montre que lorsque le public comprend les mécanismes du système de la prostitution, non seulement il s’y oppose, mais exige des lois qui décriminalisent et aident les personnes exploitées, tout en tenant pour responsables ceux qui leur font du mal, y compris les acheteurs de services sexuels, a déclaré Taina Bien-Aimé, directrice générale de la Coalition Against Trafficking in Women. « Le sondage nous rappelle aussi l’urgence d’éduquer les gens sur la violence et la déshumanisation inhérentes au commerce du sexe, dont le noyau est imprégné de colonialisme historique, de racisme et de misogynie. »

« Le London Abused Women’s Centre (LAWC) reconnaît que la prostitution est une forme de violence masculine contre les femmes, qu’elle est incompatible avec l’égalité et les droits des femmes, et qu’elle est sexiste et raciste à l’égard des femmes et des jeunes filles qui constituent l’écrasante majorité des personnes prostituées et victimes de la traite. On estime que 50 % des filles exploitées sexuellement et 51 % des femmes victimes de la traite au Canada sont autochtones », a déclaré Megan Walker, directrice générale de LAWC. « Le sondage démontre un soutien à la législation canadienne actuelle qui décriminalise les femmes dans la prostitution tout en criminalisant les acheteurs de services sexuels, les proxénètes, les propriétaires/exploitants de maisons de passe. »

Méthodologie de la recherche

Les observations exposées dans ce communiqué sont fondées sur un sondage téléphonique à composition aléatoire (lignes terrestres et cellulaires) hybride à partir d’une base de sondage double, réalisé par téléphone et en ligne auprès de 1 094 Canadiens, âgés de 18 ans ou plus, entre le 26 et le 30 juillet 2020. La marge d’erreur de ce sondage est de ± 3,0 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Ce sondage a été commandé par le London Abused Women’s Centre et la recherche a été menée par Nanos Research. Pour consulter le rapport complet, c’est ici.

Coordonnées

Nik Nanos Research
Nikita James Nanos, CMC FCRIC
Expert-chef en mégadonnées et fondateur, NANOS RESEARCH
613 234-4666 poste 237 | Skype : niknanos | www.nanos.co
Adresse électronique : nik@nanos.co
Membre mondial Woodrow Wilson International Center for Scholars  Washington DC
Professeur-chercheur The State University of New York  Buffalo, New York

Megan Walker Directrice générale London Abused Women’s Centre
1 519 432 2204
mwalker@lawc.on.ca
www.lawc.on.ca

Diane Matte Co-coordinatrice de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
1 514 376-9241
diane.matte@lacles.org
(Des personnes parlant anglais et français sont disponibles pour des entretiens)

Mariana Vanin
Chef du Service des communications Coalition Against Trafficking in Women (CATW)
1 212 643-9895
media@catwinternational.org
(Des personnes parlant anglais et français sont disponibles pour des entretiens)

Collaboratrices

Tri-County Women’ Centre

Persons Against Non-State Torture

Vancouver Rape Relief and Women’s Shelter

Ma Mawi Wi Chi Itata Centre

Aboriginal Women’s Action Network

Déclaration de la CLES contre le racisme et le sexisme systémiques

Nous, les femmes de la CLES, soutenons les luttes actuellement menées partout dans le monde pour mettre fin au racisme systémiqueQu’il s’agisse des discriminations engendrées par le capitalisme, le colonialisme ou par d’autres structures de pouvoir abusif, nous tenons à rappeler que toute oppression est systémique. En tant que femmes d’ici et d’autres horizons, nous sommes très bien placées pour le savoir. En tant que féministes, nous reconnaissons aussi que l’oppression des femmes est un système de domination millénaire mis en place par des hommes et nous désignons ce système par son nom : le patriarcat.

À la CLES, nous côtoyons tous les jours des femmes racisées ayant été amenées dans l’industrie du sexe par les mêmes chemins patriarcaux, mais qui doivent aussi composer avec le racisme d’une industrie qui les déshumanise et les instrumentalise pour faire de l’argent. Nous constatons un profond racisme dans les pratiques des hommes achetant des actes sexuels. Ce racisme est intrinsèque à cette industrie du sexe qui méprise la vie de toutes les femmes et qui dévalorise de façon encore plus marquée la vie des femmes noires, des femmes autochtones et des femmes à statut migratoire précaire notamment.

Historiquement, ceux qui ont abusé de leur pouvoir pour mettre en place des systèmes de domination ont fait en sorte que cette domination se reproduise dans toutes les sphères de la vie publique ou privée. Individuellement, les hommes ont donc été conditionnés à se conformer à des rôles sociaux dont les caractéristiques ont été imposées par le patriarcat : agressivité, violence, possessivité, volonté de conquête, etc. De plus, des « normes sociales » ont été instituées pour affirmer la domination des hommes sur les femmes. C’est ainsi que nous faisons face à de multiples préjugés concernant les femmes, à l’octroi de « faveurs » à certaines au détriment des autres pour créer une compétition et ainsi briser la révolte collective, à l’utilisation de la violence physique ou sexuelle pour rappeler l’ordre social patriarcal et faire rentrer dans le rang celles qui veulent s’émanciper.

Des hommes se sont arrogés plus de droits et ont institutionnalisé les inégalités pour qu’elles survivent à toutes les générations d’hommes et de femmes. C’est avec cette compréhension que le mouvement féministe ici comme ailleurs a combattu et combat toujours ce sexisme systémique. En tant que féministes, nous reconnaissons que le racisme, comme système d’oppression, a utilisé les mêmes outils de domination: les normes sociales différentes, les préjugés, les « faveurs » pour diviser et régner ainsi que la violence physique ou sexuelle pour mater la révolte collective.

Le mouvement pour les droits civiques et contre l’esclavage aux États-Unis a combattu et combat toujours le racisme systémique. Nos mouvements sociaux au Canada et au Québec font de même malgré le déni persistant de plusieurs envers cette réalité. Aujourd’hui, la prise de conscience est mondiale. Prétendre que les manifestations contre le racisme systémique équivalent à dire que le Québec est raciste, c’est prétendre, comme nous l’avons déjà entendu comme féministes, que dénoncer la violence envers les femmes équivaut à dire que tous les hommes sont violents. Cette erreur de perspective découle d’une position de défense qui refuse de nommer la résistance active ou passive au changement. En temps de pandémie et de crises internationales, nous n’avons pas le luxe de nous complaire dans une telle posture. Il faut dès maintenant reconnaître la réalité des systèmes d’oppression et travailler ensemble à s’en libérer.

Solidairement,
La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)

COVID-19: Guide des survivantes et ressources

Les besoins des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution sont plus grands en temps de pandémie. Plusieurs sont en quête de conseils pour passer à travers cette période difficile. La CLES a donc produit le guide ci-dessus à l’intention des survivantes d’exploitation sexuelle.

Voici aussi une liste de ressources en ligne qui peuvent s’avérer utiles pour faire face à la pandémie :

Informations multilingues au sujet de la COVID-19

Liste de l’Alliance des communautés culturelles pour l’égalité dans la santé et services sociaux

Sites d’informations gouvernementales sur la COVID-19

Ville de Montréal

Gouvernement du Québec

Gouvernement du Canada

Programmes d’aides financières pendant la COVID-19

Trouver l’aide financière à laquelle vous êtes éligible

Programme Familles branchées pour l’accès à Internet à faible coût

Prestation d’aide canadienne d’urgence pour les étudiants

Programme d’aide financière aux locataires

 

Communiqué: La CLES déplore le manque d’actions du fédéral pour soutenir les femmes aux prises avec la prostitution

 

Montréal, le 12 mai 2020 – En ce temps de pandémie, nous appelons nos gouvernements à soutenir les femmes et les filles souhaitant sortir de la prostitution ainsi que celles qui ont besoin d’aide pour ne pas y entrer ou y retourner. La CLES urge spécifiquement le gouvernement fédéral à démontrer sa volonté de lutter contre l’exploitation sexuelle et la traite humaine au Canada en s’engageant à maintenir et augmenter le financement des organismes apportant au quotidien soutien et accompagnement aux femmes et aux filles victimes de cette forme de violence basée sur le sexe.

Tout le monde s’accorde pour dire que cette crise planétaire, générée par la COVID-19 a des effets tout particulièrement désastreux pour les personnes les plus pauvres et discriminées. La très grande majorité des femmes aux prises avec la prostitution appartiennent à ces deux groupes. Elles sont pauvres et ne sont généralement pas protégées par le filet social mis en place, elles vivent aussi une très grande stigmatisation, les amenant très souvent à ne pas aller chercher le soutien dont elles ont besoin.

La crise actuelle amène plusieurs d’entre elles à vouloir s’engager dans un projet de sortie de la prostitution. Elles sont cependant propulsées dans cette voie à un rythme accéléré et souvent sans ressource pour les soutenir. La CLES les accompagne et trouve, avec elles, les moyens les plus probants pour arriver à réaliser leur projet et faire respecter leurs droits.

Plusieurs actions ont été entreprises par nos gouvernements afin de contrer les effets négatifs de la crise actuelle sur la population, mais nous attendons toujours une réponse pour le renouvellement de notre financement de la part de Justice Canada. Cela est d’autant plus questionnant que le programme s’adressant aux entreprises permet à l’industrie du sexe d’avoir un soutien pour « passer à travers la crise économique ».

D’autres organismes à travers le Canada, tel que le London Abused Women’s Centre (LAWC) et Reset Society de Calgary, vivent la même situation que nous.  Couper les ailes à des organismes comme les nôtres, c’est maintenir des femmes dans des situations de violence sexuelle. C’est aussi contrevenir à l’esprit de la nouvelle loi sur la protection des victimes d’exploitation sexuelle adoptée en 2014 et à l’engagement du gouvernement actuel de lutter contre la traite humaine.

Nous espérons pouvoir compter sur le gouvernement fédéral afin de maintenir un financement spécifique pour soutenir les femmes dans leur processus de sortie de la prostitution. Il nous faut, comme société, offrir plus aux femmes que la prostitution et soutenir de façon continue leurs espoirs de vivre dans la dignité et à l’abri de la violence.

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Pour plus d’informations, contactez:

Diane Matte ou Jennie-Laure Sully porte-parole de la CLES
diane.matte@lacles.org  jennie-laure.sully@lacles.org
514 376-9241/514 750-4535

Megan Walker, Executive Director, London Abused Women’s Centre
mwalker@lawc.on.ca or 226-376-0781

Communiqué : COVID-19 et solidarité avec les femmes en situation de prostitution

Montréal, le 17 mars 2020 – Tous les groupes travaillant dans le domaine de la violence envers les femmes et pour la défense des droits des femmes sont préoccupés par l’impact de la pandémie mondiale de la COVID-19 sur les femmes. La proximité dans laquelle nous plonge cette crise sanitaire doit être vue comme étant un danger pour certaines femmes vivant ou côtoyant des hommes contrôlants et violents. La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle ne fait pas exception. Nous sommes préoccupées par le bien-être et le droit des femmes de se protéger contre la maladie, mais également de la pauvreté et de la violence qu’elles vivent.

En tant qu’organisme qui plaide pour une transition de la société vers un monde sans prostitution, la CLES voit d’un bon œil la fermeture des établissements liés à l’industrie du sexe car il a été démontré qu’il s’agit de l’industrie la plus violente envers les femmes et les filles. Cependant, comme elle l’a toujours fait, la CLES insiste pour que ces fermetures soient accompagnées de mesures sociales et d’un soutien financier afin que les personnes en situation de prostitution puissent s’engager dans un processus de sortie et trouver des alternatives afin de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles.

En ce sens, nous tenons à rappeler aux gouvernements fédéral et provincial qu’il est essentiel de fournir de l’aide aux personnes prostituées et tout particulièrement à une majorité de femmes et d’enfants qui risquent de se trouver dans une plus grande précarité en raison de ces fermetures.

À très court terme, nous rappelons l’importance de faire montre de solidarité en ces temps de distanciation sociale. La CLES offre depuis quelques années un Fonds de la solidarité aux femmes fréquentant son organisme. Ce fonds est vide et l’événement qui devait le renflouer devra vraisemblablement être annulé. Nous invitons donc la population à faire un don en ligne sur notre site www.lacles.org. Cet argent va directement à des projets de vie pour les femmes en processus de sortie de la prostitution ou celles vivant avec les conséquences de leurs expériences d’exploitation sexuelle.

Nous portons divers projets afin de répondre aux besoins des femmes dont celui d’offrir un hébergement transitoire avec soutien communautaire. Nous espérons que les gouvernements seront particulièrement à l’écoute de nos demandes en ce qui concerne l’investissement dans des ressources offrant un accompagnement à la sortie de la prostitution et dans la recherche d’alternatives.

La CLES tient par ailleurs à rassurer les femmes qui sont aux prises avec la prostitution ainsi que leurs proches au sujet du fait qu’il est toujours possible d’avoir recours à nos services. Bien que nous sommes dans l’obligation de reporter les activités de groupe, notre organisme reste ouvert. Au cours des deux prochaines semaines, nous fonctionnerons à effectif réduit mais des intervenantes demeurent disponibles pour répondre à vos demandes individuelles de soutien et d’accompagnement.

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Pour plus d’informations :

Jennie-Laure Sully

514 750-4535

438 933- 6584

Yoga pour les survivantes !

Cours de yoga Kundalini adapté aux besoins des survivantes! Ces cours sont axés sur les techniques de respiration, de méditation et de postures.

Les cours auront lieu chaque jeudi soir de 17h00 à 18h00 pour les 7 prochaines semaines.

Pas besoin d’être une experte! Les survivantes peuvent passer dès jeudi prochain faire un essai.

Contactez Natalie au 514-750-4535 ou écrivez à natalie.basmadjian@lacles.org pour en savoir plus!

Groupe de soutien aux proches

Vous êtes un.e proche d’une femme ou d’une jeune fille victime d’exploitation sexuelle? Vous avez des inquiétudes, des questions et vous souhaitez en parler?

Soutenir une personne victime d’exploitation sexuelle est éprouvant. Pour les membres de sa famille, ce qu’elle vit provoque divers sentiments et réactions : colère, tristesse, impuissance, peur, culpabilité, épuisement, etc.

Entre l’entrée et la sortie de la prostitution, le chemin peut être long et exigeant pour la victime et son entourage. Voilà pourquoi il faut briser l’isolement et s’outiller.

Venez échanger en toute sécurité au sujet du processus de sortie de la prostitution avec des proches vivant les mêmes expériences. 

OÙ: À la CLES
QUAND: Le 8 février 2020, de 13h30 à 16h30

Pour vous inscrire contactez Natalie au (514) 750-4535 ou écrivez à natalie.basmadjian@lacles.org

Communiqué: La banalisation de la prostitution tue des femmes de tout âge

Montréal, le 24 janvier 2020 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle tient tout d’abord à manifester sa solidarité envers toutes les femmes fréquentant notre organisme et toutes les femmes aux prises avec la prostitution qui, dans la matinée du 24 janvier, ont été replongées dans leurs expériences les plus douloureuses et leurs traumatismes les plus persistants.

C’est avec stupéfaction que nous apprenons que l’homme ayant reconnu avoir tué une jeune femme à Ste-Foy, aurait bénéficié d’une “stratégie “ de réinsertion sociale de la part d’une agence correctionnelle afin d’acheter, en toute impunité, des actes sexuels. En d’autres mots, on aurait accepté de se servir de femmes dans l’industrie du sexe pour vérifier la capacité de cet homme ayant fait montre d’une violence meurtrière envers les femmes par le passé de réintégrer la société!

Plus tôt cette semaine, nous étions à la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineur.e.s. Nous invitions les commissaires à reconnaître que nous sommes devant un choix de société. Bien au-delà des débats sur la légitimité de cette pratique d’acheter des actes sexuels, bien au-delà des appels à accepter que cette industrie puisse être “émancipatrice” pour les femmes peu importe leur âge, bien au-delà des chroniques défendant l’industrie du sexe au nom de la sécurité des femmes dans la prostitution, nous devons reconnaître que la triste réalité de la violence de la prostitution nous a rattrapé.

L’idée même qu’un plan correctionnel puisse contenir une telle stratégie devrait nous alerter au plus haut point. Nous sommes allées dire aux commissaires qu’après plus de 15 années de tergiversations, de débats et de plans d’action, nous devons nous attaquer aux fondements même de la violence que représente l’achat d’actes sexuels et offrir de réelles alternatives pour les femmes dont des programmes de soutien à la sortie de la prostitution.

Comme l’affirmait Diane Matte, l’une des fondatrices de la CLES, “il nous faut, comme société, sortir de la prostitution, car sa banalisation tue des femmes de tout âge.”

La CLES est un organisme terrain soutenant les femmes dans la prostitution peu importe si elles veulent en sortir ou non. Depuis 15 ans, nous portons leur parole et réclamons, pour toutes les femmes, des changements légaux et sociaux afin de mettre fin à toutes formes de violence envers les femmes.

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Pour information:
Jennie-Laure Sully
438-933-6584

Appel mondial à l’action contre la traite des êtres humains et l’exploitation de la prostitution des femmes et des enfants

 

Membres de Cap International

Montréal, le 2 décembre 2019 − La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et CAP International tiennent à souligner ce 2 décembre, le 70e anniversaire de l’adoption de la Convention des Nations Unies pour la répression de la traite des êtres humains et l’exploitation de la prostitution d’autrui (décembre 1949) et le 40e anniversaire de la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes (Nations Unies 1979).

« L’explosion de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution des femmes et des enfants n’est pas une fatalité. C’est une conséquence des inégalités sociales, politiques et économiques subies par les femmes partout dans le monde. Nous pouvons y mettre fin. Nous profitons des 12 jours d’action contre la violence envers les femmes pour rappeler que s’engager pour faire advenir un monde sans prostitution fait partie intégrante de la lutte contre la violence envers les femmes » souligne Diane Matte, présidente de CAP International.

La CLES est membre fondateur de CAP International, un regroupement d’organismes de première ligne intervenant auprès des personnes dans la prostitution provenant d’une vingtaine de pays. « Nous intervenons au quotidien auprès des femmes aux prises avec la prostitution et ses conséquences dans leur vie » précise Jennie-Laure Sully. Elle ajoute que : « Fortes de leurs voix et fortes de notre conviction que nous pouvons agir pour faire cesser cette violence envers les femmes. Nous croyons qu’il est important de se regrouper aux niveaux québécois, canadien et international afin de contrer la banalisation de l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes et offrir des alternatives aux femmes ».

La prostitution des femmes et des enfants profite d’abord et avant tout à ceux qui les exploitent incluant les hommes s’arrogeant le droit de les consommer comme une marchandise. Se taire, signifie accorder l’impunité à ces profiteurs. La CLES et CAP International lancent aujourd’hui un Appel mondial à l’action pour mettre fin à la traite des êtres humains et à l’exploitation de la prostitution des femmes et des enfants. Les parlementaires canadiens.nnes et québécois.e.s sont invité.e.s à signer cet engagement à lutter contre les violences sexuelles et sexistes. La population, les mouvements sociaux, les partis politiques, les gouvernements sont encouragés à soutenir cet appel en affirmant haut et fort leur engagement à ne plus tolérer l’intolérable.

En avril dernier, Diane Matte, fondatrice de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, a été élue présidente de CAP International. Elle sera présente à Paris dans le cadre d’un événement international, le 3 décembre pour lancer un Appel mondial s’adressant aux parlementaires en présence de la Secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes et la lutte aux discriminations, L’Honorable Marlène Schiappa.

Activité publique du 6 octobre 2019

Du nouveau pour la journée internationale de non-prostitution en 2019: La CLES organise une projection-débat à la Cinémathèque québécoise

OÙ: 335, boulevard de Maisonneuve Est
QUAND: Le 6 octobre 2019 de 14H30 À 16H30
QUOI: Projection du long-métrage documentaire “El Proxeneta” et du court-métrage/capsule documentaire “Pimp”

En solidarité avec les survivantes de l’industrie du sexe à travers le monde, la CLES souligne annuellement la journée internationale de non-prostitution. Depuis plusieurs années, ceci se traduisait par l’organisation d’une conférence publique le 5 octobre. Cette année nous innovons: Notre activité publique sera une projection-débat qui se tiendra le 6 octobre de 14h30 à 16h30 à la Cinémathèque québécoise au 335 boulevard de Maisonneuve Est. Les films projetés seront:  “El Proxeneta” de Mabel Lozano et “Pimp” de Catherine Proulx.

La projection sera suivie d’une discussion sur les enjeux humains, sociaux, économiques et politiques abordés dans ces films. Maguy Métellus sera notre modératrice de discussion.

L’entrée est gratuite! Nous vous attendons en grand nombre!

Partagez l’événement sur Facebook: https://www.facebook.com/events/2231375423626679/

 

La CLES annonce son retrait de la FFQ

Montréal, le mercredi 21 novembre 2018 – En conférence de presse ce matin, avec le Mouvement contre le viol et l’inceste (MCVI) et la Maison d’Haïti, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) a annoncé son retrait de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). Cette décision a été prise conformément au vote de son comité de coordination et à la consultation de ses 50 groupes membres et 200 membres individuelles.

« La proposition adoptée par la FFQ lors de l’assemblée du 28 octobre est incompatible avec notre mission de contrer l’exploitation sexuelle, de prévenir l’entrée des femmes dans la prostitution et de soutenir celles qui souhaitent en sortir ou en sont sorties. Il est tout particulièrement inacceptable que, dans le préambule de sa proposition, la FFQ déclare que les femmes dans l’industrie du sexe considèrent leurs pratiques comme un travail,une affirmation qui ne tient compte ni des femmes qui sont piégées dans l’industrie du sexe, ni des survivantes » a affirmé Diane Matte, fondatrice de la CLES.

La FFQ soutient que sa prise de position est intersectionnelle en évoquant l’agentivité des femmes dans l’industrie du sexe. Pour nous qui constatons chaque jour l’intersectionnalité des oppressions que vivent les femmes – pauvreté, violence, racisme, misogynie, colonialisme, etc. – ce constat commande de protéger les plus marginalisées en refusant d’accepter que la prostitution constitue pour elles un filet social ou un « travail ». Quant à l’agentivité, si nous reconnaissons que les femmes font effectivement des choix, nous ne pouvons ignorer qu’elles les font dans divers contextes – de survie, de manipulation affective, de nécessité financière, de contrainte, etc. – qui ne peuvent être balayés du revers de la main. « Faire fi du contexte dans lequel des femmes à l’intersection de multiples oppressions font le « choix » de la prostitution, c’est abandonner les femmes les plus marginalisées en les renvoyant à leurs choix individuels et se priver, comme mouvement féministe, de leviers d’intervention précieux tant en prévention que pour contrer la demande pour des actes sexuels tarifés » explique Jennie-Laure Sully, organisatrice communautaire à la CLES.

Nous comprenons que certaines femmes se décrivent comme des travailleuses du sexe et affirment avoir choisi d’être dans l’industrie du sexe. Elles fréquentent régulièrement la CLES et y obtiennent du soutien. Plusieurs articulent très clairement comment la notion de choix individuel a joué un rôle dans leur entrée dans l’industrie et contribue à les y maintenir. En effet, évacuer les facteurs sociaux et systémiques qui mènent de nombreuses femmes à faire le « choix » de la prostitution, tout en entretenant l’idée qu’il s’agit d’un travail, les culpabilise pour l’exploitation qu’elles subissent, contribue à leur stigmatisation et rend l’accès à des ressources pour la sortie et l’après sortie difficile.

En évacuant complètement ces dimensions, en posant des actions qui ne tiennent compte ni de la diversité de ses membres ni de la diversité de l’expérience des femmes ayant un vécu en lien avec l’industrie du sexe, le CA de la FFQ a choisi une voie menant à plus de divisions, mettant en péril sa représentativité ainsi que l’avancement de l’égalité pour toutes et entre toutes. Compte tenu de cette incompatibilité et pour mieux nous consacrer à notre mission, nous quittons la FFQ.  Nous le faisons en réaffirmant notre solidarité et notre engagement envers toutes les femmes aux prises avec la violence des hommes.

Réaction aux prises de position de la FFQ sur la prostitution

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Réaction aux prises de position de la FFQ sur la prostitution

Montréal, le 30 octobre 2018-  C’est avec consternation que nous avions reçu, au printemps dernier, les propositions émanant du Conseil d’administration de la FFQ concernant « les femmes et l’industrie du sexe ». Même avec les amendements durement gagnés lors de l’Assemblée générale extraordinaire, nous considérons que les résolutions adoptées légitiment la prostitution, les proxénètes et une industrie qui s’abreuvent aux inégalités vécues par les femmes, particulièrement les plus marginalisées.

Les proxénètes et autres propriétaires de commerces du sexe utilisent le « choix » et le « consentement » des femmes à être dans l’industrie comme outil pour les amener dans la prostitution et les y maintenir. Si la prostitution était réellement un choix comme un autre, il serait aussi facile d’en sortir que d’y entrer. Ce n’est pas le cas. Les femmes que nous accompagnons quotidiennement dans des démarches de recherche de logement, d’aide alimentaire et autres démarches juridiques et de santé voient une multitude d’obstacles se dresser devant elles quand elles tentent de quitter l’industrie. Nous ne mettrons jamais en doute la parole de celles qui considèrent avoir choisi la prostitution. Mais la centaine de femmes qui fréquentent la CLES pour y recevoir des services ou du soutien dans leur processus de sortie décrivent la prostitution comme un choix devant l’absence d’autres choix, comme la conséquence d’une vie marquée par les abus, l’inceste, la précarité financière, le manque d’alternatives, l’exclusion et le racisme. Résumer cette question au simple choix individuel est un déni des rapports de pouvoir et des contraintes qui mènent les femmes vers cette industrie.

La FFQ semble d’ailleurs n’avoir aucune opinion sur l’industrie du sexe elle-même, sur l’achat d’actes sexuels ni sur un supposé «droit des hommes» à pouvoir avoir facilement accès à des services sexuels. Pour nous, c’est la grande question fédératrice sur laquelle un regroupement comme la FFQ devrait travailler.

Avec cette prise de position, nous craignons que le conseil d’administration de la FFQ entre maintenant dans une campagne pour défaire le modèle nordique actuel, qui permet de vendre ses propres services mais qui vise à réduire la demande en pénalisant l’achat et la vente des services d’autrui. Les exemples de décriminalisation totale, telle que l’ont adopté l’Allemagne, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande, sont suffisants pour nous décourager de suivre cette voie, qui a non seulement augmenté la traite, détériorer les « conditions de travail » des femmes dans les bordels légaux, mais fait exploser la demande et le nombre de lieux de prostitution.

À titre de concertation, la CLES entamera cette semaine un processus par lequel elle réévaluera, en collaboration avec ses 50 groupes membres et plus de 200 membres individuelles, son implication dans un organisme qui vient directement mettre en péril la capacité de construire collectivement un monde sans système prostitutionnel.

La CLES est un organisme sans but lucratif qui offre, depuis 2005, des services aux femmes qui ont un vécu en lien avec l’industrie du sexe dans une perspective féministe. L’équipe de la CLES est composée de sept travailleuses, dont une majorité d’intervenantes. De nombreuses survivantes de la prostitution occupent une fonction au sein de la CLES, que ce soit comme paire-aidante, membre du Comité de coordination ou travailleuse.

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Les comités de la CLES

La meilleure façon de s’impliquer comme bénévole à la CLES, c’est de joindre un comité!

Les voici!

Comité Action

Le comité d’action et de réflexion de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) permet de consolider la parole des femmes abolitionnistes, de mobiliser d’autres femmes et de passer à l’action.

Organise des actions de riposte et de vigilance;
Se donne un espace de discussion sur le féminisme abolitionniste et sur comment la prostitution et la pornographie affectent nos vies et la vie des femmes en général;
Crée des outils de sensibilisation.

Comité Krash ton cash

Mettre sur pied un comité qui trouvera différentes façons d’amasser des dons (levée de fonds ou activités) pour financer le fonds de solidarité.

Brainstorme autour d’idées d’autofinancement
Organise des levée de fonds
Mobilise les membres à participer à la levée de fonds
Comité Hérésie

Traduire de façon artistique, la position abolitionniste des femmes et des membres

Brainstorme avec les femmes, membres et travailleuses, d’une activité de sensibilisation
Organise ou anime ou participe aux activités artistiques
Comité magazine

Réunir autour de la table des femmes, membres et travailleuses autour d’un projet commun d’un magazine

Construit un modèle de magazine : de quoi sera-t’il composé ? de textes de fonds, d’humour, de jeux, de politique, de poèmes ?
Trouve les rédactrices d’articles
Donne des formations en rédaction
Organise des activités de rédaction et apporte de l’aide aux femmes
Comité documents administratifs (comité ponctuel)

Au cours des années, plusieurs sujets et politiques qui demandent réflexion ont été mis sur la glace faute de temps pour le réaliser. Ce comité sera donc chargé de la mise à jour des différents documents

Comité CabaretJusqu’à maintenant nous avons réalisé un cabaret et une soirée micro ouvert. Nous voulons répéter l’expérience.

Établit un mode de fonctionnement entre les membres
Se donne une structure pour le spectacle
Organisation d’un cabaret

Autres tâches pour lesquelles nous avons besoin de bénévoles

Répondre au téléphone
Accompagnement des femmes
Garder des enfants
Représenter la CLES lors d’événements
Paniers de noël
Mise à jour de la carte sur les lieux d’exploitation sexuelle : une petite équipe de bénévoles pourraient en être responsable
Distribution de notre matériel promotionnel dans divers lieux : une petite équipe de bénévoles pourraient s’assurer de l’inventaire et cibler des lieux de distribution.
Entrée de données pour une application mobile
Siéger sur le comité de coordination

 

Pour vous inscrire à un comité, appelez- nous au 514-750-4535 ou écrivez à marie.drouin@lacles.org

Soirée publique du 5 octobre 2018

Comme chaque année, la CLES tient une grande conférence publique gratuite sur le thème de la prostitution. Le 5 octobre prochain, nous aurons l’honneur d’accueillir TROIS invitées internationales qui discuteront autour du thème Sortir de la prostitution : socialement, politiquement et juridiquement

  • Rosen Hicher, survivante française qui a marché près de 800 km, en France, sur les lieux où on l’a prostituée. Une femme colorée et passionnante.
  • Julie Bindel, journaliste et autrice, dont le plus récent livre, The pimping of prostitution, est le résultat d’une enquête menée dans des lieux de prostitution de plus de 40 pays et villes.
  • Taina Bien-Aimée, avocate et directrice de la Coalition Against Trafficking in Women (CATW)
Quand : le vendredi 5 octobre, 19h à 21h
Où : À la Grande Bibliothèque (BAnq), 475, de Maisonneuve Est, Montréal
Coût : gratuit
  • Présentation spéciale de Rose Dufour, fondatrice de La Maison de Marthe à Québec, autour de son plus récent livre Sortir de la prostitution,
  • Soirée animée par Maguy Métellus
  • PARTAGEZ L’ÉVÉNEMENT! C’est une occasion en or d’entendre ces conférencières!

Communiqué : et si les partis en campagne parlaient d’exploitation sexuelle?


Communiqué pour diffusion immédiate

La CLES exhorte les partis à faire connaître leurs engagements en matière d’exploitation sexuelle

Montréal, le vendredi 14 septembre 2018 – L’hiver dernier, la diffusion de la série Fugueuse a permis à une grande partie de la population de découvrir le visage moderne et réel de l’exploitation sexuelle telle qu’elle s’observe au Québec. Plusieurs femmes et hommes politiques ont réagi lors de la diffusion de l’émission. Maintenant en campagne, les partis doivent sortir de leur mutisme et formuler des engagements précis pour contrer l’exploitation sexuelle. La CLES, organisme communautaire qui offre des services aux femmes ayant un vécu dans l’industrie du sexe, s’invite dans la campagne via plusieurs actions.

  • Mise en ligne d’un micro-site web, www.choixdesociété.org, affichant les demandes de la CLES auprès des partis, de l’information sur l’exploitation sexuelle et les lois en vigueur ainsi qu’une section « paroles de survivantes »
  • Diffusion d’un « Manifeste des Fanny », un texte rédigé par des survivantes dans lequel elles énoncent leurs revendications politiques
  • Publication d’une déclaration contre l’exploitation sexuelle que la population pourra partager
  • Invitation aux partis à faire connaître leur position sur la résolution du Parti Libéral du Canada de légaliser la prostitution

Grâce à la série Fugueuse, les Québécoises et Québécois ont découvert la facilité avec laquelle les proxénètes opèrent, la difficulté pour les femmes de quitter l’industrie et, par la bande, l’absence de financement récurrent des organismes qui offrent du soutien aux femmes dans leur parcours de sortie. La population québécoise a maintenant le droit de savoir ce que leur futur gouvernement compte faire sur ces enjeux. Un autre choix de société pour les femmes est possible.

La CLES est un organisme sans but lucratif qui offre, depuis 2005, des services aux femmes qui ont un vécu en lien avec l’industrie du sexe dans une perspective féministe. L’équipe de la CLES est composée de sept travailleuses, dont une majorité d’intervenantes. Plus de 50 groupes et 150 personnes sont membres de la CLES. De nombreuses survivantes de la prostitution occupent une fonction au sein de la CLES, que ce soit comme paire-aidante, membre du Comité de coordination ou travailleuse.

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Contact médias :
Martine B. Côté
CLES : 514-750-4535

Une étude majeure sur les conséquences de la prostitution

La face cachée de la prostitution : une étude des conséquences de la prostitution sur le développement et le bien-être des filles et des femmes

C’est une recherche majeure réalisée par une équipe de sept chercheures de plusieurs universités québécoises qui a été dévoilée cette semaine. On y lit des témoignages éclairants sur les conséquences de la prostitution et sur la difficulté de quitter le milieu. Un des constats de l’étude : « la prostitution ne peut plus être considérée que comme un libre-choix individuel. Les conditions sociales dans lesquelles évoluent les femmes en situation de prostitution et les violences auxquelles ces femmes sont exposées doivent également faire partie de l’équation. »

À lire!

Communiqué : Un trop Grand Prix 2018

 

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 Une campagne sur les réseaux sociaux pour prévenir le recrutement des jeunes filles dans l’industrie du sexe

Montréal, le 8 mai 2018 – Le comité « Un trop Grand Prix » – formé de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), du Y des femmes de Montréal, de la Maison d’Haïti, du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), de Prévention jeunesse Laval et de Prévention jeunesse Longueuil – lance aujourd’hui une campagne de memes sur les médias sociaux afin de sensibiliser les jeunes femmes de 15 à 18 ans au recrutement dans l’industrie du sexe en amont du Grand Prix de Formule 1 de Montréal.

« On le sait que la prostitution et le recrutement dans l’industrie du sexe sont des enjeux qui touchent les jeunes. On l’a vu notamment avec l’écho qu’a eu l’émission Fugueuse – tant auprès des jeunes que de leurs parents – et on le constate malheureusement dans nos organismes » explique Éliane Legault-Roy, porte-parole du comité. Les membres, qui travaillent toutes au quotidien en prévention et en intervention auprès des femmes et des filles victimes ou à risque d’être victimes d’exploitation sexuelle, ont donc choisi de s’adresser à celles-ci directement, d’une façon originale qui, elles l’espèrent, résonnera davantage auprès d’elles que les campagnes plus traditionnelles.

La campagne se déploie à compter d’aujourd’hui et jusqu’à la fin du Grand Prix, sur les plateformes Facebook, Instagram et Snapchat sous le nom @untropgrandprix. Ces comptes, qui diffuseront un contenu plus « humoristique » renvoient tous à un site web, www.untropgrandprix.com, contenant les coordonnées d’organismes pouvant venir en aide aux jeunes femmes qui sont déjà dans l’industrie, ressentent de la pression de leurs pairs ou qui s’inquiètent d’une amiE. On souhaitait rappeler que l’industrie du sexe, ce n’est pas « de l’argent facile » ou un « job comme un autre » et que ce n’est surtout pas de l’amour, le tout sur un ton plus léger et propre au partage sur les réseaux sociaux fréquentés par les jeunes. Mais l’objectif, c’est aussi que les jeunes femmes sachent que des ressources sont là pour les informer et les soutenir » souligne Mme Legault-Roy.

Instagram : @untropgrandprix

Facebook : @untropgrandprix

Snapchat : @untropgrandprix

 

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Pour plus d’information :

Éliane Legault-Roy

Consultante et porte-parole

Cell. : 514-692-4762

eliane@beteferoce.com

Abolo : vrai ou faux

On écrit beaucoup de choses sur la CLES et sur les féministes abolitionnistes.

L’heure d’un VRAI ou FAUX a sonné!

1-Les abolos sont contre les femmes prostituées : FAUX

Nous, les féministes abolitionnistes, nous sommes solidaires de TOUTES les femmes. Nous demandons d’ailleurs la décriminalisation complète des femmes dans l’industrie (allô, Trudeau!). Nous voulons que le gouvernement fasse les prochains pas vers le modèle nordique (c’est parce qu’il y a des clients qu’il y a des proxénètes!)

2- La CLES offre des services d’accompagnement : VRAI

En fait, c’est ce que nous faisons 365 jours par année depuis 10 ans, mais pendant le Grand Prix de Formule 1, on fait un peu de surtemps pour sensibiliser la population à la réalité des femmes dans l’industrie et à celles qui ont choisi de la quitter. Nous offrons des services d’aide de toutes sortes (aide au logement, aide juridique, etc.), de soutien et d’accompagnement aux femmes qui SONT dans l’industrie, qui tentent d’en sortir ou qui en sont sorties.

3- La CLES est un groupuscule de femmes prohibitionnistes, moralistes et anti-sexe : a-t-on vraiment besoin de répondre?

La CLES est formée de plus de 50 groupes et 200 individues, dont plusieurs ont un vécu en lien avec la prostitution. Nous sommes une organisation féministe qui, entre autres, lutte pour un monde sans prostitution. Pour nous, la prostitution s’inscrit dans un continuum de violence des hommes envers les femmes, elle est capitaliste, colonialiste et raciste.

4- Les abolitionnistes sont sectaires : FAUX

Les femmes n’ont pas à se dire «abolo» en venant chercher des services à la CLES. On n’est pas là pour sauver les femmes ni les tirer contre leur gré de la prostitution. Nous sommes solidaires de TOUTES les femmes et les aidons dans leurs démarches, quelles que soient ces démarches.

 

 

 

5- On pourrait continuer, mais on est trop occupées à essayer de trouver des fonds pour aider les femmes dans leur recherche de logement, dans leur retour aux études, dans leurs tentatives de se défaire de l’emprise d’un proxénète, etc. etc. etc.

Le Parti Libéral du Canada se dirige-t-il vers la légalisation de la prostitution?

 

Communiqué – Pour diffusion immédiate

La CLES s’inquiète des intentions du Parti Libéral du Canada

Montréal, le lundi 23 avril 2018 – La CLES tient à faire connaître ses vives inquiétudes après l’adoption d’une résolution du Parti Libéral du Canada visant à décriminaliser la prostitution. Adoptée sans aucune discussion et classée dans les 15 priorités des membres, cette résolution a de quoi inquiéter les survivantes de la prostitution et les femmes qui tentent d’en sortir.

Depuis 2014, le Canada reconnaît, via la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation que la prostitution n’est pas un crime sans victime, qu’elle est un frein à l’atteinte à l’égalité entre les femmes et les hommes, qu’elle est fondamentalement violente et que les femmes doivent être soutenues dans leurs démarches de sortie.  Depuis cette loi, les femmes qui vendent des actes sexuels ne sont plus criminalisées; ce sont l’achat et la vente des services sexuels d’autrui qui le sont, dans un but de réduire la force de l’industrie du sexe et des proxénètes. Appelé « modèle nordique », ce modèle est implanté en Suède depuis 1999 et dans plusieurs autres pays, dont la France.

Après de longues années à travailler au quotidien à soutenir les femmes souffrant d’être ou d’avoir été prostituées, la CLES s’était réjoui du changement de paradigme apporté par la nouvelle loi. Nous sommes outrées devant la possibilité que le gouvernement de Justin Trudeau, avant même une esquisse de bilan en vue des cinq ans de cette loi, fasse marche arrière, démantèle le modèle nordique en voie d’implantation et cède aux pressions du lobby de l’industrie du sexe pour pouvoir faire le commerce des femmes en toute impunité. Sans consulter les survivantes de la prostitution ni les organismes qui documentent les effets de la banalisation voire de la légalisation de la prostitution, bref, sans données probantes, le Parti Libéral du Canada s’engage sur la voie de la légalisation. Ainsi, il tend la main à une petite partie des personnes impliquées dans la prostitution mais fait la sourde oreille à une vaste majorité de survivantes, qui revendiquent un monde sans exploitation sexuelle.

Nous implorons le Premier Ministre Trudeau de couper l’herbe sous le pied de l’industrie du sexe en quête de légitimité et de plutôt signer le décret du projet de loi C452 sur la traite des personnes, pourtant adopté depuis 2013, et appuyé par une motion unanime de l’Assemblée nationale du Québec.

 

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Contact médias :

Martine B. Côté

CLES : 514-750-4535

 

 

 

Mythes et réalités sur la prostitution

Il peut parfois sembler difficile de prendre position en faveur de l’abolition de la prostitution. D’abord, il s’agit d’un sujet complexe mais aussi fort émotif et les médias nous confondent parfois encore plus en rapportant en vrac une information qu’eux même ne semblent trop comprendre.

Ce que nous savons de …

Afin de faciliter la compréhension de trois des principaux axes de la lutte abolitionniste actuelle, voici trois documents qui serviront à mieux comprendre les enjeux auxquels nous faisons face, à affuter vos arguments et à mieux exprimer votre point de vue à vos proches, à vos collègues, aux éluEs que vous rencontrez ou lorsque vous prenez part à des débats sur le sujet.

Ce que nous savons de l’abolitionnisme

Ce que nous savons du modèle nordique

Ce que nous savons du jugement Bedford sur la prostitution au Canada

Arguments et contre-arguments

– 10 mythes sur la prostitution, la traite et le Modèle nordique.

http://www.mouvementdunid.org/Nos-30-arguments-en-faveur-de-l-abolition-de-la-prostitution

Nous vous conseillons également, si vous lisez l’anglais de visiter l’excellent site du groupe suédois Kvinnofronten qui présente 49 des arguments que nous servent le plus couramment les pro-travail du sexe ainsi qu les contre-arguments que nous pouvons leur répondre. Très utile! Vous trouverez la version française de ces arguments sur le site de Sisyphe.

 

Les arguments de la Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution

Au nom de l’égalité: Arguments en faveur de l’adoption du modèle nordique au Canada

 

 

 

Fugueuse : quand la réalité dépasse la fiction … Il y a des ressources !

Montréal, le 9 mars 2018 – Dans le contexte où la série Fugueuse suscite beaucoup d’émotions parmi ses téléspectateurs, les membres de la Coalition québécoise contre la traite des personnes (CQCTP) souhaitent rappeler que de nombreuses ressources existent au Québec afin de prévenir et contrer l’exploitation sexuelle des femmes et des filles.

Depuis janvier, un million et demi de personnes suivent la série Fugueuse. Les situations présentées dans cette fiction suscitent beaucoup de curiosité et de peur au sujet de l’exploitation sexuelle de jeunes femmes par des proxénètes. Il est intéressant qu’une telle émission populaire engendre des discussions dans les familles et les écoles et permettent enfin d’aborder de telles problématiques, généralement taboues. Il est important que l’opinion publique se saisisse de ces questions pour demander clairement et fortement des réponses politiques et financières durables qui soient à la hauteur des besoins. En effet, plusieurs organismes, depuis le début de la série, font face à une augmentation importante de demandes d’aide.

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Communiqué: L’expérience des femmes victimes de violence dans le système de justice pénale, un parcours difficile

Montréal, le 6 mars 2018 — Le rapport Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution rendu public aujourd’hui est le fruit d’une recherche financée en 2016 par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels dans le cadre du Programme de subvention pour favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels.

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Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution

Fruit d’une recherche financée en 2016 par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels dans le cadre du Programme de subvention pour favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels, le rapport de recherche Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution porte sur les lacunes du système de justice pénale en matière de violence envers les femmes. Il s’appuie sur les témoignages de 52 femmes victimes de violence conjugale, d’agressions sexuelles ou d’exploitation sexuelle, vivant dans 10 des 17 régions administratives du Québec ayant généreusement partagé leur parcours dans le système judiciaire

Ce projet de recherche a été réalisé en partenariat avec quatre regroupements féministes québécois luttant contre la violence à l’égard des femmes (Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle) soutenus par le Service aux collectivités de l’Université du Québec à Montréal (SAC-UQAM), ainsi par des chercheur.e.s de différentes universités (Rachel Chagnon et Myriam Dubé, UQAM ; Marie-Marthe Cousineau, Université de Montréal ; Simon Lapierre et Elizabeth Sheehy, Université d’Ottawa).

Consultez le rapport de recherche sur le site du SAC-UQAM

 

Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF), #etmaintenant ? Des groupes promettent de talonner la classe politique !

Montréal, le 4 mars 2018 – À la veille de la journée internationale des droits des femmes, dans le contexte actuel des dénonciations d’agressions et en année électorale, plusieurs groupes annoncent la formation de la Coalition féministe contre la violence envers les femmes. « Notre objectif est de talonner le gouvernement et les partis politiques pour leur rappeler leurs obligations et responsabilités envers TOUTES les femmes violentées ! » indique Viviane Michel de Femmes autochtones du Québec.

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S’outiller pour mieux comprendre

Guide destiné aux proches des victimes d’exploitation sexuelle

Depuis quelques années, la CLES offre aussi du soutien et des services aux proches des victimes d’exploitation sexuelle. C’est au fil des rencontre de groupe de soutien avec les proches qu’est apparue la nécessité de produire un outil s’adressant tant aux proches qu’aux intervenant.e.s. C’est ainsi qu’est né le guide S’outiller pour mieux comprendre.

Offert en téléchargement ci-bas, il est également disponible en version papier, sur demande.

S’outiller pour mieux comprendre

Guide d’information destiné aux proches des victimes d’exploitation sexuelle

Campagne de paniers de Noël

Faites une différence à Noël : solidarité et justice pour elles

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Depuis maintenant quelques années, la CLES organise, dans le temps des fêtes, une collecte de fonds afin de constituer des paniers de Noël pour des femmes qui fréquentent l'organisme et leurs familles.

La pauvreté étant un fil conducteur dans la vie des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution, le temps des fêtes peut être très difficile financièrement pour de nombreuses femmes. Vos dons mettent un peu de chaleur dans leurs vie, en cette saison qui est trop souvent synonyme de froid et d'isolement.

Aidez-nous à offrir des paniers de Noël aux femmes et de petits cadeaux à leurs enfants.

Faites votre don en ligne.
Choisissez le montant ou inscrivez un montant personnalisé et payez par Paypal

Ou

Faites un chèque
À l'ordre de la "Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle"
en indiquant que c'est pour: "Noël" et postez le à l'adresse:
C.P. Marquette #37331
Montréal, Québec,
H2E 3B5

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Total du don : 5.00$

Comme chaque année, la CLES tient une grande conférence publique gratuite sur le thème de la prostitution. Le 5 octobre 2018, nous aurons l’honneur d’accueillir TROIS invitées internationales qui discuteront autour du thème Sortir de la prostitution : socialement, politiquement et juridiquement

  • Rosen Hicher, survivante française qui a marché près de 800 km, en France, sur les lieux où on l’a prostituée. Une femme colorée et passionnante.
  • Julie Bindel, journaliste et autrice, dont le plus récent livre, The pimping of prostitution, est le résultat d’une enquête menée dans des lieux de prostitution de plus de 40 pays et villes.
  • Taina Bien-Aimée, avocate et directrice de la Coalition Against Trafficking in Women (CATW)
Quand : le vendredi 5 octobre 2018, 19h à 21h
Où : À la Grande Bibliothèque (BAnq), 475, de Maisonneuve Est, Montréal
Coût : gratuit
  • Présentation spéciale de Rose Dufour, fondatrice de La Maison de Marthe à Québec, autour de son plus récent livre Sortir de la prostitution,
  • Soirée animée par Maguy Métellus
  • PARTAGEZ L’ÉVÉNEMENT! C’est une occasion en or d’entendre ces conférencières!

 

 

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Soirées publiques passées

 

Encore cette année, la CLES vous invite à sa grande soirée publique sur la question de la prostitution. Le thème : les jeunes féministes et la position abolitionniste. Comment les jeunes féministes s’approprient-elles cet enjeu? Comment renouveler le projet d’un monde sans exploitation sexuelle?

Venez entendre:
Jennie-Laure Sully – Mouvement contre le viol et l’inceste et activiste dans divers milieux militants du Québec

Rose Sullivan – fondatrice du CAFES, groupe de survivantes engagées pour l’abolition de la prostitution et le soutien aux femmes

Cherry Smikey– fondatrice de Indigenous Women Against the Sex Industryet doctorante à l’Université Concordia

Pierrette Pape – fondatrice de Youth 4 Abolition, réseau abolitionnistes européen

Virginie Mikaelian, étudiante à la maitrise en communication, UQÀM

La soirée est GRATUITE et ouverte à toutes et tous. Invitez vos amiEs, collègues et familles!

Salle accessible aux personnes à mobilité réduite. Une traduction simultanée sera offerte

Rendez-vous le jeudi 5 octobre, dès 19 h, à la Grande Bibliothèque (BANQ), 475, boul. de Maisonneuve Est, Montréal

Événement gratuit

Plus de détails sur la page de notre événement

 

Soirée publique 2016 : http://www.lacles.org/racisme-colonialisme-et-prostitution-savoir-et-agir 

Soirée publique 2015 : http://www.lacles.org/soiree-publique-sortir-de-la-prostitution-enjeux-et-defis

Soirée publique 2014 : http://www.lacles.org/conference-abolir-la-prostitution-un-choix-de-societe

 

Communiqué : Vers un nombre record d’arrestations de proxénètes

Montréal, le jeudi 27 juillet – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)  salue la hausse d’arrestations de présumés proxénètes, rapportée par le Journal de Montréal du 27 juillet 2017,  mais rappelle que les corps policiers doivent mettre autant d’efforts dans l’arrestation des clients.  Tant qu’il y aura des clients, des proxénètes, et toute une industrie derrière eux, voudront tirer profit de ce lucratif commerce.

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Prends ta plume et libère ta parole!

As-tu déjà eu envie d’écrire pour partager ton opinion dans la section « Courrier des lecteurs » des médias ? Aimerais-tu mieux connaître les techniques de rédaction et de diffusion ? As-tu envie de te retrouver avec des femmes qui fréquentent la CLES pour échanger et mettre en pratique ce qu’on aura appris ?

ALORS INSCRIS-TOI ! Appelle au 514 750-4535 si possible, mais n’hésite pas à te présenter à l’atelier même si tu n’as pas pu t’inscrire d’avance.

QUAND : 28 juillet 2017, 13 h

OÙ : au bureau de la CLES

TU N’AS PAS BESOIN D’AVOIR D’EXPÉRIENCE EN ÉCRITURE 🙂

Tu apprendras à mettre en mots tes idées et tes opinions afin de participer aux débats publics, via les sections « courrier des lecteurs » des différents médias. L’atelier permet de prendre conscience de la possibilité d’écrire aux journaux, à titre de citoyenne, et d’y être publiées. Qu’est-ce qu’un bon texte d’opinion? Comment augmenter ses chances de publication? Comment les journaux choisissent les courriers des lecteurs qu’ils publient? Comment travailler son style pour mieux transmettre ses opinions? Tous ces aspects seront abordés, et plus encore!
Cet atelier sera animé par une travailleuse de la CLES qui est aussi une ancienne journaliste et qui a donné de nombreuses formations à une majorité de personne qui n’avait aucune expérience en rédaction. Deux autres travailleuses de la CLES seront de la partie afin qu’on partage toutes ensemble nos expériences.

Communiqué : réaction au bilan Grand Prix- SPVM et GRC

Montréal,  le 14 juin 2017 – En réaction au bilan du SPVM et de la GRC en lien avec l’exploitation sexuelle entourant le tenue du Grand Prix du Canada (http://bit.ly/2s2pkuv), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) se réjouit que les corps policiers fassent leur travail et applique la loi. Elle est quand même en vigueur depuis 2014… et jusqu’à maintenant, très peu d’arrestations de clients et de proxénètes ont été effectuées. Évidemment, nous souhaitons que le travail des policiers visent tous les clients et les proxénètes, pas seulement ceux qui cherchent des mineures. La prostitution s’inscrit dans un continuum de violence, que les femmes aient 16 ou 19 ans!

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Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles

Alerte à la prostitution juvénile

«Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles», campagne de sensibilisation ciblant l'exploitation sexuelle lors d’événements sportifs. Entrevue avec Martine Côté de la CLES – Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle.

Posted by RDI Matin on Wednesday, May 31, 2017

 

Communiqué : Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles

Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles, une campagne de sensibilisation à l’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix de Formule 1 du Canada

 Montréal, le 30 mai 2017 – En vue du Grand Prix du Canada, Le Y des femmes de Montréal, le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) se sont associés dans une campagne de sensibilisation à l’exploitation sexuelle entourant cet événement. Sous le thème Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles, les organisations concertées souhaitent sensibiliser la population au recrutement de femmes et de filles qui s’intensifie lors des festivités de la Formule 1. www.untropgrandprix.com

Le Grand Prix de Formule 1 est tristement reconnu pour son objectivation du corps des femmes. Le lien entre culture automobile et femmes-objets semble aller de soi pour beaucoup trop de gens. Cette année, nous sommes doublement inquiètes, car Montréal accueille non seulement la F1 mais un deuxième événement de course automobile, le Championnat FIA de formule E, à la fin juillet.

Hausse du recrutement

De nombreuses femmes qui fréquentent nos organismes témoignent de l’intensification du recrutement de femmes afin de répondre à cette hausse de la «demande» pour des services sexuels pendant la fin de semaine du Grand Prix. Que ce soit aux stations de métro, près des écoles, des centres commerciaux ou sur les réseaux sociaux, des proxénètes proposent aux femmes d’être escortes ou hôtesses; de faire un coup d’argent rapide et de vivre une fin de semaine de luxe et de glamour en jouant les «girlfriend experience». Mais au final, c’est d’exploitation sexuelle dont il est question.

Prévention

Des centaines d’affiches et de tracts ont été distribués dans les centres jeunesse, les maisons de jeunes, les cliniques de santé sexuelle, des cafés et plusieurs autres lieux fréquentés par les jeunes. Grâce à la collaboration des Programmes Prévention jeunesse de Laval et de Longueuil, la campagne Un trop Grand Prix pour les femmes et les filles a aussi pu se déployer en dehors de Montréal.

Pendant le Grand Prix de Formule 1, Montréal devient plus que jamais une plaque tournante de l’exploitation et de la traite, une ville où on peut acheter des services sexuels en un claquement de doigts. Une simple recherche internet permet de réserver des forfaits incluant des accès gratuits à des bars de danseuses, des fêtes privées avec présence de «mannequins», etc. Cette année, nous redoutons une hausse du tourisme sexuel puisque l’événement s’inscrit dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Montréal, déjà marqué par une présence touristique plus importante. Nous souhaitons vivement que les hôteliers, les bars et les restaurants ne soient pas complices de ce tourisme sexuel et qu’ils participent à l’étude commandée par la Ville de Montréal au Conseil des Montréalaises le 19 mai dernier. Nous saluons ce projet triennal qui a pour but de documenter la traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix du Canada. (https://mairedemontreal.ca/le-conseil-des-montrealaises-etudiera-la-question-de-la-traite-des-femmes-et-des-filles-durant-le-gp)

 

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Informations

Martine B. Côté

Responsable des communications

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)

Tél. 514-750-4535

martine.b.cote@lacles.org

 

 

Julie Rainville

Le Y des femmes de Montréal

Chargée des communications et des relations avec les médias

Tél. : 514-866-9941, poste 207

jrainville@ydesfemmesmtl.org

 

Communiqué : Une bonne nouvelle pour les femmes victimes de traite

Montréal, le vendredi 19 mai 2017– La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) accueille favorablement la démarche du maire Denis Coderre d’accepter enfin d’étudier la question de la traite durant le Grand Prix de Formule 1 de Montréal. Les femmes qui fréquentent la CLES, qu’elles soient encore dans l’industrie, qu’elles tentent de la quitter ou qu’elles en soient sorties nous le disent depuis des années : le recrutement de jeunes femmes s’intensifie toujours à quelques semaines de cet événement. Des proxénètes proposent aux femmes d’être escorte ou hôtesse; de faire un coup d’argent rapide et de vivre une fin de semaine de luxe et de “glamour” en jouant les «girlfriend experience». Mais au final, c’est de prostitution dont il est question.

Les femmes qui fréquentent notre organisme nous informent que pour répondre à cette hausse de la «demande» lors du Grand Prix, des femmes venues d’Ontario et des Etats-Unis sont amenées à Montréal pendant cette fin de semaine.
Pendant le Grand Prix, Montréal devient plus que jamais une plaque tournante de l’exploitation et de la traite, une ville où on peut payer pour des services sexuels en un claquement de doigt et un lieu connu internationalement pour son tourisme sexuel. Une simple recherche internet permet de réserver des forfaits incluant des accès gratuits à des bars de danseuses, des fêtes privées avec présence de «mannequins», etc. Une recherche sur kijiji permet rapidement de trouver des dizaines d’annonces douteuses comme celle-ci : http://www.kijiji.ca/v-emploi-etudiant-temps-partiel/ville-de-montreal/recherche-barmaid-grand-prix/1264098738?enableSearchNavigationFlag=true

Depuis plusieurs années, la CLES dénonce la banalisation de l’exploitation sexuelle qui a cours durant le Grand Prix et le tourisme sexuel qui lui est inhérent. Nous suivrons de près les démarches du Conseil des Montréalaises et accueillons avec soulagement la promesse de madame Cathy Wong de consulter la CLES pour d’éventuels témoignages de femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution. Nous saluons également la décision du premier ministre Trudeau de mettre à profit l’expertise de la GRC, qui connait bien le phénomène de la traite des personnes à des fins de prostitution.

La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est un organisme féministe québécois créé en 2005, qui regroupe plusieurs groupes alliés comme le Collectif d’aide aux femmes exploitées sexuellement (CAFES), la Maison de Marthe, la Maison d’Haïti, le Regroupement québécois des Centres d’action et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), le Y des femmes de Montréal (YWCA), le Comité contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), le Bureau de la communauté haïtienne de Montréal (BCHM), la Fédération des enseignantes et enseignants de cegeps (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ou encore SOS Violence conjugale. Notre mission se décline en trois grands volets : le soutien direct auprès des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution (aide juridique, groupes de soutien, etc.), la sensibilisation, la formation et la recherche et l’action politique.

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Source et informations : Martine B. Côté

Responsable des communications

 

Autodéfense féministe!

Cours d’autodéfense féministe!

Formation de deux jours donnée les jeudi 14 et 21 juin 2018 de 9h30 à 16h30,

offert par le Centre de prévention des agressions de Montréal

dans les locaux de la CLES.

 Ce cours est accessible à toutes mais la priorité est offerte aux femmes ayant un vécu en lien avec l’industrie du sexe

Au programme :

  • La riposte lors de harcèlements ou d’agressions qu’elles soient physiques, verbales, psychologiques ou sexuelles
  • La lutte contre les discriminations dont sont victimes les femmes
  • La pratique de techniques physiques et verbales simples et efficaces par le biais de discussions, de mises en situations et de jeux de rôle
  • Apprendre à se protéger et à mettre ses limites dans une ambiance coopérative et chaleureuse avec d’autres femmes
  • L’affirmation de soi au quotidien, le développement d’un sentiment de liberté, de pouvoir et de confiance

Les deux cours sont gratuits. Le repas du dîner sera servi et les frais de transport peuvent être remboursés au besoin.

Inscrivez-vous auprès de Natalie : natalie.basmadjian@lacles.org ou au (514)750-4535.

À bientôt!

Groupe ouvert : l’obsession de la minceur, 20 mai 2017

Les groupes ouverts sont une occasion de venir t’exprimer en toute confidentialité auprès d’autres femmes ayant un vécu en lien avec l’industrie du sexe.

Le 20 mai, parlons d’obsession de la minceur ou d’oppression de la grosseur. L’obsession de la minceur n’est pas nécessairement synonyme de troubles alimentaires comme la boulimie, l’anorexie et l’hyperphagie (même si elle peut y mener) mais elle est souvent reliée à une faible estime de soi, à des régimes draconiens, à des entraînements excessifs, etc. Combien de fois on se dit : «Lorsque je serai plus mince, je serai mieux dans ma peau». Comme si être maigre ou mince était synonyme de bonheur et de réussite. En bout de ligne, les industries de l’amaigrissement font des milliards de dollars sur notre dos et on est toujours aussi mal dans notre peau!

Qu’en est-il pour toi? Est-ce que tu te mets au régime continuellement? Te pèses-tu souvent? Comment te sens-tu dans ton corps?
Rendez-vous le 20 mai, de 11 h 30 à 14 h 30

Inscription : natalie.basmadjian@lacles.org ou 514-750-4535

Plus d’info ici

AGA annuelle de la CLES

Chères membres,
Voici le moment de VOTRE assemblée générale annuelle. C’est avec plaisir que la CLES vous convie à cette rencontre qui NOUS offre l’occasion de faire le bilan de l’année qui vient de s’écouler et pour tracer les perspectives pour celle en cours. Tout comme les années précédentes, cette assemblée se veut un moment important d’exercice démocratique durant lequel nous célébrerons nos succès, partagerons les défis auxquels nous avons dû faire face et discuterons de notre plan d’action pour l’année 2019-2020.

Quand? Jeudi 6 juin 2019, de 9h00 à 16h30

Où? À la CASA d’Italia, 505 Boul. Jean-Talon Est H2R 1T6, salle technique au sous-sol. 
Tout près de la station Jean-Talon

Lunch sur place

Veuillez noter qu’un poste de membre associative de même que 2 postes de membre individuelle sont en élection pour le Comité de coordination politique. Les personnes désireuses de soumettre leur candidature (incluant les femmes du comité qui désirent poursuivre leur mandat), pourront le faire en nous acheminant la fiche de mise en candidature, ci jointe, dûment complétée: Fiche de mise en candidature AGA CLES 2019

La mise en candidature pourra aussi se faire pendant la première portion de l’assemblée générale.

De manière à vous accueillir de façon optimale, nous vous demandons de remplir le formulaire d’inscription et de nous le réacheminer avec une contribution volontaire de 20$ comme frais de participation (essentiellement pour couvrir les frais liés au repas servi sur place) avant mercredi le 4 juin 2019. Nous ne voulons cependant pas que cette contribution soit un frein à votre participation. Par ailleurs, si vous désirez aussi nous joindre votre contribution annuelle volontaire en tant que membre, soyez avisées que le montant suggéré est de 5$ pour les membres individuelles et de 25$ pour les membres associatives. Ces montants nous aident à couvrir les frais en lien avec les services que nous offrons aux femmes. Le chèque doit être libellé au nom de CLES et envoyé à CP 37331, succursale Marquette, Montréal, Québec, H2E 3B5.  Pour toute question relative à l’assemblée générale, veuillez communiquer avec Marie Drouin à l’adresse courriel suivante : marie.drouin@lacles.org

En espérant vous y voir nombreuses et motivées!

Le Comité de coordination politique de la CLES

P.S. Pour le confort des militantes de la CLES allergiques aux parfums et produits parfumés, votre précieuse collaboration est essentielle le 6 juin.

Communiqué : Création d’une escouade mixte pour lutter contre le proxénétisme : enfin!

Montréal, le vendredi 21 avril 2017 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) souligne la mise sur pied, enfin, de moyens concrets pour lutter contre l’exploitation sexuelle, plus de deux ans après l’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation.

Cette loi a été adoptée après des années de lutte de la part de groupes de survivantes, de groupes d’intervention de première ligne et de féministes abolitionnistes de tous horizons qui souhaitaient voir l’État combattre activement l’exploitation sexuelle des femmes et des filles.

Jusqu’à maintenant, on a vu très peu d’interventions ciblant les clients et celles qu’on a vues ciblaient uniquement les clients de prostitution mineures alors que tous les clients, que la personne prostituée ait 16, 18 ou 30 ans, posent un geste criminel en achetant les services sexuels d’autrui. En confirmant son intention de cibler les personnes qui consomment ces services sexuels, le gouvernement fait enfin un pas vers la diminution de la demande, donc vers moins de recrutement et moins de personnes en situation de prostitution.

La CLES implore cependant les corps policiers de consulter, en amont et pendant tout le processus, les organismes qui accompagnent les femmes dans leurs démarches de sortie de la prostitution. Seul un travail concerté permettra aux femmes de bénéficier des démarches policières pour contrer l’exploitation et la traite. Aussi, nous espérons que le gouvernement dans son intention de réduire « les avantages financiers liés à l’exploitation sexuelle d’autrui par la récupération maximale des bénéfices issus de cette activité illégale », permettra que ces sommes retournent aux femmes, sur le dos desquelles elles ont été gagnées. Des hommes ont brisé des vies de femmes pour s’enrichir : l’argent doit être versé aux organismes, sous-financés, qui soutiennent les femmes et les accompagnent dans leur sortie de ce milieu. Quand elles réussissent en sortir, c’est dans un état de pauvreté et souvent, d’endettement, très sévère.

La CLES se réjouit du fait que l’équipe d’enquêteurs spécialisés se déploiera sur une grande partie du territoire Québécois, mais espère vivement qu’il y ait collaboration avec les provinces : les femmes dans la prostitution sont presque toujours déplacées d’un lieu à un autre pour les vulnérabiliser et pour que leurs proches perdent leur trace.

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 Contact médias

Martine B. Côté

martine.b.cote@lacles.org

Téléphone : 514-750-4535

Communiqué allié : La communauté mondiale rejette la banalisation de la violence dans le film Cinquante nuances plus sombres

Les campagnes #50DollarsPas50Nuances et #50NuancesAgression en appellent au soutien des organismes de défense des droits des femmes

London (Ontario), 1er février 2017 – London Abused Women’s Centre (Canada), Collective Shout (Australie), Culture Reframed (États-Unis) et National Center on Sexual Exploitation (NCOSE) (États-Unis) collaborent pour la deuxième fois en vue de rejeter la banalisation de la violence et l’exploitation des femmes dépeintes dans le film Cinquante nuances plus sombres (Fifty Shades Darker). De nombreux groupes de par le monde dénoncent la trilogie Cinquante nuances avant la sortie du film Cinquante nuances plus sombres, le 10 février 2017.

La page Facebook de la campagne, souligne comment la série Cinquante nuances (fondée sur les livres d’E.L. James), banalise, voire magnifie, la violence sexuelle et familiale. La page de la campagne propose aussi plusieurs mesures que le public peut prendre, comme les mèmes des médias sociaux ou un don de 50 dollars – ou n’importe quel autre montant –, au profit des organismes de défense des droits de la femme, comme les refuges ou les centres d’aide, et l’utilisation du mot-clic #50DollarsPas50Nuances en vue de promouvoir la campagne de don.

London Abused Women Centre, Shout Collective, Culture Reframed et National Center on Sexual Exploitation ont publié un communiqué de presse commun déclarant : « Les filles qui naissent aujourd’hui en Amérique du Nord courent 50 pour cent de risque d’être maltraitées physiquement ou sexuellement. Elles naissent dans la culture de la pornographie qui ne tient pas compte du consentement. Dans la vraie vie, les hommes utilisent les mêmes tactiques que Christian Grey, héros de la trilogie Cinquante nuances, pour exercer et affirmer leur emprise sur les femmes dans leur vie. Cela inclut l’isolement, les menaces, les agressions physiques et sexuelles. CELA n’est pas du divertissement. CELA n’est pas émoustillant. CELA porte un préjudice grave aux femmes et peut, dans le pire des cas, aboutir à un meurtre. »

En 2015, lorsque le premier film de cette trilogie est sorti, la campagne s’est propagée rapidement. Cette fois aussi, les organismes partenaires invitent le public à soutenir les survivantes de la violence masculine et à contribuer à informer le public sur les réalités des relations du type Cinquante nuances.


Pour organiser une entrevue avec :

National Center on Sexual Exploitation – veuillez communiquer avec Haley Halverson au 202 393-7245 ou à haley@ncose.com
Culture Reframed – veuillez communiquer avec la Dre Gail Dines au 617 733-6915 ou à gdines@culturereframed.org
Collective Shout – veuillez communiquer avec Caitlin Roper au 0418 437 420 ou à caitlin@collectiveshout.org
London Abused Women’s Centre – veuillez communiquer avec Jennifer Dunn au 519 432-2204 ou à jen@lawc.on.ca, ou avec Megan Walker au 519 432-2204 ou à mwalker@lawc.on.ca

Témoignages de Ruchira, Shanie, Rosen et les autres

Mumbai. 29 janvier 2017

L’Inde. New Delhi. Avec ses effluves, son humidité et sa richesse côtoyant la pauvreté, on pourrait dire qu’elle est une ville des extrêmes. Last girl first, est le titre de la 2e Conférence internationale sur l’exploitation sexuelle. Se tenait à 18h la soirée d’ouverture, avec la présentation de plusieurs femmes de par le monde qui ont un vécu en lien avec la prostitution. Elles ont toutes, à leur façon, été les dernières filles peu importe d’où elles viennent, et c’est à elles, et particulièrement aux filles de l’Inde, qu’on a voulu rendre hommage.

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Racisme, colonialisme et prostitution: savoir et agir

Le 5 octobre 2016 se tenait la grande soirée publique Racisme, colonialisme et prostitution: savoir et agir organisée par la CLES. Nous avons eu la chance d’y entendre Fay Blaney, militante et organisatrice communautaire du Aboriginal Women’s Organizing Network de Vancouver, Chantal Wabanonik, une survivante et militante autochtone de Val d’Or, Jean Enriquez, directrice exécutive de la Coalition Against Trafficking Women Asie-Pacifique (Philippines), Sarah Mah, membre de la Asian Women Coalition Ending Prostitution (Canada) et Vednita Carter, survivante, auteure et directrice exécutive de Breaking Free (États-Unis).

Pour celles qui n’avaient pas la chance d’être parmi nous ce soir là, vous pouvez maintenant visionner les vidéos!

Sous-titres français à venir.

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Communiqué : La Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation, deux ans plus tard, qu’en-est-il?

Montréal, le mardi 6 décembre 2016 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) souligne en ce 6 décembre, journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, les deux ans d’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des collectivités et des victimes d’exploitation.

Cette loi a été adoptée après des années de lutte et de dur labeur de la part de groupes de survivantes, de groupes d’intervention de première ligne et de féministes abolitionnistes de tous horizons qui souhaitaient voir l’État combattre activement l’exploitation sexuelle des femmes et des filles et non le voir l’encadrer ou pire, la légaliser.

Alors que la nouvelle loi met l’accent sur l’approche dite nordique, pour laquelle trois éléments sont essentiels – la prévention, la criminalisation de l’achat d’actes sexuels et le soutien à la sortie de la prostitution -, aucun de ces éléments n’a été vraiment pris en charge par les gouvernements. Différentes initiatives ont vu le jour – le projet CREATE à Winnipeg, les « John Schools » en Ontario et en Alberta, de nombreuses opérations visant les clients de la prostitution dans les provinces maritimes – mais le Québec, lui, est à la traine. En effet, La Presse soulignait récemment que seulement 56 clients ont été accusés d’achat de services sexuels entre décembre 2014 et le mois d’aout dernier. Pourtant, les salons de massages érotiques, les bars de danseuses et les agences d’escortes continuent d’opérer au vu et au su de toutes et tous…

Une Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles a été dévoilée le 28 octobre dernier par le gouvernement du Québec et, bien qu’elle promette de nouvelles mesures afin de lutter contre l’exploitation sexuelle, elle ne donne pas d’outils pérennes pour soutenir les femmes dans la prostitution. De fait, aucun organisme travaillant sur cette question n’a reçu de financement récurrent. La CLES fonctionne toujours par projets avec les aléas et l’insécurité que cela comporte. Une des mesures prometteuses, la mesure 20, laisse présager l’intention de mettre en place une aide financière d’urgence pour les femmes souhaitant sortir de la prostitution, mais ne donne aucun horizon pour son application, alors qu’il y a urgence. Les femmes fréquentant la CLES sont nombreuses à ne même pas connaître la loi et à être confrontées à divers obstacles lorsqu’elles tentent de quitter l’industrie du sexe. L’adoption récente d’une loi appauvrissant les femmes telle que la loi 70 nous inquiète profondément.

« Oui, la loi a un fort pouvoir normatif mais encore faut-il qu’elle soit connue, tout comme la nouvelle Stratégie doit prendre en compte l’ensemble des éléments du modèle nordique et offrir plus aux femmes » explique Diane Matte, fondatrice de la CLES. En ce sens, la CLES réclame un financement récurrent; la mise en place de la mesure 20 dès que possible; l’application de la loi sur la prostitution ainsi qu’une campagne de sensibilisation nationale sur l’impact de l’exploitation sexuelle sur la société, l’existence de la loi ainsi que les ressources qui viennent en aide aux victimes. Deux ans après l’entrée en vigueur de la loi, il serait plus que temps.